Man / Lutte contre l’orpaillage clandestin : Les populations sensibilisées sur les dangers de la pratique
Man / Lutte contre l’orpaillage clandestin : Les populations sensibilisées sur les dangers de la pratique
Une séance de sensibilisation sur la lutte contre l’orpaillage clandestin s’est tenue, le 18 septembre 2026, à la salle de conférence de la préfecture de Man.
Présidée par le secrétaire général 1 de la préfecture, Stéphane Guiriga, cette rencontre a réuni les représentants des services des Eaux et Forêts, de l’Environnement, ainsi que ceux des Mines et de la Géologie.
À cette occasion, le Dr des Eaux et Forêts, le colonel Djan Yapo Évariste, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans le cadre des actions engagées par l’État de Côte d’Ivoire pour lutter contre l’exploitation illégale des ressources minières et préserver l’environnement.
Présentant la situation dans la région, il a précisé que le département de Man n’est pas concerné par le phénomène de l’orpaillage clandestin. Certaines zones de la région, notamment dans le département de Zouan-Hounien, sont toutefois touchées, en particulier dans la forêt classée de Krouzialeu.
Pour le responsable des Eaux et Forêts, la sensibilisation constitue une étape essentielle dans la lutte contre cette pratique, avant toute action répressive.
Il a rappelé qu’une brigade de lutte contre l’orpaillage illégal a été mise en place par l’État depuis 2021 pour contribuer à l’éradication du phénomène.
Le colonel Djan Yapo Évariste a surtout insisté sur le rôle des populations dans ce dispositif. Il les a invitées à signaler aux services compétents toute activité suspecte.
Selon lui, les sites d’orpaillage clandestin étant souvent implantés dans des zones difficiles d’accès, les informations fournies par les populations peuvent faciliter leur localisation et l’intervention des services de l’État.
La protection du couvert forestier a également occupé une place importante dans les échanges. Le responsable des Eaux et Forêts a annoncé la mise en place d’un comité de suivi et de gestion des périmètres d’exploitation forestière, destiné à favoriser une gestion concertée entre les autorités, les acteurs concernés et les populations.
Il a par ailleurs relevé la forte dégradation du couvert forestier ivoirien, dont la superficie serait passée de 16 millions d’hectares à environ 2,97 millions d’hectares. Une situation qui, selon lui, nécessite le renforcement des actions de protection et de restauration des ressources forestières.
Intervenant à son tour, Danme Magreghor, chef de service Mines à la Direction régionale des Mines et de la Géologie du Tonkpi, a souligné l’importance de la sensibilisation dans la prévention de l’exploitation minière illégale. Il a appelé les populations à privilégier les procédures légales et à collaborer avec les services compétents.
Cette séance a ainsi permis de renforcer l’information des populations et des acteurs locaux sur les dangers liés à l’orpaillage clandestin et de rappeler la nécessité d’une implication collective dans la protection des ressources naturelles.
Momo Rachid
