Infiltration, proximité et dissuasion : La Police nationale maille Ouragahio pour ramener la sérénité

Infiltration, proximité et dissuasion : La Police nationale maille Ouragahio pour ramener la sérénité

16/08/2026 - 23:06
Infiltration, proximité et dissuasion : La Police nationale maille Ouragahio pour ramener la sérénité
Infiltration, proximité et dissuasion : La Police nationale maille Ouragahio pour ramener la sérénité

 

OURAGAHIO (à 17 kilomètres de Gagnoa, dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire) — Il est encore tôt. La ville s’éveille à peine. Quelques motocyclistes sillonnent les rues, des commerçants ouvrent leurs boutiques, tandis que d’autres habitants prennent le chemin de leurs activités.

Au détour d’un carrefour, un véhicule de la Police nationale ralentit. Les agents observent les environs, échangent quelques mots avec des riverains, puis reprennent leur ronde. Ici, la sécurité ne se proclame pas : elle se construit chaque jour sur le terrain.

Depuis plusieurs jours, le dispositif a été considérablement renforcé par la Préfecture de police de Gagnoa, chef-lieu du département et de la région du Gôh. Cette opération mobilise notamment des éléments de la Police criminelle, du Groupement mobile d’intervention (GMI) et de la Police anti-drogue, venus prêter main-forte aux effectifs locaux.

Une présence visible et rassurante dans les quartiers

À Ouragahio, le commissariat de police intensifie les patrouilles, de jour comme de nuit. Une présence visible qui ne passe pas inaperçue.

À la tête du commissariat local, le commissaire Aka Dadié Brahima, chef de service, supervise les opérations appuyées par son adjoint, le commissaire Touré Sékou, qui coordonne le déploiement des équipes sur le terrain.

Ce vendredi 14 août 2026, l’équipe de LE SCOLAIRE et INFODIRECTE.NET s’est rendue sur place afin de constater de visu le travail quotidien des forces de l’ordre.

De Gbetro à Baouléboukou, en passant par Bêteboukou, Dioulabougou et Challenge, le constat reste le même : les forces de sécurité sont omniprésentes, engagées et accessibles. Les véhicules de patrouille arpentent les artères, multiplient les points de contrôle et entretiennent un dialogue constant avec les riverains.

Vigilance et coopération citoyenne

Selon une source sécuritaire ayant requis l'anonymat, ce renforcement répond à la nécessité d’accroître le maillage territorial et d’assurer une surveillance accrue dans les zones vulnérables :

« Le dispositif a été renforcé afin d’assurer une meilleure couverture sécuritaire de la ville. L’objectif principal est de garantir une présence dissuasive, de prévenir les actes de délinquance et de restaurer la confiance des populations. »

La même source souligne que la vigilance demeure maximale et invite les habitants à une franche collaboration en signalant tout comportement suspect par les voies officielles.

Le soulagement des riverains

À Bêteboukou, depuis le portail de sa concession, Mme Seri Koudou Solange observe le passage de la patrouille avec satisfaction :

« Avant, nous étions souvent inquiets à la tombée de la nuit. Aujourd’hui, voir les policiers circuler nous rassure profondément. Leur présence est essentielle pour la tranquillité de nos familles. Nous les encourageons à maintenir ce cap. »

Dans le quartier voisin de Baouléboukou, le rythme des rondes est tout aussi soutenu. Installée devant chez elle, Kouakou Kouassi Agnès ne cache pas son soulagement :

« Une ville est paisible lorsque sa police est proche de ses citoyens. Depuis que ces patrouilles se sont régularisées, la sérénité est revenue dans le quartier. Nous remercions les commissaires Aka Dadié Brahima et Touré Sékou, ainsi que l’ensemble des agents, pour leur dévouement. »

Même son de cloche dans le quartier Challenge, frappé par le passé par divers cambriolages. Une habitante témoigne sous couvert d'anonymat :

« Nous avons traversé des moments difficiles avec des vols à répétition. Aujourd’hui, voir la police patrouiller régulièrement nous prouve que nous ne sommes plus livrés à nous-mêmes. Nous espérons que cet effort s'inscrira dans la durée. »

Gbetro : la sécurité, une affaire de tous

L’immersion se poursuit jusqu’à Gbetro. Là encore, les agents privilégient la proximité et le dialogue. Rencontré devant son domicile, Sylla Lamine rappelle l'importance du civisme :

« La sécurité ne repose pas uniquement sur les épaules des policiers. Nous devons prendre notre part. En signalant les actes suspects, chaque citoyen contribue à la protection de la communauté. Les forces de l'ordre font leur devoir ; à nous de les appuyer. »

Restaurer durablement la confiance

Au terme de cette journée sur le terrain, un constat s'impose : au-delà de la mission stricte de protection des personnes et des biens, ces rondes quotidiennes participent à retisser un lien fort entre la population d'Ouragahio et ses forces de sécurité.

De la Police criminelle à la Police anti-drogue, en passant par le GMI et le commissariat local, la mobilisation est générale. À Ouragahio, la sérénité se lit désormais dans le quotidien retrouvé des habitants et dans ce climat de confiance qui se consolide jour après jour.

 

DJACK ZOLA