Bouaké : Au CNRA, une visite placée sous le signe de la transformation concrète de l’agriculture vivrière

Bouaké : Au CNRA, une visite placée sous le signe de la transformation concrète de l’agriculture vivrière

03/07/2026 - 18:06
Bouaké : Au CNRA, une visite placée sous le signe de la transformation concrète de l’agriculture vivrière
Bouaké : Au CNRA, une visite placée sous le signe de la transformation concrète de l’agriculture vivrière
Bouaké : Au CNRA, une visite placée sous le signe de la transformation concrète de l’agriculture vivrière
Bouaké : Au CNRA, une visite placée sous le signe de la transformation concrète de l’agriculture vivrière
Bouaké : Au CNRA, une visite placée sous le signe de la transformation concrète de l’agriculture vivrière

À Bouaké, la recherche agricole ne se limite plus aux laboratoires. Elle se veut désormais une réponse directe aux difficultés quotidiennes des producteurs.

C’est dans cette logique que le ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, chargé des Productions vivrières, Bernard Kini Comoé, a effectué une visite de terrain, le vendredi 3 juillet 2026, à la station du Centre national de recherche agronomique (CNRA).

Derrière cette démarche, un objectif clair : mesurer comment les innovations scientifiques peuvent changer concrètement la vie des producteurs et renforcer la disponibilité des denrées alimentaires sur les marchés ivoiriens.

Sur place, le ministre a parcouru les installations de recherche dédiées aux cultures vivrières, notamment le manioc, l’igname et la patate douce à chair orange. Ces spéculations, au cœur de l’alimentation des ménages, font aujourd’hui l’objet de nouvelles techniques de production et de multiplication à grande échelle.

Dans les champs expérimentaux et les unités de production de plants, l’enjeu est le même : produire plus, mais surtout produire mieux et plus résilient face aux contraintes climatiques et aux maladies. Une orientation que le ministre dit considérer comme essentielle pour atteindre les objectifs nationaux.

« Pour arriver à de hauts rendements et à une production en quantité, il y a un élément de base : les activités de recherche », a rappelé Bernard Kini Comoé, insistant sur le lien direct entre innovation scientifique et sécurité alimentaire.

Au-delà des discours, la visite a permis de découvrir des dispositifs concrets de production de matériel végétal amélioré, capables d’accélérer la mise à disposition de semences de qualité aux producteurs. Une avancée qui répond à une préoccupation récurrente du monde agricole : l’accès limité à des plants fiables et adaptés.

Le ministre s’est également voulu rassurant à l’endroit des producteurs de manioc. Selon lui, les efforts du CNRA permettent désormais de développer des variétés mieux adaptées aux usages locaux et industriels, qu’il s’agisse de l’attiéké, du placali, de la farine boulangère ou encore de l’amidon. Une évolution qui annonce, à terme, une meilleure organisation des filières.

Pour le directeur général du CNRA, Abdourahamane Sangaré, cette dynamique s’inscrit pleinement dans les priorités nationales. L’institution, dit-il, travaille à proposer des solutions adaptées aux réalités du terrain, en tenant compte notamment des effets du changement climatique.

Les chercheurs développent ainsi des variétés plus résistantes aux maladies et mieux adaptées aux conditions météorologiques de plus en plus imprévisibles. Une adaptation devenue centrale dans les programmes de recherche.

« L’objectif est d’apporter des réponses concrètes aux difficultés des producteurs », a résumé le directeur général, qui insiste également sur un autre enjeu majeur : l’amélioration des revenus des paysans.

En marge de cette visite axée sur les cultures vivrières, le ministre délégué s’est également rendu au centre AfricaRice de Bouaké, poursuivant ainsi son immersion dans les structures de recherche dédiées à la transformation du secteur agricole ivoirien.

 

WK