Ouverture de la première édition du Salon international de la santé mentale et du bien-être (SISAMBE)
Ouverture de la première édition du Salon international de la santé mentale et du bien-être (SISAMBE)
Ce vendredi 6 novembre 2026, à la Patinoire de l’Hôtel Ivoire, à Abidjan, la première édition du Salon international de la santé mentale et du bien-être (SISAMBE) a officiellement ouvert ses portes. Prévu sur deux jours, les 6 et 7 novembre, ce rendez-vous entend briser les tabous autour de la santé mentale, sensibiliser les populations et promouvoir le bien-être psychologique.
Faire de la santé mentale une véritable priorité sociale. C'est l'ambition affichée par les initiateurs du Salon international de la santé mentale et du bien-être (SISAMBE), dont la première édition a été officiellement lancée ce vendredi 6 novembre, à la Patinoire de l’Hôtel Ivoire. Cette rencontre réunit des acteurs de divers horizons autour d'une problématique encore trop souvent passée sous silence.
À l'ouverture, la commissaire générale du SISAMBE, Dr Cissé Massandjé, est revenue sur les motivations profondes de cette initiative. Évoquant son parcours personnel et les difficultés rencontrées dans la concrétisation du projet, elle a souligné la nécessité d'offrir un espace d'expression, d'écoute et d'accompagnement aux personnes confrontées à la dépression et à d'autres troubles psychologiques.
« Il faut bien une première édition pour qu'il puisse y avoir une deuxième, puis une troisième. C'est ainsi que naissent et se construisent les grandes initiatives », a-t-elle déclaré, non sans exprimer sa reconnaissance aux membres de son comité d'organisation et aux personnes qui ont cru en sa vision. Pour elle, le SISAMBE doit devenir un rendez-vous pérenne, appelé à rayonner au-delà des frontières ivoiriennes.
Représentant le ministre Mamadou Touré, parrain de l'activité, Kassi Anderson, Conseiller spécial du ministre, a également salué la pertinence de cette initiative. Il a rappelé que la santé mentale constitue un enjeu majeur pour la jeunesse et rejoint directement les missions du département ministériel chargé de la Jeunesse, notamment en matière de formation, d'insertion, d'engagement et de protection des jeunes.
Au nom du ministère, il a réaffirmé la disponibilité de cette institution à accompagner les initiatives visant à prévenir les vulnérabilités auxquelles les jeunes sont confrontés.
Il a, par ailleurs, souhaité que les travaux de ce salon débouchent sur des recommandations concrètes, susceptibles de renforcer les actions de sensibilisation et de prise en charge. « Investir dans la santé mentale des jeunes, c'est investir dans la réduction de la faim », a-t-il notamment souligné dans son intervention, selon les propos rapportés.
La cérémonie d'ouverture a été marquée par une conférence inaugurale animée par l'initiatrice du salon. Plusieurs panels sont également inscrits au programme de cette première édition, avec pour ambition de favoriser les échanges, le partage d'expériences et la réflexion autour des enjeux de santé mentale et de bien-être.
La deuxième journée, prévue le samedi 7 novembre, sera notamment consacrée à une activité sportive au Jardin botanique de Bingerville, dans une approche qui met en avant le lien entre activité physique, équilibre psychologique et qualité de vie.
Le SISAMBE entend ainsi contribuer à libérer la parole, déconstruire les préjugés et rappeler que la santé mentale mérite autant d'attention que la santé physique.
Adonis

