Enseignement supérieur : Le SAGEC dénonce une gestion défaillante dans les universités publiques et exige des réformes urgentes
Enseignement supérieur : Le SAGEC dénonce une gestion défaillante dans les universités publiques et exige des réformes urgentes
Le Syndicat Autonome pour Garantir l’Épanouissement des Enseignants-Chercheurs et Chercheurs (SAGEC) est monté au créneau face aux retards persistants dans le paiement des salaires et des primes dans les universités publiques ivoiriennes.
Dans une déclaration ferme, l’organisation syndicale dénonce une gestion financière qu’elle juge opaque et irresponsable, et appelle à des réformes immédiates.
S’appuyant sur les textes en vigueur, notamment la Constitution et la loi de finances 2026, le SAGEC fustige le non-respect répété des délais de paiement des salaires observé depuis 2022 dans les universités, grandes écoles, instituts et centres de recherche du pays.
Le syndicat pointe également des retards jugés inacceptables concernant le paiement des primes de recherche, des rappels liés aux promotions du CAMES, des droits des nouvelles recrues, ainsi que des émoluments relatifs aux soutenances de mémoires et de thèses.
Face à cette situation, le SAGEC condamne avec fermeté ce qu’il qualifie de gestion « défaillante, désordonnée et irresponsable » de certains présidents d’universités publiques, ainsi que de responsables d’instituts et de centres de recherche. Il dénonce notamment :
* l’incapacité de certains dirigeants à assurer le paiement régulier des salaires et des primes ;
* des pratiques de gestion contraires aux principes de transparence et de bonne gouvernance ;
* une communication jugée méprisante envers les enseignants-chercheurs et les partenaires sociaux.
Le syndicat tient pour responsables les présidents d’universités, les directeurs d’instituts et centres, ainsi que les responsables des services financiers, notamment les directions administratives et financières.
Dans ses revendications, le SAGEC exige :
* le paiement immédiat et intégral de toutes les primes et des différents rappels dus ;
* une transparence totale dans la gestion des ressources publiques ;
* la reprise du processus électoral des présidents d’universités, afin de mettre fin à des nominations qu’il estime peu fondées sur la compétence.
Par ailleurs, le syndicat annonce une montée en puissance de la contestation. Il prévoit l’organisation de meetings éclatés dans plusieurs universités du pays pour dénoncer publiquement les dysfonctionnements, mobiliser les enseignants-chercheurs et intensifier la lutte pour l’adoption du Statut particulier du secteur.
Le SAGEC se réserve également le droit d’engager toutes les actions syndicales légales nécessaires jusqu’à la satisfaction totale de ses revendications.
La première étape de cette mobilisation est prévue le mercredi 22 avril 2026, à partir de 10 heures, à l’esplanade de la présidence de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.
RK
