San-Pedro : L’OJLCI mise sur la jeunesse pour transformer le potentiel local en opportunités
San-Pedro : L’OJLCI mise sur la jeunesse pour transformer le potentiel local en opportunités
À San Pedro, l’Organisation des Jeunes Libéraux de Côte d’Ivoire (OJLCI) veut faire de la jeunesse un véritable moteur du développement territorial. Le samedi 3 octobre 2026, l’organisation a procédé à l’investiture de sa coordination régionale, dans le cadre du déploiement national du programme « Les Ambassadeurs du libéralisme ». La cérémonie, organisée à l’hôtel Dégny Plage, a réuni responsables de jeunesse, représentants de la chefferie, personnalités et acteurs de la vie locale autour d’une ambition commune : transformer les potentialités de la région en opportunités concrètes pour les populations.
À la tête de la nouvelle coordination régionale, Kla Yann Marchal mesure l’ampleur de la mission qui lui est confiée. Entre honneur et responsabilité, le nouveau coordonnateur a exprimé sa gratitude pour la confiance placée en lui et s’est engagé à porter les valeurs de l’OJLCI auprès des différentes structures de jeunesse de San Pedro.
Pour lui, la jeunesse constitue avant tout un capital humain à valoriser et à investir. Son mandat entend ainsi promouvoir une culture fondée sur l’initiative, la responsabilité et la participation active des jeunes au développement de leur territoire.
Faire du libéralisme une réalité de terrain
Le président national de l’OJLCI, Idriss Ouattara, a, pour sa part, rappelé que le titre d’« ambassadeur du libéralisme » ne devait pas rester symbolique. Selon lui, les jeunes investis doivent être capables de comprendre les réalités de leur territoire, d’en identifier les difficultés, de mobiliser les énergies et surtout de transformer les valeurs qu’ils défendent en projets et solutions concrètes.
Le choix de San Pedro n’est d’ailleurs pas anodin. La région concentre de nombreuses ressources et activités économiques : agriculture, pêche, activités portuaires, industrie, tourisme, commerce et entrepreneuriat. Mais pour Idriss Ouattara, ces atouts ne pourront pleinement contribuer au développement local sans un investissement massif dans le capital humain.
Le secteur halieutique illustre parfaitement cette nécessité. Modernisation des activités, transformation locale, innovation, professionnalisation et entrepreneuriat des jeunes sont autant de pistes susceptibles de générer davantage d’emplois et de valeur ajoutée.
Le président national de l’OJLCI a également défendu une conception très concrète de la liberté d’entreprendre. Celle-ci ne concerne pas uniquement les grandes entreprises ou les start-up. Elle s’exprime aussi chez le mécanicien qui développe son atelier, la commerçante qui fait grandir son activité ou encore le jeune qui crée une petite activité génératrice de revenus.
« Chaque génération doit apporter sa réponse aux défis de son époque »
Aux nouveaux ambassadeurs, Idriss Ouattara a lancé un appel à l’action : se former, s’ouvrir au monde, développer des réseaux et surtout proposer des solutions adaptées aux besoins des communautés.
« Chaque génération doit apporter sa réponse aux défis de son époque », a-t-il souligné.
Une manière d’encourager les jeunes à ne pas seulement recevoir un héritage, mais à devenir eux-mêmes des acteurs capables d’écrire une nouvelle page du développement de leur région.
Pour accompagner cette dynamique, l’OJLCI prévoit par ailleurs de développer un réseau de mentors dans les différentes régions du pays. À San Pedro, cet accompagnement devrait permettre aux ambassadeurs de bénéficier de conseils, d’un encadrement et d’un suivi dans la réalisation de leurs initiatives.
Des potentialités à transformer en emplois et en richesses
Présent à la cérémonie, le ministre Sidi Tiémoko Touré a lui aussi insisté sur la nécessité pour les jeunes de rester connectés aux réalités de leur territoire. Il les a exhortés à identifier les enjeux locaux et à faire du libéralisme non pas un simple ensemble de principes, mais un outil d’action et de transformation.
Agriculture, ressources animales et halieutiques, port, industrie, tourisme, commerce et entrepreneuriat : autant de secteurs dans lesquels la région dispose d’importants leviers de croissance.
La modernisation des chaînes de valeur, la transformation locale, l’innovation et la professionnalisation des acteurs devraient, selon lui, permettre de créer davantage d’emplois et de richesses.
Le ministre a également rappelé que la liberté d’entreprendre devait donner à chacun la possibilité de révéler son potentiel.
« Chaque individu est un dépôt de trésors », a-t-il déclaré, appelant à lever les obstacles qui empêchent les talents et les savoir-faire de s’exprimer pleinement.
San Pedro, futur laboratoire de l’entrepreneuriat territorial ?
Le parrain de la cérémonie, Anoblé Félix, a, lui aussi, placé le capital humain au centre de la stratégie de développement de San Pedro.
La région dispose d’atouts considérables : un port stratégique, une importante activité agricole et halieutique, un tissu industriel en développement et un fort potentiel touristique. Mais l’enjeu, selon lui, est désormais de franchir une nouvelle étape.
San Pedro ne doit plus être uniquement un territoire où l’on extrait ou produit des matières premières avant de les exporter. La région doit également devenir un espace où l’on transforme, innove, investit et crée de la valeur ajoutée.
Dans cette perspective, Anoblé Félix a plaidé pour que San Pedro devienne un « grand laboratoire de l’entrepreneuriat territorial », capable de mettre en relation les jeunes porteurs d’idées avec la formation, le financement, le mentorat et les entreprises.
De l’investiture aux résultats
Créée en 1998, l’OJLCI se présente comme une organisation citoyenne engagée dans la promotion des valeurs du libéralisme, du leadership responsable, de la démocratie et de l’entrepreneuriat. Elle œuvre également au renforcement des capacités des jeunes, à leur autonomisation économique et à leur participation au développement économique, social et politique de la Côte d’Ivoire.
À San Pedro, l’investiture de la coordination régionale marque donc moins un aboutissement qu’un point de départ.
Le véritable défi sera désormais de faire vivre le programme « Les Ambassadeurs du libéralisme » sur le terrain : faire émerger des idées, accompagner des projets, créer des réseaux et surtout transformer le potentiel de la jeunesse en emplois, en entreprises et en nouvelles sources de richesse pour la région.
À San Pedro, le message est désormais clair : les potentialités existent. Reste à donner aux jeunes les moyens de les transformer en opportunités.
Zié K
