Bouaké : L’UAO mobilise chercheurs et militaires autour des enjeux de défense et de sécurité en Afrique de l’Ouest
Bouaké : L’UAO mobilise chercheurs et militaires autour des enjeux de défense et de sécurité en Afrique de l’Ouest
L’Université Alassane Ouattara (UAO) de Bouaké a accueilli, du 28 au 30 octobre 2026, un colloque international consacré au thème « La défense et la sécurité à l’épreuve des crises en Afrique de l'Ouest ». Organisée par le département d’Histoire, cette rencontre scientifique a réuni des universitaires, les Forces de défense et de sécurité et des acteurs de la société civile autour des défis sécuritaires qui touchent le continent africain.
À l’ouverture des travaux, le représentant du vice-Premier ministre, ministre de la Défense Jean Jacques Konadjé, a souligné l’importance de la réflexion scientifique dans la recherche de solutions durables aux crises sécuritaires. Il a rappelé que la défense et la sécurité d’une nation ne reposent pas uniquement sur la puissance de ses armées mais également sur la capacité des dirigeants à anticiper les menaces.
Face à la multiplication des conflits, à la montée du terrorisme, aux trafics illicites et aux nouvelles menaces telles que les cyberattaques et les guerres informationnelles, il a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre les États africains. Selon lui, ces défis dépassent les frontières nationales et exigent des réponses concertées, adaptées aux réalités du continent.
Jean Jacques Konadjé a également mis en avant les efforts de la Côte d’Ivoire pour moderniser ses forces de défense et améliorer la gouvernance du secteur de la sécurité. Il a salué l’initiative de l’UAO, estimant que les travaux des chercheurs peuvent contribuer à évaluer les politiques publiques, à identifier leurs limites et à proposer des solutions concrètes. Il a enfin souhaité un rapprochement durable entre les universités et les professionnels de défense et sécurité.
Pour le Chef du département d’Histoire, Souleymane Sangaré, ce colloque répond à une préoccupation majeure des populations, à savoir leur sécurité face aux menaces actuelles. Il a expliqué que les anciens empires Ouest-africains accordaient déjà une grande importance à la défense de leurs territoires et à la protection de leurs populations. À travers cet exemple historique, il a invité les participants à tirer les leçons du passé pour mieux comprendre les défis du présent.
Souleymane Sangaré a également exprimé sa reconnaissance aux autorités, aux partenaires et au comité d’organisation pour leur contribution à la tenue de cette rencontre. Présent à Bouaké pour prendre part aux échanges, le général à la retraite , le Docteur Youssouf Ahmat Tiara, conseiller spécial du président de la République du Tchad, a salué la qualité des interventions des militaires et des chercheurs.
Il a particulièrement apprécié le dialogue entre les forces de défense et la société civile, qu’il considère comme une démarche essentielle pour rapprocher l’armée des populations et unir les efforts contre l’insécurité et le terrorisme. Pour lui, la paix et la sécurité sont indispensables à la vie quotidienne, à l’agriculture, au commerce et au développement des pays africains.
Le président de l’Université Alassane Ouattara, représenté à cette cérémonie par le doyen de l’UFR Communication et Société, le Professeur Assouman Bamba, s’inscrit également dans cette dynamique de promotion de la recherche et du dialogue entre les institutions universitaires et les acteurs du système de défense et sécurité.
Durant trois jours, les participants ont croisé leurs expériences et leurs connaissances, afin de faire émerger des pistes de réflexion adaptées aux réalités africaines.
Au-delà des échanges scientifiques, cette rencontre a rappelé que la sécurité est une nécessité pour le processus de développement des pays.
Durant trois jours, les participants ont croisé leurs expériences et leurs connaissances afin de faire émerger des pistes de réflexion adaptées aux réalités africaines.
Au-delà des échanges scientifiques, cette rencontre a rappelé que la sécurité est une responsabilité collective et que la construction d’une paix durable nécessite également l’engagement des institutions, des chercheurs, des forces de défense et de sécurité, y compris les populations dans toutes leurs composantes.
EK

