Litige foncier à Anyama : Mory Soumahoro conteste les 629 hectares revendiqués par SOPHIA

Litige foncier à Anyama : Mory Soumahoro conteste les 629 hectares revendiqués par SOPHIA

27/09/2026 - 18:08
27/09/2026 - 18:11
Litige foncier à Anyama : Mory Soumahoro conteste les 629 hectares revendiqués par SOPHIA
Litige foncier à Anyama : Mory Soumahoro conteste les 629 hectares revendiqués par SOPHIA
Litige foncier à Anyama : Mory Soumahoro conteste les 629 hectares revendiqués par SOPHIA
Litige foncier à Anyama : Mory Soumahoro conteste les 629 hectares revendiqués par SOPHIA

Le différend foncier autour des sites d’Anyama-Ahoubo et d’Anyama-4 Croix connaît un nouvel épisode. Mory Soumahoro, directeur général de ESTP, et des propriétaires terriens ont livré, mercredi 23 septembre 2026, leur version des faits, notamment sur les superficies et les documents au cœur du dossier.

Face à la presse, Mory Soumahoro a d’abord réagi aux informations publiées dans le numéro 866 de l’hebdomadaire « Allô Police », paru le 21 septembre. Il affirme ne pas avoir été sollicité par le journaliste avant la publication de l’article et estime que sa version des faits n’y a pas été suffisamment prise en compte.

Au cœur de son intervention figure la question de la superficie des terrains concernés. Selon le directeur général de ESTP, ses échanges avec Touré Ahmed Bouah, PDG de SOPHIA SA, portaient sur une parcelle de 346 hectares et non sur 629 hectares.

« Moi et Touré Ahmed Bouah n’avons jamais parlé de 629 hectares. L’ACD qu’il m’a donné concerne 346 hectares », a-t-il déclaré, présentant ainsi sa lecture des documents et des accords intervenus entre les deux parties.

Mory Soumahoro a également évoqué les relations de travail qui existaient entre ESTP et SOPHIA SA, notamment la présence d’un représentant de cette dernière au sein de ses bureaux pour le suivi de certaines opérations liées aux lots concernés.

Le responsable de ESTP établit par ailleurs une distinction entre le site d’Anyama-4 Croix et celui d’Anyama-Ahoubo. Pour ce dernier, il affirme intervenir à la demande de la famille Affou Mambo et indique disposer d’une attestation délivrée dans le cadre des relations avec la chefferie locale.

Cette version est également soutenue par Affou Mambo Thomas, présenté comme propriétaire terrien à Anyama-Ahoubo. Celui-ci affirme que sa famille a engagé des discussions avec Touré Ahmed Bouah concernant ses terres, mais que les conditions financières convenues n’auraient pas été entièrement exécutées.

Il explique également que la famille a sollicité Mory Soumahoro pour l’aménagement d’une superficie de cinq hectares qu’elle considère comme relevant encore de ses droits. « C’est nous qui avons sollicité Soumahoro pour qu’il travaille avec nous », a-t-il indiqué.

Le chef Djoman, chef de quartier à Anyama-Ahoubo, est également intervenu dans le débat. Il conteste, de son côté, l’existence de droits fonciers de Touré Ahmed Bouah sur l’ensemble des 629 hectares évoqués dans le dossier et appelle, comme les autres intervenants, à se référer aux documents disponibles et aux droits reconnus localement.

Au-delà des déclarations des différentes parties, le litige reste marqué par des divergences sur les superficies, les documents fonciers et la portée des accords conclus. Les différentes versions devront donc être confrontées aux titres, conventions, attestations et autres pièces susceptibles d’établir les droits de chacune des parties.

Le dossier reste ainsi ouvert, avec deux questions principales au centre des échanges : l’étendue exacte des parcelles concernées et la valeur juridique des documents produits par les différents protagonistes.

 

 

Ousseni avec sercom