Douehiba : SOS pour une école en paillote, les élèves étudient dans des conditions précaires
Douehiba : SOS pour une école en paillote, les élèves étudient dans des conditions précaires
Gouékangouiné — À Douehiba, dans la sous-préfecture de Gouékangouiné, l’école primaire du village lance un véritable appel au secours.
Derrière les sourires des enfants et leur volonté d’apprendre se cache une réalité difficile : des élèves qui suivent les cours dans des salles de classe en matériaux précaires, exposées aux intempéries et dont le sol devient particulièrement difficile à pratiquer pendant les périodes de pluie.
Les images prises sur place sont éloquentes. Les salles de classe sont constituées essentiellement de bois et de bambous, avec une toiture qui offre une protection limitée.
À l’intérieur, les élèves disposent de tables-bancs fabriqués de manière artisanale, certains visiblement vieillissants. Le sol en terre, humide et boueux par endroits, complique davantage les conditions d’apprentissage.
À la saison des pluies, la situation devient encore plus préoccupante. L’eau s’infiltre dans les salles et transforme le sol en une surface boueuse, rendant difficile l’installation des élèves et le déroulement normal des cours. Une situation qui peut contraindre les enfants à rester à la maison lorsque les conditions deviennent trop difficiles.
Cette école, qui fonctionne depuis plusieurs années et vient d’ouvrir la classe de CM2, accueille aujourd’hui des enfants de Douehiba et des environs. Pourtant, son environnement ne correspond pas aux exigences minimales d’un cadre scolaire durable et sécurisé.
Le directeur de l’établissement, Beugré Dagra Antonio Rodriguez, avait déjà tiré la sonnette d’alarme lors de la remise de kits scolaires aux enfants par l’ONG Union For Heart Charity (UFHC), dimanche 27 septembre 2026. Il a plaidé pour la construction urgente d’un bâtiment en dur de trois classes, accompagné de toilettes.
« Nous travaillons dans une école en paillotes. Les tables-bancs craquent à chaque saison de pluie et les classes sont inondées », avait-il alerté, appelant à une solution durable.
Pour une localité qui compte environ 1 200 habitants et qui a accédé au statut de village en 2014, la construction d’une véritable école apparaît ainsi comme une urgence
pour la communauté. Parents d’élèves, responsables communautaires et encadreurs pédagogiques souhaitent voir Douehiba bénéficier d’infrastructures scolaires adaptées afin que les enfants puissent apprendre dans un environnement digne et sécurisé.
L’action de l’UFHC, qui a permis la distribution de 150 kits scolaires aux élèves du CP1 au CM2, a certes apporté un soulagement aux familles. Mais au-delà des fournitures scolaires, c’est désormais l’avenir du cadre d’apprentissage de ces enfants qui interpelle.
À travers ces images, Douehiba adresse donc un SOS aux autorités, aux collectivités, aux partenaires au développement et aux bonnes volontés : offrir à ces enfants une école en dur, ce n’est pas seulement construire des murs. C’est leur donner un cadre digne pour apprendre, grandir et préparer leur avenir.
À Douehiba, les enfants ont envie d’apprendre. Ils ont maintenant besoin d’une école à la hauteur de leurs ambitions.
Momo Rachid
