Soubré : Des inquiétudes autour de la consommation du « kadhafi »
Soubré : Des inquiétudes autour de la consommation du « kadhafi »
À Soubré, comme dans plusieurs autres localités du pays, la consommation quotidienne de certaines substances communément appelées « Kadhafi » suscite de plus en plus d’inquiétudes, notamment au sein de la jeunesse.
Le phénomène, qui semble prendre de l’ampleur dans certains milieux, préoccupe les familles et plusieurs acteurs de la société.
Selon des témoignages recueillis, cette consommation pourrait avoir des répercussions sur le comportement et le quotidien de certains jeunes, tout en occasionnant des dépenses supplémentaires pour les parents, dans un contexte économique déjà difficile.
Après une journée de travaux parfois pénibles, de nombreux jeunes et adultes ont l’habitude de se retrouver autour d’une table de thé, communément appelée « grin ». Ces moments sont traditionnellement consacrés à la détente, aux échanges, au partage d’idées et au renforcement des liens de fraternité.
Cependant, certains interlocuteurs estiment que des espaces discrets peuvent également devenir des lieux où se développent certaines habitudes de consommation. Pour l’un d’entre eux, l’usage de ces produits serait perçu par certains jeunes comme un moyen de se donner davantage d’assurance ou de mieux faire face aux difficultés et aux défis du quotidien.
« Concernant les décès ou les menaces de mort, ce sont surtout ceux qui en abusent qui finissent par en payer le prix », soutient-il, appelant à davantage de prudence face aux conséquences possibles d’une consommation excessive.
Face à cette situation, des voix s’élèvent pour appeler à une plus grande responsabilité collective. Parents, amis, responsables administratifs, élus et cadres sont ainsi invités à renforcer la sensibilisation et l’encadrement des jeunes afin de préserver leur avenir.
La lutte contre ce phénomène nécessite donc l’implication de tous, notamment à travers le dialogue, la sensibilisation et la promotion d’activités saines susceptibles d’offrir aux jeunes des alternatives à ces pratiques.
Y. Ndigui
