Korhogo : 43 accidents, 5 décès et de nombreux blessés en un mois
Korhogo : 43 accidents, 5 décès et de nombreux blessés en un mois

Le sous-préfet de Korhogo, Kouassi Detto Marcellin, représentant le préfet de la région du Poro, André Assoumon Epkonon, a lancé le 3 avril 2025 les activités de sensibilisation routière relatives à la 27e édition de la Semaine nationale de sécurité routière.
La cérémonie s’est tenue à la gare de taxi, adjacente au marché du vivrier appelé « Tomaticour ». Le thème de cette année est : « Le respect du code de la route, facteur d’une circulation sans accidents ».
Le sous-préfet a révélé que, durant le seul mois de février 2025, la cité du Poro a enregistré 43 accidents, 5 décès, ainsi que de nombreux blessés graves, dont des amputations de membres (mains et pieds) et des traumatismes crâniens.
Ces accidents sont principalement dus à l’incivisme routier et à l’ignorance du code de la route. « J’appelle ces accidents des accidents bêtes, car ils peuvent être évités », a-t-il déclaré.
Il était accompagné du directeur régional des Transports du Poro, Traoré Sinaly, du représentant du chef de canton de Korhogo, des chefs de quartiers, ainsi que de la présidente des femmes et du président des jeunes.
Le sous-préfet a également livré des messages de sensibilisation sur l’importance du renforcement de la collaboration entre les populations et les forces de défense et de sécurité pour garantir la cohésion sociale et la paix.
Aux parents, le sous-préfet Detto Marcellin a recommandé de ne pas envoyer les jeunes à moto s'ils ignorent complètement le code de la route, car cela constitue une source fréquente d’accidents. Aux usagers de la route, il a conseillé de se munir des documents légaux relatifs à leurs véhicules, de porter un casque de sécurité et de respecter strictement le code de la route.
Les usagers des sites visités (kiosques à café, restaurants, etc.) ont exprimé leur engagement à mettre en pratique les conseils des autorités administratives. « Il en va de notre sécurité et de celle de nos enfants. Nous portons la grossesse et luttons sans cesse pour leur scolarité et leur bien-être, afin qu'ils nous viennent en aide.
C'est un choc quand un enfant meurt dans un accident qu’il aurait pu éviter », a souligné Nabintou Coulibaly, présidente des associations du vivrier et des maraîchers de « Tomaticour ».
Les conducteurs de tricycles ont été sommés de libérer les voies et les trottoirs avant l'entrée en vigueur de la répression.
Aly OuattaraPays (2009).