Hamadou Diomandé, Sg de ‘’Ado, allons seulement’’ :« Que nous sortions du fétichisme improductif de la limitation des mandats électoraux »

Hamadou Diomandé, Sg de ‘’Ado, allons seulement’’ :« Que nous sortions du fétichisme improductif de la limitation des mandats électoraux »

01/04/2025 - 18:29
Hamadou Diomandé, Sg de ‘’Ado, allons seulement’’ :« Que nous sortions du fétichisme improductif de la limitation des mandats électoraux »
Hamadou Diomandé, Sg de ‘’Ado, allons seulement’’ :« Que nous sortions du fétichisme improductif de la limitation des mandats électoraux »

Depuis le 8 février 2025, a été constitué le mouvement citoyen ‘’Ado, allons seulement’’.  Son secrétaire général, Hamadou Diomandé, directeur de l'Evaluation des Politiques publiques à l'Assemblée nationale, et cumulativement, conseiller technique du Président de l'Assemblée nationale, nous a accordé un entretien.

Dans celui-ci, il tient un phrasé inhabituel calqué sur une idéologie nouvelle, dans laquelle il en appelle à revoir la pensée d’une imposition exotique de la gouvernance.

Depuis plus d’un mois, des Ivoiriennes et Ivoiriens ont appris l’existence d’un mouvement à l’idéologie nouvelle, dont vous êtes le Secrétaire Général. Pouvez-vous nous plonger dans cet univers ?

Bonjour Monsieur. Je vous remercie de m’accorder cet entretien. En effet, le 8 février 2025, à Yamoussoukro nous avons fondé et constitué le Mouvement « Ado, Allons seulement ».

J’en suis le Secrétaire Général National et un des membres fondateurs, l’initiative ayant été proposée par Monsieur Igor Gomé que nous avons, à l’unanimité, adoubé comme Président de ce premier mandat de cinq ans.

Alors dans le contexte actuel notre pays, de la Côte-d'Ivoire, sans remonter jusqu’aux premières années de perturbations qui ont suivi le décès du Président Félix Houphouët-Boigny, faisons un rapide état des lieux de manière objectivement factuelle sur les 25 dernières années.

De 2000 à 2010, la Côte d’Ivoire a connu et vécu dans sa chair, des charniers humains, des enlèvements et disparitions jamais élucidées, des assassinats ciblés de personnalités civiles et de journalistes, des profanations de sépultures, des viols collectifs par personnes ayant autorité, des braquages d’établissements bancaires et financiers, des escadrons de la mort sévissant en totale impunité, des immolations publiques d’êtres humains par le feu et en pleine rue sous la sordide appellation d’article 125, et j’en passe parce que tout y était passé !

Le pays était au fond du gouffre, le peule ivoirien était à bout de souffle, il était totalement impuissant de voir la raison humaine rendre gorge à la bêtise humaine.

Le scrutin présidentiel espéré et attendu parce que censé boucler cette période funeste était sans cesse renvoyé aux calendes grecques et de Lomé à Prétoria en passant par Marcoussis et autres, nous populations ivoiriennes, regardions, impuissantes, indignées et humiliées, notre pays se traîner piteusement dans le concert des nations, la sébile à la main pour quémander ici et là, une once de paix et de cohésion sociale…

Et ce scrutin présidentiel s’est enfin tenu en Octobre 2010 mais l’espoir qu’il était censé porter est vite devenu une meurtrière apothéose de cette funeste décennie 2000-2010. Ce que je dis là, ce sont des faits et les faits sont têtus. Les archives existent et tous autant que nous sommes nous en sommes contemporains. 

Et les faits, rien que les faits, les actes, le concret, c’est tout ce qui nous intéresse, nous qui avons créé ce Mouvement Ado, allons seulement. Les faits, c’est qu’en effet, depuis l’avènement du Président Ouattara en Avril 2011 à la tête de notre pays, jusqu’à cette année 2025, nous n’avons plus jamais connu ni escadrons de la mort, ni viols collectifs, ni disparitions et enlèvements jamais élucidés, ni assassinats de journalistes, ni braquages de banques etc…

L’Ivoirien ne vit plus dans la peur dès la nuit tombée. L’Ivoirien a appris à aimer l’Ivoirien autant que l’étranger. Le pays est en paix. L’économie a été relancée, les infrastructures propices au développement se voient dans toutes les régions du pays.

Le tissu social a été nettoyé en profondeur et sa puanteur désodorisée. La confiance sociale est de mise. Alors, nous, Ivoiriens et Ivoiriennes qui étions des indignés meurtris de la décennie 2000-2010, avons décidé de créer ce Mouvement Ado, allons seulement, un mouvement citoyen, pour apporter notre soutien fort, notre dynamisme et notre engagement à la promotion de toutes les œuvres de développement accomplies et à accomplir par le Président Ouattara en sa qualité d’actuel Président de la République.

Nos membres viennent de toutes les régions de Côte d’Ivoire, certains sont encartés dans des partis politiques, d’autres sont de simples sympathisants de partis politiques, bon nombre ne se sont même jamais intéressés à la chose politique.

C’est leur droit, c’est leur liberté. La personne morale appelée ‘’Mouvement Ado, allons seulement’’ est ouverte à tous les Ivoiriens, à toutes les ivoiriennes, quelle que soit leur chapelle politique, quelle que soit leur appartenance ethnique ou religieuse.

Mais au sein de notre Mouvement aucun débat partisan n’est autorisé. Tous nos débats sont concentrés sur le développement de notre pays, sur les actions de paix et de cohésion sociale, sur toutes les initiatives qui concourent à l’amélioration constante des conditions de vie des populations ivoiriennes.

Trois valeurs fondamentales nous rassemblent au sein du mouvement : premièrement, un amour profond, viscéral, inconditionnel pour notre Côte d’Ivoire, notre petit paradis. Deuxièmement, un attachement tout aussi profond à l’essor et au renouveau que connaît notre pays tant au plan national qu’au plan international.

Et troisièmement, un refus catégorique, vent debout, contre tout ce qui peut risquer de faire retomber notre nation dans les errements du passé. Aujourd’hui, notre pays est véritablement dirigé. Il y a un pilote dans l’avion. Un pilote sage, travailleur, bâtisseur, tolérant, rassembleur, connu et respecté partout dans le monde.

Nous trouvons donc important que des voix civiles et libres de citoyens heureux et fiers de leur pays, s'élèvent en dehors du champ politique, pour dire au monde entier que cet homme-là, ce président-là, nous voulons qu'il continue à gouverner la Côte d’Ivoire.

Admettons que le Président Alassane ne continue plus cette mission, votre association restera-t-elle morte ou continuera-t-elle d’évoluer vers d'autres schémas ?

Merci pour la question. Nous l’avons précisé dans nos statuts puisque nous savons que le Président Alassane Ouattara n’est hélas pas éternel.

Notre engagement n’est donc pas focalisé sur sa personne mais sur sa philosophie du travail de développement, de préservation de la paix, de recherche constante de cohésion sociale par le dialogue, de tolérance, de rassemblement, d’unité nationale et d’ouverture. 

Tant qu'il sera à la tête de notre pays, toutes les actions de développement qu'il pose auront notre soutien absolu. Nous prions Dieu pour qu’un jour après lui, l'Ivoirienne ou l'Ivoirien qui présidera aux destinées de notre pays, quelle que soit sa chapelle politique, dirige le pays selon ce « Modèle Alassane Ouattara ». Pour nous, la chapelle politique importe peu.

Si un Président après le Président Ouattara vient diriger notre pays dans cette philosophie du travail de développement, de rassemblement sur fond de non-discrimination, de recherche constante de la paix et de la cohésion sociale, notre mouvement le soutiendra. 

Vous avez parlé de paix et de cohésion. Est-ce à dire que vous avez une partition à jouer avant les élections à venir pour maintenir le climat social apaisé ?

Oui bien sûr, nous sommes résolus à être fortement présents sur le terrain. En un mois, depuis seulement le 08 Février, nous avons déjà établi nos représentations dans 29 des 31 régions de Côte d’Ivoire et dans tous les Districts.

Les deux autres régions seront bientôt dotées de nos représentations. Nous avons mis en place une plateforme nationale et chacune de nos représentations est dotée de sa propre plateforme.

Notre siège est à Yamoussoukro, mais notre bureau central et tous nos Bureaux régionaux et des Districts se préparent à ratisser tout le territoire ivoirien pour prôner la paix et la cohésion sociale et mettre en exergue toutes les actions et réalisations accomplies par le Président Ouattara tant pour cette paix et cette cohésion sociale que pour l’amélioration constante des conditions de vie de toutes les populations ivoiriennes sans exception et sans discrimination aucune. C’est d’autant plus une tâche assez aisée que d’une part, ses réalisations sont visibles partout en Côte d’Ivoire y compris dans les villages et hameaux. Et d’autre part, avant lui, personne n’avait jamais à la tête de notre pays, accompli le dixième de ce qu’il a accompli en 15 ans !

Quelles actions ont été entreprises par votre association depuis sa création ?

Comme je viens de vous le dire, nous avons créé ce mouvement seulement le 08 Février dernier. Nous sommes en train d’en achever la structuration et l’implantation sur tout le territoire national.

En un mois, 98% de ce travail est fait. Nous le bouclerons entièrement sous peu et à la période de Pâques, nous comptons tenir encore à Yamoussoukro la grande assemblée générale de lancement officiel du mouvement Ado, allons seulement. A cette occasion, nous déroulerons notre programme d’activités de cette année 2025. 

Que pouvez-vous dire aux Ivoiriennes et Ivoiriens qui voudraient s'engager auprès de vous, afin de mener le combat de la mission que votre mouvement s’est assignée ?

Je voudrais dire à toutes nos sœurs ivoiriennes et à tous nos frères ivoiriens que les hommes politiques travaillent d’abord pour nous, populations ivoiriennes.

Ils se sont volontairement et librement engagés en politique pour être à notre service, au service du pays, au service de la nation. Ils font leur travail dans lequel nous ne nous immisçons pas. 

Mais ils doivent nous en rendre des comptes. Parce que c’est quand-même à nous de dire et montrer dans quel type de société nous voulons vivre. C’est à nous de leur dire quel type de vie sociale nous souhaitons les voir promouvoir pour notre meilleur épanouissement et l’avenir de nos enfants.

Nous devons donc « oser » notre Côte d’Ivoire. Que nous osions être ce que nous sommes. Ce pays a toujours été un pays d’accueil, d’hospitalité et d’intégration, c’est comme ça que nous l’aimons tant.

Nous avons passé le cap du brassage, nous devons maintenant aller de l’avant. Franchement et résolument. Premièrement, en retrouvant notre capacité d’indignation absolue et de refus catégorique de toutes actions et de tous propos porteurs de division, de manipulation des populations et de mensonges dans la gestion de la chose publique.

Être tous ensemble vent debout contre toutes actions qui tendent à enflammer à chaque élection notre tissu social. Deuxièmement, qu'on ne regarde que le travail fait et les résultats atteints par les dirigeants que nous nous sommes donnés, et rien d’autre.

Seuls doivent nous préoccuper les projets de société qui nous sont présentés. Troisièmement, que nous Ivoiriens et Ivoiriennes, sortions du fétichisme improductif de la limitation des mandats électoraux.

Quel Président de quelle grande démocratie au monde peut oser aujourd’hui refuser de coopérer ou s’asseoir à la même table de discussions économiques que le Président Chinois ?

Celui-ci n’est pourtant astreint à aucune limitation de son mandat présidentiel.

Et en quoi cela a-t-il empêché la Chine d’être aujourd’hui la seconde grande puissance économique mondiale ?

Les Etats-Unis eux-mêmes ont mis un bon siècle à structurer et stabiliser leur Melting pot avant d’introduire la limitation des mandats présidentiels.

A une période beaucoup plus récente, la France aussi, elle  qui aime à  s’ériger souvent ça et là en donneuse de leçons démocratiques ne connaissait pas dans sa constitution la moindre mention de limitation du mandat présidentiel.

La vérité est que quand un pays a la chance d’avoir à sa tête un Bâtisseur et un stabilisateur, il n’a aucun intérêt à s’en séparer pour faire un saut dans l’inconnu sous la pression de pseudo démocrates ou pseudo panafricains qui ne sont mus que par leurs propres petits intérêts personnels, par leur propre soif du pouvoir.

Nous devons faire barrage à tous ceux-là. Certains d’entre eux ont déjà été au pouvoir, ils ne nous ont rien apporté de constructif.  Des mains humaines écrivent la Constitution, elle n’est pas une parole divine. Le plus important, c'est la souveraineté du peuple.

C'est le peuple qui vote, c’est par son bulletin de vote qu’il doit souverainement décider de reconduire tel ou tel Président autant de fois que lui le peuple le souhaite et c’est aussi par son bulletin de vote que souverainement, il peut décider de répudier tel ou tel Président dès la fin de son premier mandat.

Il faut sortir du diktat d’autres pays ou sociétés qui n’ont pas les mêmes intérêts ni les mêmes réalités que nous. Nous devons pouvoir le dire et l’assumer à la face du monde. C’est notre pays ! Pas celui des autres. Nous ne pouvons pas nous permettre d’aller acheter une bougie pour nous éclairer quand DIEU nous a donné le soleil. 

Cela appelle encore à une révision, je pourrai dire une Constitution qui sera amendée par le peuple ?

Ecoutez, si ça doit appeler à une révision de la Constitution plus tard, eh bien ça c'est l'affaire des politiques et des constitutionnalistes. Nous en tant que citoyens soucieux de l’essentiel qui est le développement harmonieux de notre pays dans la paix et la cohésion sociale, ce que nous regardons, c'est l'intérêt des populations.

C'est l'intérêt de notre nation, de notre pays. Notre pays doit « oser » sa propre souveraineté. Nous estimons que nous n'avons pas vocation à obéir à un quelconque diktat extérieur qui va nous dire à quel moment changer les dirigeants de notre pays ni pour combien de temps ils doivent nous diriger. Faisons confiance à notre peuple et laissons-le libre de faire ses choix quand il veut et pour quelle durée. 

Aujourd'hui regardons autour de nous dans toute la sous-région, ce sont des coups d'État par ici, des djihadistes par là-bas, des terroristes et autres qui massacrent civils et militaires sous des régimes soi-disant venus pour établir plus de sécurité mais qui n’ont d’autre agenda que leur propre pérennité à la tête de leurs pays.

Franchement, nous Ivoiriens ne voyons-nous pas que nous sommes une oasis de paix, de prospérité, de tranquillité dans tout cet environnement-là ? Une oasis enviée, respectée et qui inspire la crainte ! Tout ceci grâce à qui ?

A l'action, au travail et à la maestria du Président Alassane Ouattara. Pourquoi est-ce que nous allons accepter que d’autres viennent nous dire par coquetterie politique, qu’il faut sortir de là et aller à l'aventure ou faire un saut dans l'inconnu ?

Ceux qui n’aiment pas le jaguar, pourquoi n’ont-ils pas au moins l’honnêteté de reconnaître qu’il court plus vite qu’eux ? Qu’il est plus efficace qu’eux ?

Nous, au mouvement Ado, allons seulement, allons militer fortement pour qu'il continue d’œuvrer à l’épanouissement des populations ivoiriennes et au renforcement des infrastructures de développement dont il doté le pays en si peu de temps.

Les querelles politiciennes intestines des années 1993 à 2010 l’ont même trop retardé dans son service au pays. Maintenant ça suffit !

Qu’on le laisse travailler sereinement pour finir en parfaire harmonie ce qu’il a si bien commencé. Peu importe le temps que cela peut durer, l’important ce sont ses résultats pour aujourd’hui et pour l’avenir. Tout cela, nous citoyens ivoiriens libres, allons le dire partout haut et fort.

Les textes, la constitution, les lois et règlements, c’est bien utile en effet pour régenter la société mais ils doivent tenir compte avant tout de la souveraineté du pays, de l’intérêt premier de la nation et de sa population, de l'avenir des générations futures.

Propos recueillis par Ouattara Koffi.