Yamoussoukro : La Fondation Félix Houphouët-Boigny mobilise les acteurs sportifs pour la culture de la paix
Yamoussoukro : La Fondation Félix Houphouët-Boigny mobilise les acteurs sportifs pour la culture de la paix
La Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix et la Direction régionale des Sports de Yamoussoukro unissent leurs efforts pour faire du sport un véritable instrument de paix et de cohésion sociale.
Un séminaire de renforcement des capacités des acteurs sportifs du District autonome de Yamoussoukro s’est ouvert ce mercredi 28 octobre 2026, autour du thème : « Éducation aux valeurs de la culture de la paix par le sport : le sport comme activité physique, espace éducatif, social et citoyen ».
Organisée par la Direction régionale des Sports, avec l’appui institutionnel et technique de la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, cette rencontre de deux jours vise à renforcer les capacités des acteurs du mouvement sportif local afin de faire d’eux des relais actifs de la culture de la paix au sein de leurs clubs, de leurs disciplines et de leurs communautés.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par deux allocutions, celles de la Directrice du département de la recherche de la paix de la Fondation Félix Houphouët-Boigny, Dr Diénéba Doumbia, et du Directeur régional des Sports de Yamoussoukro, N’Cho Anassé.
Prenant la parole en premier, Dr Diénéba Doumbia a souligné le rôle fondamental du sport dans l’éducation des jeunes aux valeurs de paix, de respect, de discipline et de solidarité. Pour elle, le sport ne saurait se limiter à la recherche de la performance ou à l’obtention de résultats. Il constitue également un espace éducatif où s’apprennent le respect des règles, l’acceptation de l’adversaire et le sens de l’engagement collectif.
« La paix n’est pas un mot, c’est un comportement », rappelant ainsi la célèbre pensée du Président Félix Houphouët-Boigny, la Directrice a invité les acteurs sportifs à incarner quotidiennement ces valeurs dans leurs pratiques et leurs rapports avec les jeunes.
Elle a notamment insisté sur la responsabilité des entraîneurs, des athlètes, des dirigeants de clubs et des enseignants d’éducation physique et sportive, dont les comportements influencent directement la jeunesse. À ses yeux, ces acteurs sont bien plus que de simples encadreurs : ils sont des éducateurs et des modèles dont les gestes, les paroles et les attitudes contribuent à façonner les citoyens de demain.
Reconnaissant que certaines compétitions restent marquées par des violences, des rivalités et des contestations, Dr Diénéba Doumbia a appelé à une mobilisation collective pour préserver la vocation première du sport : rassembler les populations au-delà de leurs différences.
Durant les deux journées de travaux, les participants prendront part à quatre communications et trois ateliers consacrés notamment aux valeurs de la culture de la paix dans le milieu sportif, à la transmission des engagements du Manifeste 2000 pour une culture de la paix et de la non-violence porté par l’UNESCO, ainsi qu’à la prévention et à la gestion des violences liées aux compétitions sportives.
L’ambition est de promouvoir un environnement sportif apaisé, inclusif et citoyen, dans lequel les terrains de sport deviennent des lieux d’apprentissage du vivre-ensemble, de la fraternité et du respect mutuel.
À sa suite, le Directeur régional des Sports de Yamoussoukro, N’Cho Anassé, a exprimé sa gratitude aux participants pour leur mobilisation, tout en saluant le partenariat avec la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix. Il a également souligné l’importance de cette initiative pour l’encadrement de la jeunesse et la consolidation de la cohésion sociale dans le District autonome.
Pour le responsable régional des Sports, le renforcement des capacités des acteurs sportifs ne relève pas uniquement d’une exigence technique, mais constitue également un impératif citoyen. Il s’agit, selon lui, de leur donner les outils nécessaires pour intégrer davantage la dimension éducative et pacifique dans la gestion des clubs, l’organisation des activités sportives et l’encadrement des athlètes.
Invitant les participants à prendre une part active aux échanges et aux travaux, N’Cho Anassé a exprimé sa confiance dans leur engagement à faire de cette rencontre un succès. Il a ensuite procédé à l’ouverture officielle du séminaire au nom du Ministre des Sports.
À travers cette initiative, la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix et la Direction régionale des Sports entendent contribuer à l’émergence d’un mouvement sportif davantage engagé dans la prévention des violences et la promotion des valeurs citoyennes.
Au-delà des terrains et des compétitions, le défi est désormais de faire du sport une véritable école de la paix, où la victoire ne se mesure pas seulement aux performances réalisées, mais également à la capacité de chaque acteur à respecter l’autre et à contribuer au vivre-ensemble.
Christ Kemondé

