Gnaliepa / Électrocution présumée : La mort d’un élève de 11 ans suscite de nombreuses questions

Gnaliepa / Électrocution présumée : La mort d’un élève de 11 ans suscite de nombreuses questions

01/06/2026 - 03:52
Gnaliepa / Électrocution présumée : La mort d’un élève de 11 ans suscite de nombreuses questions
Le corps sans vie de Zadi Prince Emmanuel déposé dans ce tricycle à Gnaliepa après le drame

La mort tragique du jeune Zadi Prince Emmanuel, âgé de 11 ans, survenue vendredi au village de Gnaliepa, dans la commune d’Ouragahio, continue de susciter émotion et interrogations au sein de la population.

Une enquête de proximité menée par INFODIRECTE.NET et LE SCOLAIRE a permis de recueillir plusieurs témoignages sur les circonstances de ce drame.

Le lieu du drame – où Zadi Prince Emmanuel a perdu la vie

Selon les informations recueillies auprès de proches de la famille, l’enfant aurait perdu la vie par électrocution alors qu’il manipulait un téléphone portable en charge au domicile de son oncle, M. Vri Claude, à Gnaliepa, localité située sur l’axe Ouragahio-Gagnoa, à environ 16 kilomètres de Gagnoa.

La cousine de la mère de l'enfant décédé

Interrogé par notre équipe, l’oncle de la victime a relaté les faits tels qu’il les a vécus : « Je suis rentré à Gnaliepa en provenance d’Ouragahio. À mon arrivée, j’ai trouvé plusieurs enfants au salon en train de jouer avec un téléphone en charge. 

Je me suis ensuite installé dehors. Quelques instants plus tard, nous avons entendu un bruit. Un enfant est venu m’alerter. Nous avons accouru et trouvé Zadi Prince Emmanuel étendu au sol. Nous avons tenté de lui porter secours avant de l’évacuer au centre de santé.

C’est là que l’infirmier nous a annoncé son décès. Nous n’avons pas informé la police et l’enfant a été enterré le même jour, vers 19 heures », a déclaré M. Vri Claude.

 

Contacté par téléphone, l’infirmier diplômé d’État du Centre de santé rural de Gnaliepa, M. Konan Jean Michel, a confirmé que l’enfant est arrivé à la structure sanitaire sans signe de vie.

« À son arrivée, l’enfant ne présentait plus aucun signe vital. Selon les premières constatations, le décès serait survenu avant son transfert au centre de santé », a-t-il indiqué.

Mme la directrice de l'EPP Gnaliepa 

Au sein de la famille, l’émotion reste vive. La mère de la victime, Mme Gakpo Gnagno Viviane, demeure profondément affectée par la disparition de son fils. Selon sa cousine, Mme Liagro, les proches souhaitent obtenir davantage d’éclaircissements sur les circonstances exactes du drame. « La douleur est immense pour toute la famille. La mère de l’enfant souhaite comprendre ce qui s’est réellement passé », a-t-elle confié.

 

À l’École primaire publique (EPP) de Gnaliepa, où était scolarisé le jeune garçon, enseignants et élèves pleurent la disparition d’un camarade décrit comme calme, respectueux et travailleur.

 

La directrice de l’établissement, Mme Ziega née Daya Ahou Sylvie, lui a rendu hommage : « C’était un enfant discipliné, assidu et respectueux. Sa disparition constitue une grande perte pour notre école. Il était en classe de CM1 au cours de l’année scolaire 2025-2026. Avec une moyenne de 10,45/20, il avait été admis en classe de CM2 pour l’année scolaire 2026-2027. Il occupait le 7e rang de sa classe », a-t-elle souligné.

 

Le chef du village de Gnaliepa, M. Gohourou Sylvain, a également exprimé sa consternation face à ce drame. « Selon les informations portées à notre connaissance, l’enfant aurait été électrocuté alors qu’il manipulait un téléphone portable en charge. Nous invitons les parents à faire preuve d’une plus grande vigilance quant à l’utilisation des appareils électriques par les enfants », a-t-il déclaré.

Au-delà de l’émotion suscitée par ce décès, plusieurs questions continuent d’alimenter les discussions au sein de la communauté.

Les circonstances exactes de l’accident, l’absence de signalement aux services compétents et l’inhumation intervenue quelques heures seulement après le décès nourrissent les interrogations de nombreux habitants.

En attendant d’éventuels éclaircissements, la population de Gnaliepa demeure profondément marquée par la disparition brutale de ce jeune élève, qui venait d’être admis en classe supérieure et dont l’avenir s’annonçait prometteur.

 

DJACK ZOLA