Terreur à Djibi : Un poteau électrique de la CIE s’effondre et transperce la douche d’un habitant
Terreur à Djibi : Un poteau électrique de la CIE s’effondre et transperce la douche d’un habitant
Djibi, le 22 juin 2026, Il était 5h30 ce matin lorsque la quiétude d’Abobo Djibi village a été brutalement brisée. Un poteau basse tension de la Compagnie Ivoirienne d’Électricité (CIE) s’est effondré, terminant sa course spectaculaire sur la toiture de la salle d’eau de la chambre principale de M. Coulibaly Fofana.
Réveillé en sursaut par un bruit assourdissant, un « boom » qui a résonné comme une explosion, Coulibaly Fofana s’est précipité hors de sa maison, pieds nus, en proie à la panique. « Je dormais profondément quand ce vacarme m’a sorti de mon sommeil. J’ai cru que c’était un accident grave. J’ai immédiatement alerté la CIE », raconte-t-il.
Les images de la scène sont impressionnantes et inquiétantes. Le poteau, lourdement incliné, a littéralement perforé le toit en tôle de la petite construction en parpaings.
À l’intérieur de la douche, le spectacle est saisissant : la traverse métallique équipée de ses isolateurs en porcelaine pend dangereusement au-dessus de la pièce, au milieu des carreaux bleus, du lavabo et des seaux encore présents sur le sol carrelé. Des débris de plafond et de terre jonchent le sol, tandis que la lumière du jour s’engouffre par l’ouverture béante créée par l’impact.
Selon les premières constatations, l’effondrement serait lié à l’instabilité du sol, probablement aggravée par l’érosion visible au pied du poteau et aux fortes pluies récentes. Les câbles électriques, encore sous tension au moment des faits, ont rendu la situation particulièrement périlleuse.
Heureusement, la rapidité d’intervention de la CIE a permis d’éviter le pire. Aussitôt alertée, la compagnie a déployé une équipe technique sur les lieux pour sécuriser la zone, couper l’alimentation et prendre en charge l’incident. Aucun blessé ni perte en vie humaine n’a été à déplorer.
Cet incident met une nouvelle fois en lumière les défis liés à la maintenance des infrastructures électriques dans les zones périurbaines et villages environnants d’Abidjan.
Si la réactivité de la CIE est à saluer, cet événement soulève des questions sur la solidité et la stabilité de certains poteaux basse tension exposés aux aléas climatiques.
M. Coulibaly Fofana et sa famille se retrouvent aujourd’hui sans salle d’eau fonctionnelle et dans une situation d’insécurité immédiate. Les autorités et la CIE sont attendues pour une prise en charge rapide des réparations et un accompagnement des sinistrés.
La rédaction reste mobilisée pour suivre l’évolution de cette affaire.
A.Konan
