Retrait des cartes d’électeurs : La CEI appelle à une mobilisation générale à Bondoukou, à trois jours de la fin de l’opération

Retrait des cartes d’électeurs : La CEI appelle à une mobilisation générale à Bondoukou, à trois jours de la fin de l’opération

17/10/2025 - 19:28
Retrait des cartes d’électeurs : La CEI appelle à une mobilisation générale à Bondoukou, à trois jours de la fin de l’opération
Bamba Sindou, commissaire superviseur de la CEI pour les zones du Bounkani et du Gontougo, se félicite du taux de retrait des cartes d’électeur, mais appelle à maintenir la mobilisation jusqu’au 20 octobre

À trois jours de la clôture de l’opération de retrait des cartes d’électeurs, prévue pour le 20 octobre, la Commission Électorale Indépendante (CEI) locale multiplie les efforts de sensibilisation dans le département de Bondoukou.

Photo de famille des officiels avec les participants à la rencontre de sensibilisation, tenue à la préfecture de Bondoukou

Ce vendredi 17 octobre, Bamba Sindou, commissaire superviseur de la CEI pour les zones du Bounkani et du Gontougo, a réuni à Bondoukou les chefs de village, chefs de communauté, responsables de partis politiques, leaders religieux et autres acteurs de la société civile. Objectif : renforcer la mobilisation autour du retrait des cartes et rappeler les règles du scrutin présidentiel du 25 octobre.

« Il est important que chaque électeur aille retirer sa carte pour pouvoir voter. Les documents acceptés sont : la carte nationale d’identité (même expirée), l’ancienne carte d’électeur ou le récépissé d’enrôlement », a rappelé Bamba Sindou.

Organisation du vote : rappels importants

Le commissaire a ensuite précisé les modalités du jour du scrutin : Date du vote : 25 octobre 2025 ; Horaires des bureaux de vote : de 8h à 18h (prolongation possible en cas de retard à l’ouverture) et Pièces exigées : carte d’électeur ou carte nationale d’identité

Selon lui, des mesures prioritaires sont prévues pour les personnes âgées, les femmes enceintes et les mères portant des enfants à bas âge.

 « Il est interdit de faire campagne ou de former des attroupements autour des bureaux de vote », a-t-il insisté.

Des représentants des candidats et des obervateurs

Chaque candidat, a-t-il précisé, doit désigner deux représentants par bureau de vote : un titulaire et un suppléant. Le titulaire doit être présent dans la salle pour être actif, et dûment mandaté par le staff du candidat ou du parti.

« Ces représentants ne doivent en aucun cas bloquer le déroulement du vote. En cas de litige, ils peuvent consigner leurs observations dans le procès-verbal », a précisé Bamba Sindou.

Les observateurs électoraux, quant à eux, doivent présenter une accréditation officielle et ne doivent pas intervenir dans le déroulement du vote.

Déroulement du dépouillement

Le dépouillement commencera à la fermeture du bureau de vote. Il suit un protocole rigoureux : le comptage des signatures sur la liste d’émargement, l’ouverture de l’urne et comptage des bulletins, la lecture à haute voix des votes ainsi que la vérification : chaque bulletin doit porter deux signatures (il n’y aura pas de sticker cette année).

« En cas de surplus de bulletins par rapport au nombre de signatures, les bulletins excédentaires seront écartés », a précisé le commissaire Bamba Sindou.

Les résultats doivent ensuite être : affichés devant le bureau de vote et transmis à la Commission locale, à la Commission centrale, et au Conseil constitutionnel.

Bamba Sindou, commissaire superviseur de la CEI pour les zones du Bounkani et du Gontougo, se félicite du taux de retrait des cartes d’électeur, mais appelle à maintenir la mobilisation jusqu’au 20 octobre

Un droit, pas une obligation – mais un devoir civique

Le commissaire superviseur de la CEI pour les zones du Bounkani et du Gontougo a rappelé que le vote est un droit, mais pas une obligation. Toutefois, personne ne peut empêcher un autre citoyen d’exercer ce droit.

« Si un citoyen ne souhaite pas voter, il en a le droit. Mais il ne peut en aucun cas empêcher d’autres de le faire. Ceux qui s’y risquent seront en infraction avec la loi. Votre liberté s’arrête là où commence celle des autres », a-t-il mis en garde. Il a conclu en appelant à une large participation dans la région du Gontougo.

Appel à la paix et à la responsabilité citoyenne

Prenant la parole à son tour, Kouadio Gbangbo André, préfet de la région du Gontougo et préfet du département de Bondoukou, a lancé un appel à la paix et à la cohésion sociale : « Je constate une certaine maturité dans les comportements. Mais il faut aller plus loin et apprendre à préserver la paix.

La guerre commence dans les esprits. Il faut que les chefs religieux, leaders communautaires et politiques prônent la paix auprès de leurs fidèles. Que cette élection se déroule dans un climat apaisé. »

Patrick KROU, depuis Bondoukou