Protection des détenus d’opinion : Le PPA-CI présente ses propositions
Protection des détenus d’opinion : Le PPA-CI présente ses propositions
Le Parti des peuples africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI) a consacré la 46ᵉ édition de sa tribune, mardi 21 juillet 2026, à son siège de Cocody, à la question des droits de l'homme et de la protection des détenus d'opinion.
Animée par Patrice Kouté, Secrétaire général adjoint et ambassadeur chargé des Droits de l'homme et de la protection des détenus d'opinion, cette rencontre avec la presse a permis au parti de présenter sa vision et ses propositions en matière de respect des libertés fondamentales.
Intervenant sur le thème : « Les droits de l'Homme et la protection des détenus d'opinion en Côte d'Ivoire », Patrice Kouté a rappelé que la défense des droits humains constitue, selon le PPA-CI, un pilier essentiel du Pacte social porté par le président Laurent Gbagbo.
Selon lui, les droits de l'homme transcendent les clivages politiques et idéologiques. Ils concernent aussi bien les gouvernants que les opposants, les citoyens libres que les personnes privées de liberté. Il s'est appuyé sur l'article 2 de la Constitution ivoirienne de 2016, qui consacre le caractère sacré de la personne humaine et l'inviolabilité de ses droits fondamentaux.
Patrice Kouté a soutenu que le respect des droits fondamentaux constitue « le premier indicateur de la qualité d'une démocratie ». Il a rappelé que la Côte d'Ivoire est signataire de plusieurs instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme, notamment la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 et la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples.
Présentant les grandes orientations du troisième pilier du Pacte social, il a énuméré douze principes, parmi lesquels la protection de la dignité humaine, l'accès aux droits sociaux, la liberté d'expression, l'indépendance de la justice, le respect de la Constitution et l'organisation d'élections transparentes. Il a également réaffirmé la position du parti selon laquelle nul ne devrait être emprisonné pour ses opinions politiques.
Abordant la situation carcérale, le conférencier s'est appuyé sur le rapport 2025 de la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH). Il a évoqué la surpopulation des établissements pénitentiaires ivoiriens, estimant que les 34 prisons du pays, prévues pour accueillir environ 9 139 détenus, hébergeraient plus de 27 000 personnes. Il a également souligné les difficultés liées aux infrastructures, à l'accès aux soins, à l'hygiène et à la durée de la détention préventive.
Le PPA-CI affirme par ailleurs que plusieurs de ses militants et sympathisants figurent parmi les personnes détenues depuis les événements d'octobre 2025. Le parti a demandé leur libération, estimant qu'ils sont détenus en raison de leurs opinions politiques.
Face à cette situation, Patrice Kouté a présenté plusieurs propositions contenues dans le troisième pilier du Pacte social, notamment la création d'une veille juridique permanente, l'organisation de visites régulières des établissements pénitentiaires, un dialogue institutionnel avec les autorités compétentes, ainsi que des réformes visant à moderniser le système carcéral ivoirien.
Patrice Kouté a estimé que « la grandeur d'une nation se mesure à la manière dont elle traite les plus vulnérables ». Il a réaffirmé l'engagement du PPA-CI en faveur d'une Côte d'Ivoire fondée sur le respect des droits humains, de l'État de droit et de la dignité de chaque citoyen, avant de répondre aux questions des journalistes.
Ousseni Sawadogo
