L’OFT dévoile les principaux obstacles à la fluidité des transports en Côte d’Ivoire

L’OFT dévoile les principaux obstacles à la fluidité des transports en Côte d’Ivoire

29/07/2026 - 05:28
L’OFT dévoile les principaux obstacles à la fluidité des transports en Côte d’Ivoire
L’OFT dévoile les principaux obstacles à la fluidité des transports en Côte d’Ivoire

La facilitation et la fluidité des transports en Côte d’Ivoire ont été au cœur des échanges entre le secrétaire général de l’Observatoire de la Fluidité des Transports (OFT), Dr Kouyaté Mohamed, et les citoyens, le mardi 28 juillet 2026, à l’occasion de la tribune d’information gouvernementale « Tout savoir sur », organisée par le Centre d’Information et de Communication Gouvernementale (CICG), au Plateau, à Abidjan.

Au cours de cette rencontre, le secrétaire général de l’OFT a présenté les principales conclusions du rapport d’activités 2025 sur l’état de la fluidité des transports en Côte d’Ivoire. Ce document dresse une cartographie de la situation de la fluidité et de la facilitation des transports sur l’ensemble du territoire national.

Selon Dr Kouyaté Mohamed, les difficultés de circulation dans le Grand Abidjan sont principalement observées aux heures de pointe. Elles sont notamment dues aux stationnements anarchiques, à l’occupation illicite des trottoirs ainsi qu’à d’autres comportements contraires au Code de la route.

Sur les axes interurbains, il a indiqué que la fluidité routière est essentiellement affectée par la multiplication des postes de contrôle, le phénomène du racket et les perceptions illicites. Ces pratiques entraînent une hausse des coûts du transport des marchandises, avec des répercussions sur les prix des produits de consommation et le pouvoir d’achat des populations. En 2025, le montant des perceptions illicites a été estimé à 103,68 milliards de FCFA par an.

Abordant le transport maritime, Dr Kouyaté Mohamed a souligné que l’OFT collecte régulièrement des données relatives au temps de séjour des marchandises au port de San Pedro, premier port mondial d’exportation de cacao, afin d’évaluer la célérité des formalités portuaires.

Les résultats enregistrés sont jugés satisfaisants. Le délai moyen est de 6,92 jours à l’export, bien en deçà de la norme maximale de 21 jours, tandis qu’il est de 5,61 jours à l’import, contre une norme de 10 jours.

« Notre structure entend renforcer son dispositif de contrôle du respect de la réglementation nationale et communautaire et conduire des actions en faveur de la lutte contre toutes les entraves à la libre circulation des personnes, des biens et des services », a assuré le secrétaire général.

Dans cette dynamique, l’OFT poursuit les opérations de démantèlement des barrages illégaux et la lutte contre les pratiques anormales sur les corridors routiers.

Il a rappelé qu’un arrêté conjoint des ministres chargés des Transports, de la Défense et de la Sécurité fixe à 33 le nombre de localités autorisées à abriter des postes de contrôle. Tout barrage installé en dehors de ces localités est considéré comme illégal.

« Nous veillons à ce que les sanctions aient un caractère exemplaire, tout en faisant en sorte que ces pratiques ne se reproduisent plus », a-t-il insisté.

Le secrétaire général de l’OFT a également évoqué les initiatives engagées pour moderniser le secteur des transports et réduire son empreinte carbone. Selon lui, le ministère des Transports encourage progressivement le développement d’alternatives aux motorisations thermiques afin de promouvoir une mobilité plus respectueuse de l’environnement.

Pour Dr Kouyaté Mohamed, la fluidité des transports constitue un levier essentiel du développement économique. « Le transport est à l’économie ce que le sang est au corps. La fluidité apporte toute l’accélération nécessaire à l’atteinte des objectifs économiques, sociaux et environnementaux fixés par le Gouvernement », a-t-il expliqué.

Au-delà de ses missions de contrôle et de régulation, l’Observatoire mène également des actions d’information, de sensibilisation et de communication auprès des usagers et de l’ensemble des acteurs du secteur des transports.

Créé le 24 octobre 2001, l’Observatoire de la Fluidité des Transports est chargé du contrôle et de la régulation de l’ensemble des activités et opérations susceptibles de faire obstacle à la fluidité et à la continuité des transports en Côte d’Ivoire.

 

 

Ousseni Sawadogo