Vacances scolaires : Quand les enseignants du privé broient du noir
Vacances scolaires : Quand les enseignants du privé broient du noir
Alors que les élèves savourent la liberté des congés scolaires, une autre réalité, bien plus sombre, se dessine pour des milliers d’enseignants du privé en Côte d’Ivoire.
Ces hommes et femmes, artisans de la réussite aux examens du CEPE, du BEPC et du Baccalauréat, se retrouvent souvent sans revenus pendant les mois de juin, juillet et août.
Durant neuf mois, ils portent à bout de bras la mission d’instruire et de former les futurs citoyens. Leur engagement se traduit par des résultats éclatants aux examens nationaux, au grand bonheur des parents et des fondateurs d’établissements privés. Pourtant, une fois les cours suspendus, leur salaire aussi disparaît.
Sans rémunération, beaucoup d’enseignants du privé sont contraints de multiplier les petits boulots pour subvenir aux besoins de leurs familles.
Certains deviennent vendeurs ambulants, d’autres s’improvisent répétiteurs ou se lancent dans des activités informelles. Ce quotidien précaire contraste avec l’importance de leur rôle dans le système éducatif.
Il est urgent que les autorités compétentes se penchent sur cette situation. Les enseignants du privé ne devraient pas être laissés pour compte, surtout lorsqu’ils contribuent de manière décisive à la formation des générations futures.
Garantir un revenu minimum ou un dispositif de soutien pendant les vacances serait une reconnaissance légitime de leur sacrifice et de leur valeur.
ANGRA Lazare
