Oumé : Face à la colère des jeunes, les autorités suspendent les activités de Qnet
Oumé : Face à la colère des jeunes, les autorités suspendent les activités de Qnet
Une ville peut parfois changer de rythme en quelques heures. À Oumé, commune située à 72 kilomètres de Gagnoa, les conversations ont quitté les maquis et les marchés pour se concentrer sur un seul sujet : Qnet. Depuis plusieurs jours, la gronde monte.
Des jeunes dénoncent de présumés cas d'arnaque et de vol impliquant des personnes se réclamant de cette structure de vente en réseau.
Face à la montée des tensions, les autorités ont choisi d'agir.
Selon une source proche de l'Union de la jeunesse communale d'Oumé (UJCO), une réunion de crise s'est tenue le mardi 21 juillet 2026. Autour de la table : le corps préfectoral, le commissaire de police, les responsables locaux de Qnet ainsi que le président de l'UJCO, Sylla Chik Chikouna. L'objectif était clair : écouter les parties, croiser les informations et éviter les débordements.
Les échanges ont été nourris et les plaintes des populations, particulièrement celles de la jeunesse, ont été examinées avec attention. Au terme de la rencontre, une décision est tombée : les activités de Qnet sont suspendues dans toute la commune d'Oumé jusqu'à nouvel ordre.
La mesure, avant tout préventive, doit permettre aux autorités compétentes de poursuivre les investigations et d'établir les faits dans le calme, tout en préservant l'ordre public.
Dans une ville où la frustration aurait pu dégénérer, le président de l'UJCO a fermement appelé à l'apaisement :
« J'appelle l'ensemble des jeunes d'Oumé au calme, à la retenue et au sens des responsabilités. Nous ne devons en aucun cas céder à la violence, à la vengeance ou à la justice populaire. Laissons les autorités administratives, policières et judiciaires mener leur travail en toute sérénité.
Notre responsabilité est de préserver la paix, de protéger les personnes et les biens, tout en faisant confiance à la justice pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Oumé doit demeurer une ville de dialogue, de cohésion sociale et de respect de l'État de droit », a déclaré Sylla Chik Chikouna.
En lançant cet appel, le leader de la jeunesse entend éviter que les soupçons ne se transforment en affrontements et que l'émotion ne prenne le pas sur la loi.
Cette suspension marque une étape importante, mais pas encore l'épilogue de cette affaire. Les investigations se poursuivent. À Oumé, habitants et jeunes attendent désormais que toute la lumière soit faite sur ce dossier controversé.
DJACK ZOLA
