Patrouilles renforcées à Ouragahio : La stratégie de proximité qui rassure les habitants
Patrouilles renforcées à Ouragahio : La stratégie de proximité qui rassure les habitants
Il est encore tôt. La ville s'éveille à peine. Quelques motocyclistes sillonnent les rues, des commerçants ouvrent leurs boutiques, tandis que d'autres habitants prennent le chemin de leurs activités.
Au détour d'un carrefour, un véhicule de la Police nationale ralentit. Les agents observent les environs, échangent quelques mots avec des riverains, puis reprennent leur ronde. Ici, la sécurité ne se proclame pas ; elle se construit chaque jour sur le terrain.
Depuis plusieurs jours, le Commissariat de police d'Ouragahio intensifie les patrouilles de jour comme de nuit. Une présence visible qui n'échappe pas aux populations.
À la tête de ce dispositif se trouve le commissaire Aka Dadié Brahima, chef de service du Commissariat de police d'Ouragahio. Sur le terrain, les opérations sont supervisées par le lieutenant Kamaté, qui coordonne les équipes déployées dans les différents quartiers de la commune.
Située à 17 kilomètres de Gagnoa, dans le sud-ouest de la Côte d'Ivoire, Ouragahio était, ce mercredi 29 juillet 2026, le théâtre de notre reportage. L'équipe de LE SCOLAIRE et INFODIRECTE.NET s'est rendue sur place afin de constater de visu le travail quotidien des forces de l'ordre. De Gbetro à Baouléboukou, en passant par Dioulabougou, le constat est identique : les policiers sont présents, visibles et pleinement engagés dans leur mission. Les véhicules de patrouille sillonnent les rues, effectuent des arrêts réguliers, échangent avec les habitants et poursuivent leurs rondes avec méthode et professionnalisme.
À Gbetro, derrière le portail de sa concession, Mme Djédjé Solange observe le passage des policiers avec satisfaction.
« Avant, nous étions souvent inquiets à la tombée de la nuit. Aujourd'hui, lorsque nous voyons les policiers passer, nous nous sentons rassurés. Leur présence est importante pour nos familles et pour nos enfants. Nous leur demandons de poursuivre ce travail. »
Quelques rues plus loin, dans le quartier Baouléboukou, les patrouilles suivent le même rythme. Les policiers circulent sans relâche, surveillent les axes les plus fréquentés et assurent une présence dissuasive.
À son domicile, M. Kouakou Kouassi exprime sa reconnaissance.
« Une ville est paisible lorsque sa police est proche de sa population. Depuis que ces patrouilles sont devenues régulières, nous constatons une plus grande sérénité dans notre quartier. Nous remercions le commissaire Aka Dadié Brahima, le lieutenant Kamaté ainsi que l'ensemble des policiers pour leur engagement quotidien. »
Notre équipe poursuit ensuite son immersion jusqu'au quartier Dioulabougou. Là encore, les sirènes restent silencieuses. Les forces de l'ordre privilégient la proximité, l'observation et le dialogue avec les populations. Une approche qui semble porter ses fruits.
Rencontré devant son domicile, M. Coulibaly Lacina rappelle que la sécurité est une responsabilité partagée.
« La sécurité ne dépend pas uniquement de la police. Nous devons aussi jouer notre rôle. Lorsqu'un citoyen signale un comportement suspect, il contribue à la protection de toute la communauté. Les policiers font leur travail ; à nous de les accompagner. »
Au terme de cette immersion, une évidence s'impose : derrière chaque patrouille qui parcourt les rues d'Ouragahio se cache une mission essentielle, celle de protéger les personnes, sécuriser les biens et préserver la tranquillité publique. Cette présence quotidienne, impulsée par le commissaire Aka Dadié Brahima et coordonnée sur le terrain par le lieutenant Kamaté, consolide progressivement le lien de confiance entre la Police nationale et les populations.
À Ouragahio, la sécurité ne se mesure pas uniquement au nombre de patrouilles effectuées. Elle se lit également dans le regard rassuré des habitants, dans le calme retrouvé des quartiers et dans cette confiance renouvelée entre les citoyens et les forces de l'ordre qui veillent, jour et nuit, sur leur sécurité.
DJACK ZOLA
