Ouragahio : L’UFDCEM tend la main aux sourds-muets et mise sur leur autonomisation

Ouragahio : L’UFDCEM tend la main aux sourds-muets et mise sur leur autonomisation

19/08/2026 - 10:55
Ouragahio : L’UFDCEM tend la main aux sourds-muets et mise sur leur autonomisation
Ouragahio : L’UFDCEM tend la main aux sourds-muets et mise sur leur autonomisation

Dans le quartier Bété, à Ouragahio, à 17 kilomètres de Gagnoa, une visite pas comme les autres a eu lieu ce mardi. L’ONG UFDCEM est allée à la rencontre des personnes sourdes et malentendantes de la localité, avec une ambition claire : écouter leurs préoccupations et réfléchir avec elles à des solutions durables.

Plus qu’une simple opération de distribution, cette initiative se voulait avant tout un moment d’échange et d’écoute. La délégation de l’ONG UFDCEM était conduite par Tchebaud Richard, agent de l’organisation et représentant du président du conseil d’administration (PCA).

Du riz et de l’huile pour répondre aux besoins immédiats

L’ONG n’est pas venue les mains vides. Des sacs de riz et des bidons d’huile ont été remis aux bénéficiaires, en guise de soutien face à certains besoins du quotidien.

Mais pour Tchebaud Richard, ce geste de solidarité ne constitue qu’une première étape. L’objectif est surtout de mieux comprendre les réalités vécues par les personnes sourdes et malentendantes afin de leur proposer, à terme, un accompagnement adapté.

« Nous sommes venus à la rencontre de nos frères et sœurs sourds et malentendants pour connaître leurs besoins réels, écouter leurs préoccupations et voir comment l’ONG UFDCEM peut les accompagner. Nous remercions sincèrement nos partenaires qui ont permis que cette visite puisse voir le jour. Les dons de riz et d’huile sont un geste de solidarité, mais nous savons que les besoins sont beaucoup plus importants », a-t-il expliqué.

Un appel pour des actions durables

Au-delà de l’aide alimentaire, l’ONG souhaite désormais mobiliser davantage de partenaires afin de favoriser l’autonomisation des bénéficiaires.

« Nous lançons un appel aux personnes de bonne volonté et aux partenaires financiers afin qu’ils nous accompagnent dans la mise en œuvre d’actions concrètes pour l’autonomisation des personnes sourdes et malentendantes. Il faut notamment penser à la formation, aux activités génératrices de revenus et à l’acquisition de moyens qui leur permettront de devenir véritablement autonomes », a plaidé le représentant de l’UFDCEM.

Cette orientation traduit une volonté de dépasser l’assistance ponctuelle pour privilégier des solutions susceptibles de produire des effets durables.

Les bénéficiaires réclament la formation et l’emploi

Du côté des bénéficiaires, l’initiative a été accueillie avec reconnaissance. Lydie Edwige Ohoupo, bénéficiaire et porte-parole des personnes sourdes et malentendantes, a salué le geste de l’ONG et exprimé les principales attentes de la communauté.

« Nous remercions sincèrement l’ONG UFDCEM et ses partenaires pour cette visite et pour les dons de riz et d’huile. Ce geste nous va droit au cœur. Il nous montre que nous ne sommes pas oubliés. Nous souhaitons que cette visite soit le début d’une collaboration durable. Nous avons besoin de formation, d’apprentissage de métiers et d’activités génératrices de revenus afin de pouvoir travailler, subvenir à nos besoins et devenir autonomes », a-t-elle déclaré.

De la solidarité à l’autonomisation

La rencontre d’Ouragahio aura ainsi permis de répondre à deux enjeux : apporter une aide immédiate aux bénéficiaires et ouvrir le dialogue sur leur avenir.

Derrière les sacs de riz et les bidons d’huile se dessine en effet une revendication plus profonde : celle de pouvoir accéder à la formation, apprendre un métier, travailler, entreprendre et disposer de revenus permettant de vivre dignement.

Pour l’ONG UFDCEM, cette visite constitue donc une première étape dans la compréhension des réalités vécues par les personnes sourdes et malentendantes à Ouragahio. Elle pourrait déboucher sur des actions en faveur de la formation professionnelle, de l’emploi et des activités génératrices de revenus.

À Ouragahio, la solidarité a commencé par un don. L’enjeu, désormais, est de la transformer en opportunités et en véritable autonomie.

 

DJACK ZOLA