Gôh : à Gagnoa, les OSC passent à l’heure du numérique

Gôh : à Gagnoa, les OSC passent à l’heure du numérique

28/08/2026 - 05:19
Gôh : à Gagnoa, les OSC passent à l’heure du numérique
Gôh : à Gagnoa, les OSC passent à l’heure du numérique

Dans la grande salle du Conseil National des Droits de l'Homme de Côte d'Ivoire (CNDH), à Gagnoa, ce jeudi 27 août 2026, les téléphones sont sortis, les regards tournés vers les écrans. Au menu des échanges : plateforme digitale, communication, financement, campagnes et plaidoyer.

Ici, pas de longs discours théoriques. Les organisations de la société civile (OSC) sont réunies pour apprendre à mieux exploiter les outils numériques et à adapter leurs méthodes de travail aux réalités actuelles.

C’est tout l’objectif de la session organisée dans le cadre du Projet d’appui à la société civile en Côte d’Ivoire (PASCI). La rencontre, destinée aux OSC membres du CRASC-SUD dans la région du Gôh, vise à renforcer leurs capacités et à favoriser une meilleure appropriation de la plateforme digitale mise à leur disposition.

Autour de la table se trouvent notamment M. Paul Gbanfrein, coordonnateur du PASCI pour le compte du CERAP, M. Ahouri Innocent, webmaster du CERAP, M. Ayemou Romiadé, consultant en communication et médias, ainsi que M. Diarrassouba, délégué du CRASC-SUD dans la région du Gôh.

Les responsables de l’ONG UFDCEM, point focal de Grand-Ouragahio, prennent également part aux travaux.

Un nouvel outil, de nouvelles possibilités

La plateforme digitale constitue le principal outil au cœur de cette rencontre.

Pour les OSC, l’enjeu est double : être mieux organisées et mieux connectées, mais aussi faire connaître davantage leurs actions auprès des communautés et des partenaires.

Une organisation peut intervenir dans un village, accompagner une communauté, mener une campagne ou défendre une cause. Mais sans une communication efficace, son action peut rester peu visible.

Le numérique peut contribuer à changer cette situation.

Les participants sont ainsi sensibilisés à l’utilisation de la plateforme, mais également aux possibilités d’accompagnement technique et financier, aux stratégies de communication, aux campagnes de sensibilisation et aux techniques de plaidoyer.

Pour M. Paul Gbanfrein, le renforcement des capacités doit permettre aux OSC de mieux assumer leur rôle au sein des communautés.

« À travers cette activité, nous voulons donner aux organisations de la société civile les moyens de mieux utiliser les outils numériques, de renforcer leur visibilité et de développer leurs capacités en matière de campagnes et de plaidoyer. Notre objectif est de les accompagner afin qu’elles puissent jouer pleinement leur rôle au sein des communautés », explique-t-il.

Le CRASC-SUD veut aller plus loin

 

Dans la salle, les échanges se poursuivent autour des possibilités offertes par la plateforme.

Pour M. Diarrassouba, délégué du CRASC-SUD dans la région du Gôh, cette formation représente une opportunité pour les organisations locales.

« Cette formation est une véritable opportunité pour les OSC du Gôh. Nous devons nous approprier la plateforme digitale afin de mieux communiquer, partager nos expériences et rendre nos actions plus visibles auprès des communautés et de nos partenaires », souligne-t-il.

Le message est clair : la plateforme ne doit pas rester un simple outil présenté au cours d’une formation. Elle doit devenir un véritable instrument de travail au quotidien.

L’UFDCEM entend saisir l’occasion

Présente aux travaux, l’ONG UFDCEM, point focal de Grand-Ouragahio, entend également tirer profit de cette initiative.

Son PCA considère le renforcement régulier des capacités comme une nécessité pour les organisations qui souhaitent rester efficaces.

« Une organisation de la société civile ne peut être véritablement efficace si elle ne renforce pas régulièrement les capacités de ses responsables. Aujourd’hui, le numérique est devenu un outil incontournable pour communiquer, sensibiliser, mobiliser les communautés et mener efficacement nos actions de plaidoyer », affirme-t-il.

Le constat est donc posé : la société civile évolue et ses méthodes de travail doivent suivre cette transformation.

À Gagnoa, le PASCI entend ainsi rapprocher davantage les OSC des outils numériques et les aider à mieux les intégrer dans leurs activités. Car l’action de terrain ne suffit plus. Il faut également savoir communiquer, mobiliser, convaincre et surtout rendre visibles les initiatives menées au bénéfice des communautés.

Au terme de la formation, les participants repartent avec de nouvelles connaissances, mais aussi avec une responsabilité : faire vivre ces outils sur le terrain et transformer le numérique en véritable levier d’action au service des communautés.

 

DJACK ZOLA