Mme Ange Eric Kouassi, Présidente de la Fédération des associations pour le rayonnement de la Côte d'Ivoire " Nous sommes bâtisseurs de ponts entre la Côte d'Ivoire et le reste du monde"
Mme Ange Eric Kouassi, Présidente de la Fédération des associations pour le rayonnement de la Côte d'Ivoire " Nous sommes bâtisseurs de ponts entre la Côte d'Ivoire et le reste du monde"
Chers compatriotes,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis de la Côte d'Ivoire,
En ce 66ᵉ anniversaire de l'indépendance de notre chère Côte d'Ivoire, je voudrais adresser, au nom de la diaspora ivoirienne et en mon nom propre, mes vœux de paix, d'unité et de prospérité à l'ensemble de notre Nation.
Cette journée nous rappelle le courage de nos aînés, les sacrifices consentis pour notre liberté et la responsabilité qui nous incombe de bâtir une Côte d'Ivoire toujours plus forte, plus juste et plus solidaire.
Aujourd'hui, la Côte d'Ivoire confirme son rôle de locomotive économique en Afrique de l'Ouest. La croissance demeure soutenue, les investissements se poursuivent, les infrastructures se modernisent et notre pays attire de plus en plus de partenaires internationaux. Cette dynamique est porteuse d'espoir pour notre jeunesse et pour l'ensemble de la Nation.
Toutefois, le développement économique ne peut être durable sans cohésion sociale, sans confiance entre les citoyens et sans un engagement constant en faveur du dialogue, de la justice et de la paix. Chacun de nous porte une responsabilité : préserver l'unité de notre pays et faire vivre les valeurs de tolérance, de respect et de fraternité qui fondent la République.
Dans cette ambition, la diaspora ivoirienne occupe une place stratégique.
Nous ne sommes plus seulement des Ivoiriens vivant à l'étranger. Nous sommes des ambassadeurs de notre pays, des créateurs de valeur, des investisseurs, des entrepreneurs, des chercheurs, des professionnels et des bâtisseurs de ponts entre la Côte d'Ivoire et le reste du monde.
Chaque année, la diaspora contribue de manière significative au développement national, non seulement par les transferts financiers vers les familles, mais aussi par les investissements, le partage d'expertise, l'innovation, les partenariats économiques et le rayonnement culturel de notre pays. Les initiatives récentes visant à orienter davantage ces ressources vers des projets productifs montrent que cette contribution est désormais reconnue comme un véritable levier de transformation économique.
Aujourd'hui, je souhaite attirer l'attention sur une composante essentielle de notre pays : la diaspora ivoirienne.
Des millions d'Ivoiriens vivent à travers le monde. Ils sont chercheurs, entrepreneurs, médecins, ingénieurs, enseignants, artistes, étudiants, ouvriers ou cadres. Chaque jour, ils portent haut les couleurs de notre pays, contribuent au rayonnement de la Côte d'Ivoire et acquièrent des compétences, des expériences et des réseaux qui constituent une richesse inestimable pour notre développement.
Au-delà des transferts financiers qui soutiennent de nombreuses familles, la diaspora investit, crée des entreprises, favorise les échanges économiques, promeut notre culture et représente un formidable pont entre la Côte d'Ivoire et le reste du monde.
Pourtant, malgré cette contribution, beaucoup de nos compatriotes de l'extérieur ont le sentiment d'être insuffisamment associés à la vie nationale.
Lorsque nous revenons au pays, nous avons parfois le sentiment d'être des étrangers dans notre propre patrie. Les démarches administratives sont souvent complexes, notre expertise est rarement sollicitée, et notre participation aux grandes décisions concernant l'avenir de la Nation demeure limitée. Nous n'aspirons pas à des privilèges.
Nous demandons simplement à être pleinement reconnus comme des citoyens à part entière, avec les mêmes droits, les mêmes devoirs et les mêmes possibilités de contribuer au développement de notre pays. La diaspora ne souhaite pas observer la Côte d'Ivoire de loin. Elle souhaite participer, construire, investir, transmettre son savoir-faire et accompagner les politiques publiques dans un esprit de partenariat et de responsabilité.
J'en appelle donc respectueusement aux pouvoirs publics afin qu'ils engagent une véritable politique d'inclusion de la diaspora. Il est temps de créer des mécanismes permanents de concertation, de faciliter les investissements des Ivoiriens de l'extérieur, de mieux prendre en compte leurs préoccupations et de leur offrir une place réelle dans les instances de réflexion et de décision. Une nation moderne est une nation qui sait mobiliser toutes ses forces, où qu'elles se trouvent.
La diaspora n'est pas une périphérie de la République ; elle est une extension de la Nation. Elle constitue un levier stratégique pour l'innovation, la diplomatie économique, le transfert de compétences et l'attractivité de notre pays.
En cette fête de l'indépendance, faisons le choix d'une Côte d'Ivoire qui rassemble tous ses enfants, qu'ils vivent à Abidjan, Bouaké, Korhogo, San Pedro, Man ou à Paris, Londres, Montréal, New York, Johannesburg ou ailleurs dans le monde.
Notre attachement à la Côte d'Ivoire ne connaît ni distance ni frontière. Nous sommes Ivoiriens. Nous aimons notre pays. Nous croyons en son avenir. Et nous sommes prêts à prendre toute notre place dans la construction de la Côte d'Ivoire de demain.
Vive la diaspora ivoirienne.
Vive l'unité nationale.
Vive la République.
Bonne fête de l'Indépendance à toutes les Ivoiriennes et à tous les Ivoiriens.
Et vive la Côte d'Ivoire.
