Paralysie cérébrale : Bouaké au cœur d’une campagne de sensibilisation du 6 au 9 octobre
Paralysie cérébrale : Bouaké au cœur d’une campagne de sensibilisation du 6 au 9 octobre
La 5e édition de la Journée internationale de la paralysie cérébrale se tiendra autour du thème « J’aime mon enfant IMC, comprendre, accepter et agir ». L’annonce a été faite samedi 12 septembre 2026, au Palm Club Hôtel de Cocody, par la présidente de l’ONG Cœur de Maman Amour d’Enfant, Marcelle Gbahou.
L’organisation prévoit, à cette occasion, une tournée de sensibilisation qui débutera à Bouaké, du 6 au 9 octobre, avant de s’étendre à d’autres villes du pays, notamment Korhogo et San-Pédro.
Pendant quatre jours à Bouaké, des séances d’information et de dépistage, des conférences avec des spécialistes ainsi que des rencontres et activités de sensibilisation sont prévues.
Ces initiatives visent notamment à mieux informer les familles, lutter contre les préjugés et promouvoir l’inclusion des personnes vivant avec une paralysie cérébrale.
À travers cette campagne, l’ONG Cœur de Maman Amour d’Enfant entend également attirer l’attention sur les difficultés auxquelles sont confrontés les enfants vivant avec une paralysie cérébrale et leurs familles.
Marcelle Gbahou a appelé à mettre fin aux discriminations dans les centres de santé et les écoles ainsi qu’à l’isolement et à la stigmatisation sociale.
« Trop de souffrance, ça suffit ! Trop de mépris, ça suffit ! Trop d’isolement, ça suffit ! », a-t-elle martelé, invitant les familles à renforcer leur accompagnement des enfants concernés. Elle a notamment insisté sur le rôle des parents, particulièrement des pères, dans la prise en charge et le soutien affectif de leurs enfants.
L’ONG Cœur de Maman Amour d’Enfant est née d’un groupe d’échanges constitué initialement de trois mamans d’enfants vivant avec une paralysie cérébrale.
Selon sa présidente, l’organisation a progressivement étendu ses activités d’Abidjan à plusieurs localités de l’intérieur du pays et accompagne aujourd’hui plus de 300 enfants vivant avec une paralysie cérébrale.
La création de l’ONG trouve son origine dans l’histoire de Gbahou fils Boya Askel Esdras, un enfant vivant avec une paralysie cérébrale depuis dix ans. Présenté comme une source d’inspiration, Esdras a contribué à susciter cette mobilisation en faveur des enfants concernés.
Pour Marcelle Gbahou, l’objectif est de faire évoluer le regard porté sur la paralysie cérébrale et de favoriser une société davantage fondée sur la solidarité, l’accompagnement et l’inclusion.
L’ONG souhaite notamment que les enfants concernés puissent bénéficier des soins, de l’assistance, de l’éducation et de l’affection nécessaires à leur développement.
À l’occasion du lancement de cette 5e édition, un appel a été lancé à la Première Dame de Côte d’Ivoire, aux ministères de la Santé, de la Famille, de la Femme et de l’Enfant et de la Solidarité, ainsi qu’aux entreprises, fondations et ONG nationales et internationales, afin qu’ils soutiennent cette initiative.
La présidente de l’ONG a également sollicité l’engagement des médias dans cette campagne de sensibilisation.
Selon elle, les journalistes constituent un relais essentiel pour informer les populations, contribuer à faire évoluer les mentalités et réduire les barrières liées à l’ignorance et aux préjugés.
La cérémonie a enfin été marquée par la présence de plusieurs soutiens de l’initiative, notamment Coach Ziedou, invité spécial, Coach Atta, marraine des mamans, et Coach Mada, marraine des enfants IMC.
Un message d’espoir a été adressé aux personnes vivant avec une paralysie cérébrale : « rêvez, entreprenez et gagnez ».
Ousseni Sawadogo
