Lutte contre l’orpaillage clandestin en Afrique : Les journalistes du continent unissent leurs forces

Lutte contre l’orpaillage clandestin en Afrique : Les journalistes du continent unissent leurs forces

14/08/2026 - 19:08
Lutte contre l’orpaillage clandestin en Afrique : Les journalistes du continent unissent leurs forces
Lutte contre l’orpaillage clandestin en Afrique : Les journalistes du continent unissent leurs forces

Face à la progression de l’orpaillage clandestin et à ses conséquences sur les ressources naturelles, une nouvelle dynamique de mobilisation prend forme avec la mise en avant de l’Union des journalistes contre l’orpaillage clandestin en Afrique (UJCOCA), présidé par le journaliste professionnel Serge Amany.

A l'issue de l'Assemblée générale constitutive qui s'est tenue le jeudi 13 août 2026, il a sonné l'alarme. "Cette initiative entend fédérer les professionnels des médias africains autour d’un objectif commun : informer, sensibiliser et mobiliser les populations, investisseurs et les décideurs, contre les pratiques d’exploitation minière clandestines qui fragilisent les écosystèmes africains. Or, il s'agit de protéger l’eau, les forêts, les sols et les communautés, notamment les femmes et les enfants.

Plus loin. Le conférencier, avec force et détermination, a indiqué que l’orpaillage clandestin constitue aujourd’hui une préoccupation environnementale et sociale majeure, dans plusieurs régions africaines.

La dégradation des cours d’eau, la destruction des espaces forestiers, la pollution des sols et les risques qui pèsent sur les journalistes africains, appellent à une mobilisation collective.

Car l’orpaillage clandestin menace durablement la mise en oeuvre du Programme national de développement (PND), si cher aux chefs d'Etat africains en général et le Président de la République de Côte d'Ivoire SEM Alassane Ouattara.

Selon, Serge Amany, président Afrique de l'UJCOCA, le rôle du journaliste ne doit pas se limiter à constater les dégâts. Il doit aussi contribuer à faire comprendre les enjeux, donner la parole aux acteurs et aux populations concernées, documenter les réalités du terrain, protéger et défendre les investisseurs et opérateurs économiques, afin de promouvoir des solutions curatives et préventives durables. "Tous contre l’orpaillage clandestin qui pollue nos eaux et menace notre survie sur Terre" a lancé le président Serge Amany, visiblement exacerbé par ce phénomène et le mutisme ou l'impuissance étonnante des acteurs légaux et de la tolérance dommageable de l'administration.

À travers cette union, les journalistes souhaitent renforcer la couverture médiatique des questions liées à l’environnement, à l’exploitation des ressources minières et au développement durable.

Par des reportages de terrain, enquêtes journalistiques, émissions de sensibilisation, interviews, spots et campagnes médiatiques, constituent autant d’outils pour faire de l’information un véritable levier de changement, a indiqué le président Amany.

Pour lui, l’enjeu est également de favoriser le dialogue entre les médias, les pouvoirs publics, les experts, les organisations de la société civile, les communautés locales, les opérateurs économiques, investisseurs et les acteurs du secteur minier. Pour lui, vu l'ampleur du phénomène, une mobilisation africaine s'impose, car la situation est similaire et préoccupante sur tout le continent.

" Le problème est global mais il faut agir localement" a-t-il préconisé avant d’ajouter :  "L’ambition affichée dépasse les frontières nationales. L’Union entend inscrire son action dans une dynamique africaine, car les conséquences environnementales de l’orpaillage clandestin ne s’arrêtent pas aux frontières.

L’Afrique doit pouvoir exploiter ses ressources sans sacrifier ses ressources en eau, ses forêts et l’avenir de ses générations futures" a-t-il insisté.

Cette mobilisation des journalistes se veut donc un appel à la responsabilité collective pour mieux informer, mieux protéger, mieux sensibiliser pour mieux agir, au profit de l'environnement, des populations, et des opérateurs économiques agréés et légaux.

NABINTOU CISSE