Bouaké : Un bar fermé pour sa présence dans le même immeuble qu’un collège
Bouaké : Un bar fermé pour sa présence dans le même immeuble qu’un collège
Un bar installé dans le même immeuble qu’un établissement scolaire a été fermé dans la soirée du lundi 5 octobre 2026, au quartier Air-France 2, à Bouaké.
L’opération a été menée par les agents de la Direction régionale du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, sur instruction du directeur régional et du procureur de la République, avec l’appui des forces de l’ordre.
Selon les autorités, l’intervention fait suite à des signalements de populations qui dénonçaient la présence de cet espace de vente et de consommation d’alcool et de cigarettes dans le même immeuble qu’un collège privé.
Sur place, les agents ont procédé au constat des faits avant de fermer le bar et de saisir différents produits, notamment des boissons alcoolisées, des cigarettes ainsi que du matériel destiné à la consommation de tabac.
Présent lors de l’opération, N’Guessan Bernard, directeur régional adjoint du ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat à Bouaké, a justifié cette intervention par la nécessité de protéger les élèves.
« Nous nous sommes retrouvés ici ce soir pour constater l’existence d’un espace de vente d’alcool et de consommation de cigarettes dans un collège privé. Nous sommes tous scandalisés et cela est inacceptable », a-t-il déclaré.
Il a notamment fait référence aux dispositions réglementaires relatives aux débits de boissons et à la lutte contre l’alcoolisme, estimant que la présence d’un tel établissement dans un environnement scolaire n’était pas acceptable.
Le responsable a par ailleurs expliqué que les services du Commerce n’avaient pas connaissance de l’existence de ce bar avant les signalements des populations.
« C’est sur indication de la population, qui ne supporte pas cette présence et la commercialisation d’alcool à proximité ou dans l’enceinte de l’école, que le directeur régional a été saisi. Il a saisi le procureur de la République et c’est sur leurs instructions que nous nous retrouvons ici ce soir pour procéder à la fermeture du local », a-t-il expliqué.
La fermeture administrative pourrait être suivie de sanctions judiciaires. Selon N’Guessan Bernard, les responsables de l’établissement ainsi que les gérants du bar seront convoqués par les services de police afin d’être entendus.
« La suite sera donnée par le procureur de la République », a-t-il précisé, ajoutant que les sanctions administratives prévues par la réglementation seront également appliquées, notamment la saisie des produits, la fermeture de l’établissement et d’éventuelles sanctions pécuniaires.
Du côté du collège privé Les Leaders, cette décision est accueillie avec soulagement. Koné Valéry, directeur des études adjoint de l’établissement, estime que la présence de ce bar constituait une source de préoccupation pour l’école et ses apprenants.
Selon lui, lorsque l’établissement scolaire a commencé à dispenser ses cours sur le site en 2016, le local était destiné à devenir un restaurant. Mais, après une période de fermeture, il a finalement été transformé en bar.
« Vraiment, cette décision de fermeture va nous soulager parce que ça ne présentait pas bien. Nous sommes tous informés, en tant qu’acteurs de l’école, qu’on ne peut pas cohabiter avec des maquis et des bars. Il y avait un déphasage avec la loi, car nous avons des centaines d’élèves dans notre école », a-t-il déclaré.
Pour les responsables de l’établissement, la fermeture de ce bar devrait ainsi contribuer à préserver un environnement plus adapté à l’apprentissage et à la sécurité des centaines d’élèves qui fréquentent le collège.
F A A
