Orpaillage clandestin : Dihignité Dah Sansan appelle à soutenir la lutte et à éviter les jugements prématurés

Orpaillage clandestin : Dihignité Dah Sansan appelle à soutenir la lutte et à éviter les jugements prématurés

12/09/2026 - 07:58
Orpaillage clandestin : Dihignité Dah Sansan appelle à soutenir la lutte et à éviter les jugements prématurés
Orpaillage clandestin : Dihignité Dah Sansan appelle à soutenir la lutte et à éviter les jugements prématurés

La lutte contre l’orpaillage clandestin continue de susciter des réactions en Côte d’Ivoire. Face aux préoccupations liées aux conséquences environnementales et sociales de cette activité, le président de la Mission des Consciences Citoyennes (MICOCI), Dihignité Dah Sansan, a réaffirmé le soutien de son organisation aux actions engagées par l’État.

Pour le président de la MICOCI, les opérations menées par les forces de défense et de sécurité témoignent d’une volonté réelle de lutter contre l’orpaillage clandestin. « Il faut saluer et encourager l’État de Côte d’Ivoire pour les initiatives qui sont prises aujourd’hui », a-t-il déclaré, en évoquant notamment les actions de la gendarmerie, de la police et de l’armée.

Dihignité Dah Sansan estime que cette activité constitue une menace pour l’environnement et les ressources naturelles. Selon lui, l’orpaillage clandestin « nuit à notre écosystème, à nos ressources en eau et, en définitive, à la vie ».

Dans cette dynamique, le président de la MICOCI appelle à éviter toute politisation de la question. « Il y a des questions qu’il faut éviter de politiser », a-t-il insisté, assurant que la société civile entend accompagner l’État dans cette lutte.

Appel à laisser la procédure suivre son cours

Dihignité Dah Sansan invite également à la prudence concernant les accusations et les éventuelles responsabilités évoquées dans le cadre de la lutte contre l’orpaillage clandestin. Il estime que les procédures doivent aller jusqu’à leur terme avant tout jugement.

« S’agissant notamment de la question de la chaîne de commandement et de certaines personnalités qui seraient au-devant de tout cela, il faut laisser la procédure suivre son cours », a-t-il déclaré.

Pour lui, la justice, la gendarmerie, la police et l’armée doivent pouvoir mener leur travail sans subir de pression liée aux débats politiques. « Il faut mettre les critiques de côté et laisser le processus aller jusqu’au bout », a-t-il ajouté.

Le président de la MICOCI considère ainsi que les éventuelles responsabilités pourront être établies à l’issue des procédures engagées. « À la fin, on verra », a-t-il résumé, appelant, pour l’heure, à encourager les initiatives de l’État.

La MICOCI disposée à accompagner l’État

Au-delà du soutien aux opérations en cours, la MICOCI entend participer aux efforts visant à réduire durablement l’orpaillage clandestin.

Dihignité Dah Sansan a réaffirmé la disponibilité de son organisation à accompagner l’État « afin de régulariser la situation et de mettre hors d’état de nuire tous ces orpailleurs clandestins ».

Il a également insisté sur les conséquences de cette activité sur l’environnement et l’agriculture. L’orpaillage clandestin, selon lui, menace notamment la qualité des ressources en eau et peut avoir des répercussions sur les produits agricoles tels que le riz, les tomates, le café et le cacao.

« Aujourd’hui, les rivières sont empoisonnées, ainsi que notre qualité de vie », a-t-il déploré, souhaitant que la question de l’orpaillage clandestin puisse être durablement résolue.

Cinq ans d’engagement pour la conscience citoyenne

Dihignité Dah Sansan a par ailleurs rappelé que la problématique de l’orpaillage clandestin figure parmi les préoccupations ayant conduit à la création de la MICOCI.

L’organisation s’est également intéressée à trois autres axes : l’emploi des jeunes, l’immigration clandestine et la défense de la République et de ses valeurs.

Après cinq années d’existence, la MICOCI entend dresser le bilan de ses actions et préparer une assemblée générale.

Cette rencontre devrait permettre, selon son président, de faire le point sur les quatre axes de travail de l’organisation et de réaffirmer sa volonté de poursuivre ses actions en faveur de la conscience citoyenne au cours des cinq prochaines années.

L’assemblée générale sera ainsi l’occasion de revenir sur les cinq années d’existence de la MICOCI et sur les différentes questions auxquelles l’organisation dit avoir accordé une attention particulière.

 

 

Ousseni Sawadogo