Yopougon : Une mère réclame justice pour sa fille de 6 ans après des faits présumés de brûlures à Abidjan

Yopougon : Une mère réclame justice pour sa fille de 6 ans après des faits présumés de brûlures à Abidjan

04/10/2026 - 17:22
Yopougon : Une mère réclame justice pour sa fille de 6 ans après des faits présumés de brûlures à Abidjan
Yopougon : Une mère réclame justice pour sa fille de 6 ans après des faits présumés de brûlures à Abidjan

YOPOUGON – Une mère de famille, Zadi Ruth, réclame que toute la lumière soit faite sur les circonstances dans lesquelles sa fille Z.D.N., âgée de 6 ans, aurait subi de graves brûlures aux deux mains alors qu’elle séjournait auprès de son père à Abidjan, pendant les congés scolaires précédant la rentrée 2026-2027.

Élève admise en classe de CP2 à l’EPP Bodocipa, dans la commune d’Ouragahio, située à environ 17 kilomètres de Gagnoa, dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire, la fillette aurait été victime des faits le 28 août 2026, selon les éléments médicaux communiqués à notre rédaction.

Selon le témoignage de sa mère, les faits impliqueraient une personne identifiée par les initiales M.L. Zadi Ruth affirme que les mains de son enfant auraient été plongées dans de l’eau très chaude, occasionnant d’importantes brûlures.

Une mère informée de la situation

Zadi Ruth explique avoir été alertée le 27 août 2026, à la suite d’un appel téléphonique l’informant qu’un grave incident venait de se produire concernant sa fille.

Depuis, la mère affirme avoir entrepris différentes démarches afin de comprendre les circonstances exactes dans lesquelles l’enfant aurait été blessée.

Elle dit également souhaiter que les autorités compétentes puissent établir les éventuelles responsabilités.

« Je suis une mère profondément bouleversée par ce qui est arrivé à ma fille. Le 27 août 2026, j’ai reçu un appel qui m’a annoncé cette terrible nouvelle. Depuis ce jour, je cherche à comprendre exactement ce qui s’est passé. Je demande simplement que toute la lumière soit faite et que justice soit rendue à mon enfant. Je fais confiance aux autorités compétentes pour établir la vérité et situer les responsabilités », a confié Zadi Ruth.

Le certificat médical fait état de brûlures importantes

Un certificat médical daté du 9 septembre 2026, présenté comme ayant été délivré par le Centre des Grands Brûlés d’Abidjan, apporte des éléments sur l’état de santé de l’enfant.

Selon ce document, Z.D.N., née le 25 décembre 2020, aurait été victime d’une brûlure par eau chaude le 28 août 2026. Le certificat indique que la fillette a été admise au Centre des Grands Brûlés le 3 septembre 2026.

L’examen clinique mentionné dans le document fait état de lésions de brûlure évaluées à 12,5 % de la surface corporelle, décrites comme étant du 2e degré profond et du 3e degré.

Ces lésions seraient localisées au niveau des deux mains, principalement des doigts, selon les constatations rapportées dans le certificat.

Le document médical mentionne également une masse au niveau du dos. Une échographie aurait objectivé un épanchement liquidien de moyenne abondance infra-musculaire de la région lombo-sacrée.

Le certificat fait par ailleurs état d’une ITT de 90 jours, sauf complications ultérieures.

Le document est signé par Dr Ane Ane Oi, présenté comme réanimateur médical, médecin spécialiste en réanimation et anesthésiologie.

M.L. arrêté puis déféré en prison

Dans le cadre des suites données à cette affaire, notre équipe de reportage de LESCOLAIRE et infodirecte.net a contacté par téléphone, ce dimanche 4 octobre 2026, le LT A.H. de la Brigade des mineurs à Abidjan.

Au cours de cet échange, LT A.H. de la Brigade des mineurs a confirmé à notre rédaction l’interpellation de M.L. et indiqué que celui-ci avait été déféré en prison dans le cadre de cette affaire.

« Oui, M.L. a été interpellé et déféré en prison dans le cadre de cette affaire », a déclaré le LT A.H., selon les informations communiquées à notre équipe de reportage.

Cette déclaration apporte un nouvel élément dans le suivi de cette affaire, désormais prise en charge par les autorités judiciaires compétentes.

Le déferrement en prison intervient dans le cadre de la procédure judiciaire et ne préjuge pas, à lui seul, de la culpabilité définitive de la personne concernée. Il appartiendra à la justice d’établir les faits et les responsabilités éventuelles conformément aux procédures en vigueur.

« Je ne cherche pas le conflit »

La mère de la fillette affirme, pour sa part, vouloir privilégier la voie légale afin que les circonstances de l’incident soient clairement établies.

« Ma fille Z.D.N. n’a que 6 ans et est en classe de CP2. En tant que mère, il m’est très difficile de vivre une telle situation. Je souhaite que les autorités prennent cette affaire au sérieux, que les faits soient clairement établis et que mon enfant puisse bénéficier de toute la protection nécessaire. Je ne cherche pas le conflit, je demande seulement que la vérité soit connue et que la justice fasse son travail », a-t-elle déclaré.

Selon elle, son objectif principal est de voir sa fille bénéficier d’une prise en charge appropriée et de connaître les circonstances exactes ayant conduit à ses blessures.

Le père de l’enfant contacté par notre équipe

Dans le cadre de la vérification des informations recueillies, l’équipe de reportage de LESCOLAIRE & INFODIRECTE.NET a également contacté par téléphone le père de la fillette, Zadi Aubin Simplice, le mercredi 30 septembre 2026.

Cette démarche visait notamment à recueillir sa version des faits et à obtenir d’éventuelles précisions sur les circonstances de l’incident.

À ce stade, celui-ci n’a pas donné de suite à la démarche de notre équipe.

La rédaction reste disposée à recueillir son témoignage, ainsi que toute information complémentaire susceptible d’éclairer les circonstances de cette affaire, conformément au principe du contradictoire.

Une prise en charge au Centre des Grands Brûlés

D’après le certificat médical communiqué dans le cadre de cette affaire, l’enfant a été prise en charge au Centre des Grands Brûlés d’Abidjan, où elle a été admise le 3 septembre 2026.

Le document décrit notamment des brûlures touchant les deux mains et principalement les doigts, avec une atteinte évaluée à 12,5 % de la surface corporelle.

La durée d’ITT mentionnée dans le certificat est de 90 jours, sauf complications ultérieures, ce qui implique un suivi médical de l’enfant.

Une affaire désormais entre les mains de la justice

Pour Zadi Ruth, l’enjeu est désormais de connaître avec précision les circonstances dans lesquelles sa fille aurait été blessée à Abidjan.

Elle appelle les autorités compétentes à poursuivre les investigations, à recueillir les différents témoignages et à établir, conformément aux procédures en vigueur, les éventuelles responsabilités.

La confirmation recueillie ce dimanche 4 octobre 2026 auprès du LT A.H. de la Brigade des mineurs concernant l’arrestation puis le déferrement en prison de M.L. constitue un nouvel élément dans le suivi de cette affaire.

Toutefois, le certificat médical établit uniquement la nature et l’importance des lésions constatées chez l’enfant. Il ne permet pas, à lui seul, de déterminer l’auteur des blessures ni de trancher les circonstances exactes de leur survenue.

Les investigations et la procédure judiciaire devront donc permettre de déterminer les faits et les responsabilités éventuelles.

Compte tenu de la minorité de l’enfant et de la gravité des faits rapportés, LESCOLAIRE & infodirecte.net entend suivre l’évolution de cette affaire avec responsabilité, dans le respect de l’identité et de la protection de la mineure, de la présomption d’innocence, du contradictoire et des procédures engagées par les autorités compétentes.

 

DJACK ZOLA