Marche reportée et vague d'arrestations d'opposants : "pourquoi devons-nous revivre 2011 et 2020 ?", s'inquiète Evelyne Kouamé
Marche reportée et vague d'arrestations d'opposants : "pourquoi devons-nous revivre 2011 et 2020 ?", s'inquiète Evelyne Kouamé
Les signaux, à moins de trois mois de la présidentielle d'octobre 2025 en Côte d'Ivoire, inquiètent bien d'Ivoiriens. Surtout avec les événements liés à la marche reportée du Front commun (PDCI - PPA-CI) avec son corolaire d'incendie de bus et de cargo de Police qui a engendré des attestations dans les rangs de l'opposition ces dernières heures.
Cette situation inquiète et Evelyne Kouamé, membre d'une plateforme de développement s'interroge dans l'une de ses notes en liaison avec l'actualité dans notre pays.
"Pourquoi les hommes politiques veulent nous faire revivre les cauchemars post-électoraux de 2011 et 2020 ? C'est à croire que ces situations regrettables ne leur ont pas servi de leçon", s'est-elle indignée d'entrée de note. Sa frustration s'accentue quand elle se demande si "le bien-être des populations est-il vraiment la priorité des hommes politiques de notre pays. Je ne crois pas", tranche-t-elle.
Dans sa démarche, Evelyne Kouamé exhorte aussi bien le parti au pouvoir que les partis de l'opposition à de l'objectivité. "Ce n'est pas sorcier de réaliser que vos partis existent et tiennent parce que les Ivoiriens vous accordent du crédit et placent leurs espoirs en vous. Et en retour, ce que vous trouvez à leur offrir, c'est la psychose et la souffrance. Votre attitude n'est pas correcte ! Et je pense que vous devriez revoir votre façon de faire. Considérez-nous !", s'est offusquée pour terminer.
Pour rappel, une marche dite pacifique avait été prévue par le Front commun constitué du PDCI-RDA de Tidjane Thiam et du PPA-CI de Laurent Gbagbo le samedi 2 août 2025.
Mais pour des raisons évoquées par les autorités ivoiriennes, cette marche a été reportée au samedi 9 août 2025. Malheureusement dans la nuit du vendredi 1er au samedi 2 août, des mouvements de vandalisme ont été observés dans la commune de Yopougon avec l'incendie d'un bus de la SOTRA et d'un cargo de la Police nationale.
D’arrestations s'en est suivie dans les rangs de l'opposition, notamment du Front commun. Une situation qui amplifie la psychose qui s'est déjà emparée des populations à quelques mois de la présidentielle d'octobre 2025 à laquelle Alassane Ouattara, actuel Président de la République, a annoncé sa candidature pour briguer un quatrième mandat consécutif.
Evelyne Kouamé
