Faveur Benigrâce , chantre de l’Eternel : « Je suis musulmane de naissance, convertie au christianisme »
Faveur Benigrâce , chantre de l’Eternel : « Je suis musulmane de naissance, convertie au christianisme »
A l’état civil, Bintou Sakanogo, musulmane à la naissance, a eu les bonnes grâces du seigneur, qui a fait d’elle une chrétienne. Baptisée : « Faveur Benigrâce », par la puissance divine qui a fait d’elle une chantre, l’artiste, après un séjour en Afrique du Sud, a retrouvé sa chère patrie, la Côte d’Ivoire, avec un album de 10 titres pour remercier son créateur.
Votre média l’a rencontrée pour décortiquer sa vie, notamment la religion, son ministère de chantre et sa vision de l’universalité.
Quand on entend le prénom et le nom, Bintou Sakanogo, on fait déjà allusion à une musulmane, alors que vous êtes chrétienne. Comment expliquez-vous ce paradoxe ?
C’est vrai ! je suis musulmane de naissance, mais convertie après au christianisme.
Comment s’est fait ce clivage ?
C’est une histoire de Dieu, parce que ce n’est pas quelqu’un qui m’a amenée à l’église. Personne ne m’a influencée, j’avais des dons personnels qui se manifestaient.
Et un jour, alors que je passais mon chemin, il y avait un programme d’un homme de Dieu appelé le prophète Jean-Marie Domoraud.
Comme attirée par un esprit, je me suis arrêtée pour écouter, par curiosité, et c’est là que les choses sont parties.
Ce ministre de Dieu s’est approché de moi et a fait des révélations sur ma vie, notamment mon identité et autres, avant de me dire ce que je dois être. Donc c’est à partir de ce moment qu’est né le déclic.
Comment ont réagi vos parents ?
Vous savez, chez les musulmans, c’est toujours le rejet de la personne qui ne fait pas la volonté de ce qu’ils ont établi comme la seule voie à suivre.
Donc, j’ai été reniée. En somme, je m’attendais à ça, puisque quand on est chrétien, on n’a pas de place chez les musulmans.
C’est aussi clair que ça : j’ai été reniée. Je suis restée seule avec des amis, après avec la famille maternelle.
A quel moment la révélation vous a été faite d’épouser la chanson chrétienne ?
La chanson est innée dans ma famille, c’est véritablement un don. C’est juste un don familial puisque je suis issue d’une famille d’artistes : Kley Salé, Ano Mira, Eric Patron, Atti Bibi, Lolo, Diana, Kley Rayane, pour ne citer que ceux-là, sans naturellement m’oublier. Je veux dire que c’est un don, puisqu’à dire vrai, je n’ai pas appris.
Le ministère du chant, vous l’avez commencé quand et où ?
Quand vous dites le ministère du chant, Dieu appelle quelqu’un depuis la naissance. Donc le ministère était en moi, seulement que ça n’avait pas encore été révélé. La révélation a commencé à partir du prophète Jean-Marie Domoraud.
C’est dans son église que j’ai été délivrée. Je ne connaissais pas le Seigneur, et c’est pendant ma délivrance, qu’il y a eu des manifestations qui m’ont conduite à la chanson chrétienne. Après cette action, la chanson est venue à moi toute seule.
Et depuis ce jour, ça ne s’est plus arrêté, jusqu’à aujourd’hui, puisque des mélodies me viennent à l’esprit et m’aident à composer.
A un moment de votre vie, vous étiez en Afrique du Sud. Pourquoi ?
C’est ma mère qui m’a emmenée en Afrique du Sud, avec la complicité du père de la chantre Ano Mira.
En fait, elle lui avait promis un restaurant à l’effet de faire de la restauration dans ce pays. Vu que moi aussi je suis un cordon bleu, et championne aussi en accueil, ma génitrice m’a demandé de venir lui prêter main forte dans ce pays.
C’est comme ça que je me suis retrouvée en Afrique du Sud. Malheureusement quand je suis arrivée là-bas, le projet n’a pas pu s’accomplir.
Au lieu de revenir immédiatement, je suis restée là-bas, et bizarrement, c’est dans ce lieu que la chanson a véritablement commencé pour moi.
Votre premier album a-t-il été confectionné en Afrique du Sud ?
Oui, mon premier album y a été fait précisément. J’étais d’abord à Pretoria, mais c’est Johannesburg qui m’a révélée.
Comment s’appelle cette œuvre et combien de titres comporte-t-elle ?
Le titre de l’album est : « Je suis bénie » et comporte dix chansons, en français, anglais, yoruba, baoulé. Après sa confection, je suis venue directement ici en Côte d’Ivoire pour le proposer à mes parents.
Selon vous, votre œuvre peut-il conquérir les Ivoiriens ?
C’est à chacun de juger après l’avoir écoutée. En tout cas, lors de mes prestations dans des événements, des personnes apprécient énormément et me le signifient.
Cet album inspiré par le seigneur me fait beaucoup de bien. Il m’a permis de faire des tournées et de participer à des manifestations.
Qu’espérez-vous des Ivoiriens ?
Cette œuvre est tout un témoignage au vu de mon parcours religieux, il mérite donc sa place dans le milieu religieux, car mon cas peut faire école dans de nombreux milieux. L’album peut aussi servir à réconcilier les peuples, communautés et nations.
L’album prouve aussi qu’on peut naître musulman et devenir chrétien. Je chante l’amour, la paix, la vision du Christ, l’excellence, et l’amour du Seigneur. Donc je pense que l’œuvre peut faire du bien à n’importe qui, musulman, chrétien ou animiste.
Quel est votre souhait pour l’humanité, avec toutes ces guerres ?
Je souhaite que l’amour soit la principale volonté de tout être humain sur la terre. Parce que sans amour, on devient atroce. Sans amour, on n’a pas de sentiments.
C’est l’amour qui relie tout. La Bible dit que Dieu a tant aimé le monde... Donc c’est l’amour qui a fait qu’il a donné son fils.
C’est l’amour qui permet de pardonner, de donner, d’être bien avec tout le monde. Donc je prie Dieu pour qu’il distille l’amour dans le monde entier, afin que les guerres cessent.
Propos recueillis par Infodirecte.net
