Le gouvernement et ses partenaires évaluent à mi-parcours le Programme de renforcement du système éducatif de base
Le gouvernement et ses partenaires évaluent à mi-parcours le Programme de renforcement du système éducatif de base
Les acteurs du système éducatif ivoirien sont réunis depuis ce mardi à Yamoussoukro dans le cadre de l’atelier de revue à mi-parcours du Programme de renforcement du système éducatif de base (PRSEB).
Cette rencontre stratégique vise à évaluer les performances du programme après 35 mois de mise en œuvre sur les 60 prévus, afin d’identifier les acquis, les difficultés et les ajustements nécessaires pour améliorer les résultats du secteur éducatif.
Mis en œuvre avec l’appui de la Banque mondiale, du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE) et du mécanisme de dette contre développement conclu avec la France, le PRSEB ambitionne d’améliorer durablement la qualité des apprentissages fondamentaux en Côte d’Ivoire.
Selon les responsables du programme, plusieurs facteurs justifient cette revue à mi-parcours. Parmi eux figurent le retard dans le démarrage effectif des activités, les financements additionnels ayant modifié l’ampleur du projet, les lenteurs observées dans le déploiement de certaines réformes au niveau du collège ainsi que des écarts enregistrés dans l’atteinte de certains indicateurs de performance.
Malgré des avancées notables, notamment la formation de nombreux enseignants, la distribution massive de manuels conformes au Programme national d’amélioration des performances scolaires (PNAPAS), le renforcement de l’encadrement pédagogique et la mise en œuvre d’actions de santé scolaire, les résultats en matière d’apprentissage progressent moins rapidement qu’espérer.
Représentant le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, le directeur de cabinet adjoint, Kouakou N’Goran Jean Arnaud, a souligné l’importance de cette évaluation.
« L’atelier qui nous réunit aujourd’hui est un moment important. Il ne s’agit pas seulement de faire le point sur l’état d’avancement d’un programme.
Il s’agit surtout d’apprécier, avec lucidité et responsabilité, dans quelle mesure les interventions engagées produisent les effets attendus sur l’école, sur les enseignants, sur les communautés éducatives et, plus fondamentalement, sur les apprentissages des enfants », a-t-il déclaré.
Pour lui, le défi demeure celui de la qualité des apprentissages fondamentaux. « Lire, écrire, compter, comprendre, raisonner : ces compétences constituent le socle sans lequel aucun parcours scolaire solide, aucune insertion sociale durable et aucune transformation nationale profonde ne sont possibles », a-t-il insisté.
Le représentant du ministre a salué les progrès enregistrés, notamment en matière d’accès au CP1, de disponibilité des supports pédagogiques et de formation des enseignants.
Même constat du côté des partenaires techniques et financiers. Représentant la Banque mondiale, Modibo Sidibé a rappelé que cette revue constitue une étape essentielle pour mesurer le chemin parcouru et préparer la suite.
« Cette revue est un moment pour porter un regard lucide sur le chemin qui a été parcouru, apprécier les progrès accomplis, mais aussi renouveler ensemble, avec ambition et responsabilité, notre engagement pour la suite », a-t-il affirmé.
Selon lui, les résultats obtenus à ce stade sont encourageants et démontrent l’efficacité d’une approche fondée sur la responsabilité et les résultats. Néanmoins, plusieurs défis demeurent, notamment l’amélioration des apprentissages, l’accélération de la construction des salles de classe et des collèges de proximité, ainsi que la poursuite de la réforme du collège.
« Ces défis ne doivent pas nous freiner. Au contraire, ils doivent renforcer notre détermination commune », a soutenu le représentant de la Banque mondiale, réaffirmant l’engagement de l’institution aux côtés du gouvernement ivoirien.
Les travaux de cet atelier réunissent l’ensemble des acteurs du système éducatif ainsi que les partenaires du Groupe local des partenaires de l’éducation.
Ils permettront d’examiner le rapport d’évaluation à mi-parcours élaboré par le gouvernement et de dégager des orientations techniques, programmatiques et institutionnelles pour renforcer l’impact du programme durant les 25 mois restants.
Les autorités ivoiriennes entendent améliorer l’efficacité des interventions engagées et accélérer l’atteinte des objectifs du Plan sectoriel Éducation-Formation 2016-2025, avec pour ambition de garantir à chaque enfant une éducation de qualité et des apprentissages solides.
WK
