Guy Obra explique le rôle stratégique de l’ANSAT dans le développement du Poro
Guy Obra explique le rôle stratégique de l’ANSAT dans le développement du Poro
Dans un contexte marqué par de nombreux défis socio-économiques, la production de données fiables apparaît comme un levier essentiel pour orienter les politiques publiques et accompagner le développement local.
En Côte d’Ivoire, l’Agence Nationale de la Statistique (ANSAT) joue un rôle stratégique dans la collecte, l’analyse et la diffusion des données statistiques.
Cet entretien, de Guy Obra, directeur régional de l’ANSAT dans le Poro, revient sur les missions de cette institution et son apport au développement des collectivités territoriales.
Quelles sont les principales missions de l’ANSAT ?
L’Agence Nationale de la Statistique (ANSAT) occupe une place centrale dans la planification, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques en Côte d’Ivoire. Placée sous la tutelle du ministère du Plan et du Développement, elle constitue un pilier important de la gouvernance basée sur des données fiables, actualisées et pertinentes.
Notre mission principale consiste à collecter, traiter, analyser et diffuser les données statistiques relatives à tous les secteurs de la vie nationale.
Quels sont les secteurs concernés ?
Ils sont nombreux. Il s’agit notamment de la démographie, de l’économie, de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, de l’emploi ou encore de l’environnement.
À travers les recensements, les enquêtes et les différentes publications statistiques, l’ANSAT met à la disposition des décideurs des outils d’aide à la décision. L’institution assure également la coordination du Système statistique national afin de garantir la qualité, la cohérence et la comparabilité des données produites par les ministères, institutions et partenaires.
Quel est concrètement le rôle de l’ANSAT au niveau local, notamment dans la région du Poro ?
Au plan local, l’ANSAT contribue directement au développement des collectivités territoriales, notamment les conseils régionaux et les mairies, à travers la mise à disposition de données désagrégées à l’échelle des régions, départements et communes.
Ces statistiques permettent aux autorités locales d’identifier les véritables priorités des populations et d’élaborer des Plans de Développement Local (PDL) adaptés aux réalités du terrain.
Comment ces données influencent-elles les actions de développement ?
Les indicateurs portant sur la scolarisation, la couverture sanitaire, l’accès à l’eau potable ou encore le niveau de pauvreté permettent d’orienter efficacement les investissements publics et les interventions des partenaires au développement.
Grâce à ces données, les collectivités peuvent mieux cibler leurs actions et répondre de manière plus efficace aux besoins des populations.
L’ANSAT travaille-t-elle uniquement avec l’État ?
Non. Au-delà de l’État, l’ANSAT est également un partenaire stratégique pour les ONG, les chercheurs, les bailleurs de fonds ainsi que les entreprises privées.
La fiabilité et l’accessibilité de nos données constituent une base essentielle pour les études économiques, les analyses d’impact, les projets de recherche ou encore les stratégies d’investissement.
Quel message souhaitez-vous adresser aux collectivités territoriales et aux acteurs du développement dans le Poro ?
Je voudrais leur dire que les portes de l’ANSAT leur sont grandement ouvertes. Quelle que soit la nature de leurs préoccupations, nous sommes disposés à leur fournir les outils statistiques et l’accompagnement nécessaires.
Nos enquêtes périodiques, notamment les enquêtes démographiques et sanitaires ou encore le Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH), permettent d’évaluer les politiques publiques, de mesurer les progrès réalisés, d’identifier les freins au développement et d’ajuster les programmes en conséquence.
Propos recueillis par ACHILLE LAH KADO à Korhogo
