Dahiepa-Kehi / Gagnoa : La communauté villageoise sollicite le soutien des autorités, des cadres
Dahiepa-Kehi / Gagnoa : La communauté villageoise sollicite le soutien des autorités, des cadres
ZÉGRÉPA – À Zegrépa, village situé à 3 kilomètres de la sous-préfecture de Dahiepa-Kehi, dans le département de Gagnoa, au sud-ouest de la Côte d’Ivoire, les résultats scolaires font la fierté de toute la communauté villageoise.
Au terme de l’année scolaire 2025-2026, le groupe scolaire Zegrépa 1-2 et maternelle publique est dans la circonscription de L'IEPP de Ouragahio et a enregistré 100 % de réussite au CEPE, session 2026.
Une performance remarquable qui contraste toutefois avec les conditions matérielles dans lesquelles évoluent les élèves et les enseignants.
Koné Zie ancien président du COGES et actuel conseiller du président du COGES
Pour l’année scolaire 2026-2027, l’établissement accueille 434 élèves et dispose de huit salles de classe construites en dur et quatre salles en bambou.
Face à ces difficultés, la communauté villageoise, la chefferie et les responsables du COGES lancent un appel à la mobilisation pour la modernisation de l’établissement.
Une école dont l’histoire remonte à 1959
L’histoire de l’EPP 1 de Zegrépa remonte à 1959, année de sa construction. L’établissement a été ouvert en 1960 par l’État de Côte d’Ivoire.
Depuis sa création, cette école a accueilli plusieurs générations d’enfants de Zegrépa et des localités environnantes.
Avec l’augmentation des effectifs et des besoins scolaires, l’EPP 2 de Zegrépa a été construite et ouverte en 2018, à l’initiative de la Mutuelle de développement de Zegrépa.
Aujourd’hui, les deux établissements constituent le groupe scolaire Zegrépa 1-2 et maternelle publique, qui compte 434 élèves pour l’année scolaire 2026-2027.
Kiffy Gninikou Antoni Gnahore Chef du village de Zegrépa
100 % de réussite au CEPE malgré les difficultés
Le taux de réussite de 100 % au CEPE, session 2026, constitue une véritable source de fierté pour les enseignants, les parents d’élèves, le COGES et la chefferie.
Ce résultat témoigne des efforts consentis par les enseignants et de l’engagement des élèves malgré les difficultés liées aux infrastructures.
Mais derrière cette réussite se trouve une situation matérielle qui demeure préoccupante. Sur les douze salles de classe recensées, quatre sont encore construites en bambou. Pour les responsables de l’établissement, le remplacement de ces salles précaires par des bâtiments modernes constitue donc une priorité.
Une subvention annuelle de 1 060 000 FCFA
Le groupe scolaire bénéficie d’une subvention annuelle de 1 060 000 FCFA.
Cette enveloppe contribue au fonctionnement de l’établissement, mais les responsables estiment que les besoins en infrastructures nécessitent des ressources supplémentaires.
La construction de nouvelles salles de classe, le remplacement des salles en bambou et l’amélioration des conditions générales d’accueil des élèves figurent parmi les principales attentes.
Latrines, clôture, cantine et eau potable : les autres besoins
Les besoins de l’établissement ne se limitent pas aux salles de classe.
La communauté villageoise souhaite également la construction de latrines adaptées, d’une clôture de l’école, d’une cantine scolaire et d’un point d’eau potable.
L’électrification des salles de classe existantes est également sollicitée.
À cela s’ajoute la nécessité de disposer d’infrastructures adaptées à la maternelle, avec notamment la construction de trois salles de classe destinées à cette section.
Maternelle : ce que disent les documents et ce que notre équipe a constaté
Concernant la maternelle, notre équipe de reportage a pris soin de distinguer les informations contenues dans les documents communiqués et les observations effectuées sur le terrain.
Selon les informations communiquées à notre équipe, les documents font apparaître une section maternelle ainsi qu’un projet prévoyant trois salles de classe pour la maternelle.
Cependant, lors de la visite effectuée samedi 3 octobre 2026, notre équipe n’a pas constaté sur le site un bâtiment de maternelle fonctionnel.
Cette précision permet de distinguer les infrastructures effectivement opérationnelles des réalisations ou projets mentionnés dans les documents.
Le chef du village lance un appel à Djédjé Bagnon Joachim et à Angenor Gbalou
Face à l’urgence des besoins, Kiffy Gninikou Antoni Gnahoré, chef du village de Zegrépa, lance un appel aux autorités et aux cadres originaires de la région.
Il sollicite particulièrement le président du Conseil régional du Gôh, Djédjé Bagnon Joachim, ainsi qu’Angenor Gbalou, présenté comme un cadre de la région du Gôh et fils du Grand Ouragahio.
Selon le chef du village, Angenor Gbalou est également connu au sein de la communauté pour sa générosité et son attention aux préoccupations des populations.
La chefferie espère notamment une contribution permettant de remplacer rapidement les salles en bambou et d’engager la modernisation progressive du groupe scolaire.
« Nous lançons un appel pressant au président du Conseil régional du Gôh, Djédjé Bagnon Joachim, et à Angenor Gbalou, cadre de notre région et fils du Grand Ouragahio, afin qu’ils puissent nous apporter leur soutien financier. Nous savons qu’Angenor Gbalou est un homme qui a la main sur le cœur et qui est sensible aux préoccupations des populations. Notre école a besoin d’une intervention urgente. Nos enfants obtiennent de très bons résultats, mais ils doivent pouvoir apprendre dans de bonnes conditions », a déclaré le chef du village.
Kiffy Gninikou Antoni Gnahoré appelle également à la mobilisation des cadres, de la diaspora, des filles et fils de Zegrépa et des personnes de bonne volonté.
Le COGES sollicite l’appui des autorités et des partenaires
De son côté, Dotiaha Berté, président du COGES, insiste sur le contraste entre les performances scolaires et les conditions matérielles de l’établissement.
« Malgré les bons résultats obtenus par nos élèves, avec un taux de réussite de 100 % au CEPE session 2026, notre établissement reste confronté à d’importants besoins en infrastructures. Nous lançons donc un appel au président du Conseil régional du Gôh, Djédjé Bagnon Joachim, à la Première Dame Dominique Ouattara, aux cadres, à la diaspora, aux filles et fils de Zegrépa, aux personnes de bonne volonté ainsi qu’aux partenaires éducatifs, afin qu’ils nous accompagnent dans la construction et la modernisation de notre groupe scolaire. »
Pour le président du COGES, l’objectif est de permettre aux 434 élèves d’évoluer dans un environnement scolaire digne, sécurisé et adapté.
Les besoins concernent notamment les salles de classe, les latrines, la clôture, la cantine, l’eau potable, l’électricité et les infrastructures destinées à la maternelle.
Koné Zie appelle les cadres du RHDP du Gôh à se mobiliser
Koné Zie, ancien président du COGES et actuel conseiller du président du COGES, appelle également à une mobilisation autour de l’établissement.
Il invite notamment les cadres du RHDP de la région du Gôh à apporter leur contribution à la construction et à la modernisation du groupe scolaire.
« Nous devons être fiers des résultats obtenus par nos enfants, avec ces 100 % de réussite au CEPE. Mais nous devons également regarder la réalité en face. Nos enfants méritent d’étudier dans des salles de classe modernes, sécurisées et adaptées. Le fait que certaines classes soient encore en bambou doit nous interpeller. Je lance donc un appel aux cadres du RHDP de la région du Gôh afin qu’ils se mobilisent autour du groupe scolaire Zegrépa 1-2 et maternelle publique et contribuent, chacun selon ses possibilités, à sa construction et à sa modernisation. »
Il cite parmi les priorités la construction de nouvelles salles de classe, de latrines, d’une clôture, d’une cantine, d’un point d’eau potable, l’électrification et la réalisation des infrastructures adaptées à la maternelle.
Un ancien élève devenu président du Conseil régional du Gôh
L’histoire de l’EPP 1 de Zegrépa est également liée au parcours de plusieurs anciens élèves. Parmi eux figure Djédjé Bagnon Joachim, aujourd’hui président du Conseil régional du Gôh.
Selon les documents communiqués à notre équipe de reportage, il aurait été le 77e inscrit à l’EPP 1 de Zegrépa, le 3 novembre 1962, en classe de CP1.
Ces mêmes documents indiquent qu’il aurait poursuivi sa scolarité à Zegrépa jusqu’en 1963, avant de continuer ses études ailleurs.
À cette période, Koko Zirignon Valentin aurait dirigé l’EPP 1 de Zegrépa de 1960 à 1963.
Cette histoire particulière est aujourd’hui mise en avant par la communauté dans son appel à la mobilisation autour de l’école.
Des résultats qui appellent désormais une réponse sur les infrastructures
À Zegrépa, les 100 % de réussite au CEPE 2026 constituent un motif de satisfaction.
Mais pour la communauté villageoise, cette réussite doit désormais s’accompagner d’une amélioration des conditions matérielles.
Avec 434 élèves, huit salles en dur et quatre salles en bambou, l’établissement fait face à plusieurs défis : remplacement des classes en bambou, construction de nouvelles salles, réalisation des trois salles prévues pour la maternelle, latrines, clôture, cantine, point d’eau potable et électrification.
La chefferie, le COGES et les acteurs locaux invitent donc les autorités, les cadres, la diaspora, les filles et fils de Zegrépa, les partenaires éducatifs et les personnes de bonne volonté à unir leurs efforts.
Le message porté par la communauté est clair : les enfants de Zegrépa ont démontré leur capacité à réussir ; il reste désormais à leur offrir les infrastructures à la hauteur de leurs résultats.
DJACK ZOLA
