Conseil de Famille de l’Africa Sports : L’appel du cœur pour sauver la maison vert et rouge
Conseil de Famille de l’Africa Sports : L’appel du cœur pour sauver la maison vert et rouge
L’Africa Sports d’Abidjan, l’un des clubs phares du football ivoirien, joue une nouvelle fois son destin. Ce club mythique, pilier de la mémoire sportive nationale, se trouve à un tournant décisif : le samedi 9 novembre, deux rendez-vous opposeront deux visions de son avenir.
D’un côté, une Assemblée générale contestée, convoquée par le président sortant, Kuyo Téa Narcisse, dans un climat d’opacité et de défiance.
De l’autre, un conseil de famille, voulu par la grande majorité des forces vives de l’Africa, qui prône la vérité, l’unité et la renaissance. Deux voies, deux philosophies : la division ou la réconciliation.
Le conseil de famille, initié par la coalition pour la sauvegarde de l’Africa Sports, n’a rien d’un rendez-vous politique ou électoral.
C’est une rencontre morale et fraternelle, un appel au sursaut collectif. Son objectif est connu : rassembler toutes les générations du club (anciens dirigeants, ex-joueurs, associations, supporters et partenaires historiques) autour d’une même table, pour diagnostiquer la crise, rétablir le dialogue et préparer une relance durable et légitime.
À l’inverse, l’initiative de Kuyo Téa Narcisse, marquée par un déni des réalités internes et un manque de transparence, divise davantage qu’elle ne rassemble.
Comment prétendre refonder un club sur des bases d’unité quand l’on agit en dehors du consensus, sans concertation ni reconnaissance des autres acteurs ?
L’Africa Sports a trop souffert de ces pratiques personnelles et de ces logiques d’exclusion pour retomber dans les mêmes travers.
Le conseil de famille, lui, se veut inclusif, apaisé et tourné vers l’avenir. Il repose sur trois piliers essentiels : vérité, unité et renaissance pour une construction sérieuse et durable.
Vérité, parce qu’il est temps de regarder en face les erreurs et les blessures du passé. Unité, parce que seul un front commun peut sauver la maison vert et rouge. Renaissance, parce qu’au-delà des égos, l’Africa mérite une reconstruction sincère et durable.
Contrairement à une assemblée élective, le conseil de famille ne cherche pas à désigner des vainqueurs, mais à réconcilier des frères. Il se positionne comme une instance morale de refondation, un espace d’écoute et de vérité, où chaque voix compte. Là où certains veulent imposer, le conseil veut convaincre.
Là où d’autres ferment le dialogue, il veut l’ouvrir.
Les conclusions attendues sont à la hauteur des enjeux : adoption d’une déclaration commune pour la sauvegarde du club, création d’un comité de suivi pour la préparation d’élections inclusives, et proposition d’un cadre consensuel pour les réformes statutaires. Tout cela, dans le respect de la légalité et de la dignité du club.
À travers cette démarche, la coalition pour la sauvegarde agit non pour s’imposer, mais pour protéger un héritage collectif. Elle garantit la neutralité du cadre et la transparence des échanges. Deux valeurs dont l’Africa a été cruellement privée ces dernières années.
Aux supporters, le message est limpide : le dimanche 9 novembre ne doit pas être une journée de confusion, mais le point de départ d’un nouveau chapitre.
Ceux qui aiment sincèrement l’Africa savent que la division ne sauvera rien. Le club a besoin d’unité, pas de duplicité ; de lumière, pas d’opacité.
L’Africa Sports est une famille. Et une famille ne se reconstruit pas dans le déni, mais dans la vérité partagée.
Le 9 novembre 2025, l’histoire jugera. Entre une assemblée isolée et une grande rencontre fraternelle, le cœur de l’Africa battra du côté du dialogue, du pardon et de la renaissance. Car plus que jamais, la division est notre adversaire. L’unité, notre victoire.
Notons-le, les conclusions du 9 novembre prochain seront à la hauteur des enjeux notamment l’adoption d’une déclaration commune pour la sauvegarde du club, la création d’un comité de suivi pour la préparation d’élection inclusive et proposition d’un cadre consensuelle pour les réformes statutaires.
David K.
