Centre de santé intégré de Kouassi N'dawa : ...Après son lancement par Adjoumani, rien n’a bougé

Centre de santé intégré de Kouassi N'dawa : ...Après son lancement par Adjoumani, rien n’a bougé

22/10/2025 - 20:40
Centre de santé intégré de Kouassi N'dawa : ...Après son lancement par Adjoumani, rien n’a bougé
Centre de santé intégré de Kouassi N'dawa : ...Après son lancement par Adjoumani, rien n’a bougé
Centre de santé intégré de Kouassi N'dawa : ...Après son lancement par Adjoumani, rien n’a bougé
Centre de santé intégré de Kouassi N'dawa : ...Après son lancement par Adjoumani, rien n’a bougé
Centre de santé intégré de Kouassi N'dawa : ...Après son lancement par Adjoumani, rien n’a bougé

Et pourtant, la pose de la première pierre, le 4 octobre 2025, à quelques encablures de l’entrée du village de Kouassi N’dawa (dans la sous-préfecture centrale de Bondoukou), avait tout d’un événement majeur.

Elle fut effectuée par le Ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani, accompagné de son collègue Bruno Nabagné Koné et du député Maïzan Koffi Noël, dans une ambiance mêlant fanfare populaire et matraquage médiatique.

Mais ce lundi 20 octobre 2025, en partance pour Bouna, une brève halte sur le site du futur centre a livré une réalité tout autre : le terrain n’a été que partiellement débroussaillé, et quelques arbustes jadis majestueux ont vu leur couronne feuillue brutalement décapitée. Rien d’autre. Pas une brique, pas une fondation.

Pour le commun des mortels, cette action, intervenue en pleine précampagne électorale, n’avait qu’un objectif : jeter de la poudre aux yeux des habitants de Kouassi N’dawa. Beaucoup y ont vu un geste creux, une forme de propagande déguisée en bénédiction républicaine.

Et si l’on se réfère à l’un des slogans brandis à tue-tête par le Ministre d’État, par ailleurs Directeur national de campagne pour la région du Gontougo – ce fameux « Quand Ouattara dit, il fait » –, ne serait-il pas temps de soulever un lièvre ?

Car à ce jour, le centre de santé de Kouassi N’dawa n’a toujours pas émergé de terre. Et tout porte à croire que le délai de six mois annoncés lors de la cérémonie – celui-là même promis par l’entreprise en charge des travaux, sous la tutelle du ministère de la Santé – ne sera pas respecté.

Contacté par téléphone, Karamoko Lagazane Ouattara, responsable de l’entreprise Kalao SARL, n’y est pas allé par quatre chemins : « Les travaux n’ont pas encore démarré. Vous savez généralement comment les choses se passent… »

En clair, la procédure classique veut que, après l’attribution d’un marché public, l’entreprise attende plusieurs étapes : la notification officielle, suivie de la signature du contrat, puis de son approbation ministérielle, avant la réception du marché approuvé, et enfin la notification de l’ordre de service qui donne le top départ des travaux.

« J’ai déjà réalisé des infrastructures à Bouna pour le compte de l’État », a-t-il ajouté, comme pour témoigner de sa bonne foi.

Mais à Kouassi N’dawa, le terrain reste muet, figé dans l’attente. L’attente d’un chantier promis, d’un geste concret et d’une parole politique tenue.

 

Patrick KROU, depuis Bondoukou