Can de Dodgeball 2025 / Entretien Avec Marie - Josiane Yao : « Faire Du Dodgeball Une Vitrine Pour La Jeunesse Ivoirienne »

Can de Dodgeball 2025 / Entretien Avec Marie - Josiane Yao : « Faire Du Dodgeball Une Vitrine Pour La Jeunesse Ivoirienne »

26/08/2025 - 19:03
Can de Dodgeball 2025 / Entretien Avec Marie - Josiane Yao : « Faire Du Dodgeball Une Vitrine Pour La Jeunesse Ivoirienne »
Can de Dodgeball 2025 / Entretien Avec Marie - Josiane Yao : « Faire Du Dodgeball Une Vitrine Pour La Jeunesse Ivoirienne »

Abidjan accueille du 23 au 27 août 2025 la Coupe d’Afrique des Nations de Dodgeball. La compétition, qui réunit 12 pays africains au Palais des Sports de Treichville, est organisée sous l’égide de la Fédération Ivoirienne de Dodgeball (FID).

 À la tête du Comité d’organisation, Marie - Josiane Yao, présidente de la FID, revient sur les enjeux de cette édition dans un entretienréalisé par Arnaud GASA.

Madame la Présidente, quel premier bilan tirez-vous de cette première journée de la CAN de Dodgeball 2025 ?

Avant tout, je rends grâce à Dieu. Être jeune, diriger une fédération émergente, et piloter l’organisation d’une telle compétition est un réel accomplissement. Ce que nous avons voulu démontrer dès le départ, c’est qu’on peut être jeune, avoir une vision, la traduire en actions concrètes et atteindre des objectifs.

Nous avons organisé une conférence inaugurale le week-end dernier à l’hôtel Capitol de la Riviera Golf à Cocody. Ce fut un moment de réflexion enrichissant, réunissant des experts reconnus. L’ idée était d’illustrer que le dodgeball peut être un outil puissant pour promouvoir les valeurs sociales, la paix, la cohésion, mais aussi les Objectifs de Développement Durable.

Aujourd’hui, nous assistons à une renaissance de cette discipline qui a marqué nos enfances. Ce sport, qui se pratiquait autrefois dans les cours de récréation, est désormais structuré, pratiqué dans 150 pays dont 29 en Afrique. La Côte d’Ivoire, en tant que pays hôte, veut porter haut les couleurs de cette discipline.

La cérémonie d’ouverture a eu lieu ce dimanche 24 août. Que représente-t-elle pour vous ?

Elle marque un tournant symbolique. À travers cette cérémonie, nous avons souhaité montrer aux Ivoiriens l’évolution du dodgeball, d’un simple jeu d’enfants à une discipline internationale. Cette compétition est aussi un levier pour transmettre des messages de paix, de fraternité, de fair-play et de fierté nationale.

Nous sommes soutenus par les autorités, notamment le ministère délégué au Sport et du Cadre de Vie. Nous exprimons toute notre gratitude à nos parrains, le ministre Adjé Metch Silas et le Député-Maire d’Adjamé, Soumahoro Farikou, ainsi qu’à tous les partenaires engagés à nos côtés.

C’est l’histoire qui s’écrira. L’entrée est gratuite à l’exception de la salle VIP et nous invitons tous les Ivoiriens à venir vivre cette aventure, à redécouvrir un sport qui nous est familier et à soutenir notre équipe nationale pour que le trophée reste en terre ivoirienne.

En dehors du défi sportif, l’organisation en elle-même représente un autre grand chantier. Êtes-vous prête ?

C’est un vrai défi, mais nous l’avons anticipé. Si le football reste notre sport roi, le dodgeball a cette particularité d’être mixte, inclusif et accessible à tous. Il porte en lui une forte valeur ajoutée en matière de promotion du genre.

Avec une équipe jeune, dynamique et engagée, nous avons constitué un comité d’organisation solide, dès l’attribution de la compétition à la Côte d’Ivoire il y a un an. Même si nous travaillons avec des ressources limitées, notre motivation est intacte, et nous bénéficions du soutien de nombreux acteurs.

Nous tenons également à remercier les médias. Sans eux, il n’y a pas de relais de l’information, donc pas d’impact. C’est ensemble que nous réussirons à faire du dodgeball un sport de référence, à faire vibrer les Ivoiriens et, pourquoi pas, à lui donner un jour le statut de sport roi.

Propos recueillis par Arnaud GASA.