Bouaké : Les points focaux du projet de renforcement des ouvrages du système électrique et d’accès à l’électricité formés au mécanisme de gestion des plaintes
Bouaké : Les points focaux du projet de renforcement des ouvrages du système électrique et d’accès à l’électricité formés au mécanisme de gestion des plaintes
L’ONG Interafricaine pour la promotion de la santé et des droits de l’homme (ONG IPSDH), en partenariat avec CI-Energies, a organisé une formation, à l’attention des points focaux du Projet de renforcement des ouvrages du système électrique et d’accès à l’électricité (PROSER), le mardi 22 juillet 2025, dans les locaux de la Cathédrale de Bouaké.
Les participants à cette formation, une quarantaine sur la soixantaine attendue sont issus des départements et sous-préfectures de la région de Gbêkè concernés par le projet PROSER.
Selon le superviseur de l’ONG IPSDH dans la région de Gbêkè, Yves Hervé Sénin, cette formation s’inscrit dans la mise en œuvre du « projet mécanisme de gestion des plaintes » dans le cadre du projet PROSER.
Concrètement, ces participants en tant que points focaux du PROSER ont été formés au processus d’enregistrement des plaintes liées à l’électrification des villages concernés.
« Ils sont formés sur les méthodes de réception, d’enregistrement et de transmission des plaintes à l’ONG qui, à son tour, les relaie à CI-Energies, afin de prendre en compte les réparations des dégâts causés par ce projet d’électrification rurale », a-t-il précisé.
Yves Hervé Sénin a indiqué que durant le projet PROSER, les points focaux vont s’atteler à enregistrer les plaintes qui sont deux types, à savoir les plaintes ordinaires et les plaintes sensibles.
Les plaintes ordinairescon cernent les indemnisations liées aux dégâts sur propriétés et les petits conflits d’intérêt par rapport à ces indemnisations. Les plaintes sensibles renvoient aux violences basées sur le genre (VBG), la discrimination, la traite ou exploitation des personnes et le travail des enfants…
Le sociologue, expert en genre et inclusion sociale, le Dr Michel Téhé, a souligné que les plaintes sensibles sont complexes. Les autorités villageoises ne sont pas habilitées à les gérer mais plutôt se référer aux structures compétentes.
« En Côte d’Ivoire, il y a des lois qui réglementent la gestion des plaintes sensibles. C’est pourquoi, des plateformes de VBG ont été mises en place dans les régions et départements pour gérer ces questions. Donc, il faut travailler avec ces plateformes mais nos points focaux ne le savent pas !
Donc, nous sommes venus leur apprendre comment gérer les plaintes liées aux violences basées sur le genre et leur indiquer les structures qui s’en occupent au niveau public et au niveau privé avec les ONG.
Ils savent maintenant que les plaintes liées aux VBG ne sont pas tolérées et ne doivent pas les gérer au niveau villageois mais des structures existent auxquelles, il faut se référer pour les cas de VBG », a expliqué l’expert en genre.
Notons que le projet PROSER est financé par la Banque africaine de développement (BAD) au profit de 96 villages dans la région de Gbêkè.
Eugène Kouadio
