Afrobasket Féminin 2025 : "La Côte d’Ivoire a montré qu’elle sait organiser de grands événements", selon Anit Kouamé François, DEX du LOC

Afrobasket Féminin 2025 : "La Côte d’Ivoire a montré qu’elle sait organiser de grands événements", selon Anit Kouamé François, DEX du LOC

05/08/2025 - 18:55
Afrobasket Féminin 2025 : "La Côte d’Ivoire a montré qu’elle sait organiser de grands événements", selon Anit Kouamé François, DEX du LOC
Afrobasket Féminin 2025 : "La Côte d’Ivoire a montré qu’elle sait organiser de grands événements", selon Anit Kouamé François, DEX du LOC
Afrobasket Féminin 2025 : "La Côte d’Ivoire a montré qu’elle sait organiser de grands événements", selon Anit Kouamé François, DEX du LOC
Afrobasket Féminin 2025 : "La Côte d’Ivoire a montré qu’elle sait organiser de grands événements", selon Anit Kouamé François, DEX du LOC
Afrobasket Féminin 2025 : "La Côte d’Ivoire a montré qu’elle sait organiser de grands événements", selon Anit Kouamé François, DEX du LOC

La 29e édition de l’Afrobasket féminin s’est achevée le dimanche 3 août 2025, au Palais des Sports de Treichville. À la tête du Comité Local d’Organisation (LOC), Anit Kouamé François, directeur exécutif, revient sur les grands moments de cette organisation et livre ses impressions sur le plan sportif et humain dans cet entretien réalisé par Arnaud GASA.

Après dix jours de compétition, quel bilan tirez-vous de cette édition ?

Je voudrais d’abord vous remercier pour cette opportunité offerte au Comité Local d’Organisation de s’exprimer sur cet événement majeur.

Personnellement, je ressens une grande satisfaction, d’autant plus que nous avons traversé des périodes difficiles. À un moment donné, nous doutions même de la tenue effective de cette compétition.

Lorsque le président de la Fédération Ivoirienne de Basketball, Monsieur Moussa Diarra, m’a sollicité en janvier dernier pour mettre en place un comité, nous avons immédiatement travaillé à structurer une équipe.

Dix-huit commissions techniques ont été constituées, chacune avec des missions bien définies et une stratégie claire à déployer.

Le véritable défi concernait l’infrastructure. Faute de conditions adéquates, nous avons failli rater l’organisation.

Mais grâce à la mobilisation des autorités, notamment le Président de la République, le Premier ministre et le ministre des Sports et du Cadre de vie, les moyens nécessaires ont été débloqués. Le Palais des Sports de Treichville a ainsi pu être réhabilité.

Aujourd’hui, ma première fierté, c’est de voir cette compétition se tenir dans une infrastructure rénovée, fonctionnelle, même si elle n’atteint pas encore les 5 000 places requises.

Mais ce qui a été réalisé par l’Office National des Sports (ONS), propriétaire du site, est remarquable.

Ma seconde satisfaction vient du bon déroulement logistique. Toutes les délégations sont arrivées dans de bonnes conditions, avec un dispositif bien rodé : accueil à l’aéroport, sécurité, transport, hébergement… Tout a été mis en œuvre pour leur garantir un séjour optimal.

La cérémonie du tirage au sort avait déjà suscité des réactions positives. Que retenez-vous de cet épisode ?

Effectivement, cette cérémonie a été une réussite. Elle a donné le ton de ce que nous voulions accomplir. Le président Diarra et l’ensemble du comité ont démontré qu’il est possible d’organiser un événement sportif de grande envergure avec rigueur et professionnalisme. Nous en sommes très fiers. Les efforts fournis ont porté leurs fruits.

Quel regard portez-vous sur la prestation de l’équipe nationale féminine ?

C’est un point sensible. L’organisation en elle-même n’est pas directement liée à la performance sportive, mais nous sommes tous Ivoiriens, et naturellement, nous avions l’ambition de voir notre équipe atteindre le carré d’as, voire la finale.

Malheureusement, cela n’a pas été le cas. Les Éléphantes se sont inclinées face à une grande nation du basketball, le Sénégal, qui termine quatrième. Malgré cette défaite, nos joueuses n’ont pas démérité.

C’est une équipe jeune, prometteuse, et je suis convaincu qu’elle inquiétera les grandes équipes africaines d’ici deux ans. Il y a de l’espoir.

Quel message souhaitez-vous laisser au terme de cette mission en tant que DEX du LOC ?

Je tiens à remercier, en premier lieu, le président de la Fédération Ivoirienne de Basketball, qui m’a fait confiance pour constituer une équipe.

Nous avons choisi de jeunes professionnels et des acteurs expérimentés du basketball, y compris des anciens du COCAN. Cette collaboration intergénérationnelle a été fructueuse.

Je suis fier de ce qu’ils ont accompli. Ils ont fait preuve d’un engagement remarquable. Je pense qu’aujourd’hui, la Côte d’Ivoire dispose de compétences locales capables d’organiser de grands événements sportifs. Il faut leur faire confiance. C’est cela que je retiens de cette belle aventure.

 

Propos recueillis par Arnaud GASA