Sétigui Republic, artiste chanteur : « Je suis toujours à la recherche de la perfection »

Sétigui Republic, artiste chanteur : « Je suis toujours à la recherche de la perfection »

19/03/2026 - 10:39
Sétigui Republic, artiste chanteur : « Je suis toujours à la recherche de la perfection »
Sétigui Republic, artiste chanteur : « Je suis toujours à la recherche de la perfection »

Yacouba Diabagaté, connu sous le nom de scène « Sétigui Républic », reste une figure emblématique du Rap et du Dancehall des années 2000.

Ses débuts modestes à Abobo-Samanké l’ont propulsé vers la renommée grâce à son talent et à sa participation dans la célèbre coalition «Fondy », regroupant plus de deux cents artistes. En quête d’innovation, il a formé le « bataillon blindé » avant de rejoindre le groupe « Olympa », inspiré par la Grèce antique.

S’étant tourné vers une carrière solo, il a créé un orchestre pour enrichir son art. Sa polyvalence en tant que rappeur et chanteur fait de lui un artiste aux multiples facettes. Lors d’un concert à Cocody-Djrogobité le 31 janvier 2025, il a partagé son parcours et sa vision artistique, témoignant de son engagement constant vers l’évolution musicale.

Quand avez-vous commencé la musique ?

Il m’est difficile de donner une date précise, car mon parcours s’est construit progressivement. J’ai commencé à écouter de la musique grâce à mes grandes sœurs, puis j’ai découvert le rap.

Après quelques expériences collectives, notamment avec ‘’le Fondy’’, puis ‘’le Bataillon blindé", j’ai décidé de poursuivre seul. Je n’étais pas pressé par le succès, je voulais surtout explorer et découvrir différents styles musicaux. Aujourd’hui, je peux dire que cela fait environ vingt ans que je suis dans ce cheminement.

Quelles ont été vos premières influences musicales ?

Mes grandes sœurs écoutaient des artistes comme Gnahoré Jimmy, Alpha Blondy, Gadji Celi ou Aïcha Koné, Ras, Meiway, Nayanka Bel et bien d'autres. Bien que je sois malinké, j’appréciais toutes les musiques des années 1990, sans limite de genre.

Votre premier nom d’artiste que les mélomanes ont connu n’était pas celui que vous portez aujourd’hui. N’est-ce pas ?

Mon premier nom de scène a été "Capable", puisque je voulais me mettre en valeur le potentiel qui campait en moi. Après une crise identitaire que j’ai sentie en moi, j’ai ressenti le besoin de revenir aux sources et de laisser une trace de mes racines dans le monde musical.

C’est ainsi que j’ai aussi adopté le nom "Sétigui Républic". Sétigui signifie : la même chose. Dans mes chansons, on m’appelle parfois l’un ou l’autre et ça ne gêne pas.

Combien d’albums à votre actif à ce jour ?

J’ai sorti un album de dix titres l’année dernière (2024 : ndlr), intitulé "Téré". Je ne me fixe pas de règles strictes, car le showbiz évolue constamment. Cette année, j’ai également présenté un EP (Extended Play), c’est-à-dire : un mini-album de 3 à 6 morceaux, qui sort bientôt.

Quel genre musical pratiquez-vous aujourd’hui ?

Ma musique est une fusion de rap, reggae, dancehall et afrobeat, enrichie de jazz et de blues. Mais je reste toujours ancré dans le hip-hop, qui est ma base.

Qu’est-ce que vous présentez actuellement lors de vos concerts ?

Je présente un concept que j’appelle "l'Afrofusion". C’est un mélange de rap, reggae, dancehall et afrobeat, joué en live, avec parfois des touches de blues et de jazz. Mon prochain projet comptera 7 titres.

Vous avez collaboré avec Paco Séry. Pouvez-vous nous en parler ?

En 2018, j’ai été contacté par le biais de mon manager Antiphon que Paco Séry avait contacté pour je pose un toast sur un projet live. Nous avons travaillé ensemble sur le projet "BCC by Jazz", présenté à Sofitel Hôtel Ivoire (Abidjan).

Cette expérience m’a beaucoup marqué et m’a poussé à privilégier les performances live, car les instruments donnent une autre dimension à la musique. Depuis, j'ai fait d'autres collaborations, notamment avec Isaac Kemo et d’autres artistes.

Que préparez-vous actuellement ?

Je prépare un nouveau projet de 7 titres, prévu pour mars ou avril 2026. Il sera disponible en précommande, ce qui permet aux fans d’acheter l’album avant sa sortie officielle, souvent à travers des concerts de présentation.

Pouvez-vous expliquer cette méthode de précommande ?

C’est une méthode inspirée des plateformes de streaming. L’album est présenté en concert avant sa sortie officielle, ce qui permet aux personnes intéressées de l’acheter en avance. Une fois les précommandes enregistrées, l’album est ensuite produit et diffusé.

Quels thèmes abordez-vous dans vos chansons en général ?

Mes chansons parlent de sujets sociaux, notamment la joie, la tristesse, l’éducation et consorts, et aussi parfois de la politique. J’encourage entre autre les jeunes à valoriser notre culture. C’est en ce sens que je souhaite que ma musique reflète la réalité tout en ramenant chacun vers ses racines et gardant la tête en 2026.

Propos recueillis par Infodirecte.net.