Orpaillage clandestin et illégal en Côte d'Ivoire : "La mort de ce gendarme doit faire bouger nos gouvernants face à cette pratique d'un autre âge (Yapo Nina)"
Orpaillage clandestin et illégal en Côte d'Ivoire : "La mort de ce gendarme doit faire bouger nos gouvernants face à cette pratique d'un autre âge (Yapo Nina)"
Le décès d'un gendarme lors d'une opération de démantèlement d'un site d'orpaillage clandestin et illégal, le jeudi 30 juillet 2026, sur le fleuve Bandama continue de soulever des vagues.
Ce jeune Maréchal des Logis (MDL) de l'escadron de Divo, Stéphane Tando Soumahoro, a été emporté a été emporté par un puissant courant avant de disparaître sous les eaux. Yapo Kio Nina Geneviève plus connue sous le nom Kionina, une observatrice critique de l'actualité ivoirienne, ne s'est pas empêchée de faire une sortie pour s'indigner de cette situation. Ce à l'instar de nombreux Ivoiriens, dont des députés, qui demeurent indignés.
"Incroyable, mais vrai pour mon pays la Côte d'Ivoire qui se prépare à célébrer en grande pompe le 66ème anniversaire de son indépendance. Qu'à ce stade, l'on parle d'orpaillage clandestin qui fait périr un gendarme qui, du reste, n'avait aucun matériel de sauvetage requis pour une telle opération !", s'est-elle indignée dans une note dont nous avons reçu copie.
Poursuivant, Yapo Kio Nina Geneviève a pointé davantage du doigt la responsabilité des tenants du pouvoir d'Abidjan. "On se souvient encore comme si c'était hier, quand le Président Henri Konan Bédié avait lancé l'alerte en premier sur cette pratique dangereuse, il a subi une volée de bois vert de la part du pouvoir. Aujourd'hui, la réalité est là, implacable. Et le Président Bédié doit être en train de se retourner dans sa tombe. Paix à son âme !", s'est-elle offusquée.
"Le vin est tiré, il faut le boire. On ne peut pas être en train de préparer 66 ans de son indépendance et traîner ce genre de boulet. Nos gouvernants doivent prendre leurs responsabilités afin d'endiguer ce fléau qui met à mal l'écosystème, la biodiversité et la vie des Ivoiriens. Ça doit être le sursaut, le challenge, le chantier d'après 66 ans d'indépendance de notre cher pays", a-t-elle conclu.
C'est le lieu de le redire, l'orpaillage clandestin et illégal doit être éradiquer en Côte d'Ivoire. Mieux vaut tard que jamais. Sinon si rien n'est fait, le revers de cette pratique hors-la-loi dont les conséquences sont depuis visibles, est une véritable poudrière qui risque d'exploser un matin.
Tonga
