Man : L’AIBEF ouvre ses portes et déconstruit les idées reçues sur ses services de santé
Man : L’AIBEF ouvre ses portes et déconstruit les idées reçues sur ses services de santé
À Man, l’antenne de Association Ivoirienne pour le Bien-Être Familial a organisé, le 18 avril 2026, une journée portes ouvertes pour mieux faire connaître l’étendue de ses services. Une initiative qui vise à rapprocher davantage les populations des soins de santé et à corriger les idées reçues autour de ses missions.
Dès les premières heures de la matinée, la cour de l’AIBEF de Man s’est animée au rythme des visites guidées, des échanges et des consultations, traduisant l’intérêt croissant des populations du Tonkpi pour les services proposés par la structure.
À la tête de cette initiative, Mme N’Guessan née Yaba Micheline, coordinatrice régionale, a tenu à rappeler l’ancienneté et l’engagement de la structure dans la région du Tonkpi. Présente bien avant les périodes troubles qu’a connues la Côte d’Ivoire, l’AIBEF s’inscrit aujourd’hui comme un acteur clé de la santé communautaire.
Cette journée s’inscrit dans le cadre du projet ARM Mitigation, une initiative d’urgence visant à rapprocher davantage les populations des services de santé offerts par l’association. Un objectif essentiel, selon la coordinatrice, pour corriger une perception souvent réductrice. « Beaucoup pensent que l’AIBEF se limite à la planification familiale, alors que nos services vont bien au-delà », a-t-elle expliqué.
En effet, l’antenne de Man propose une offre médicale diversifiée : consultations prénatales et postnatales, médecine générale, pédiatrie, dépistage des cancers du col de l’utérus et du sein, prise en charge de l’infertilité, traitement des infections sexuellement transmissibles, ainsi que la cryothérapie pour les lésions précancéreuses.
Mais l’action de l’AIBEF ne se limite pas à son centre. À travers des campagnes mobiles, ses équipes interviennent dans les localités reculées du plateau de Man et dans le département de Kouibly, facilitant ainsi l’accès aux soins pour les populations les plus vulnérables.
Parmi ses priorités figure la lutte contre la fistule obstétricale, une pathologie encore taboue. Mme N’Guessan est revenue avec émotion sur la caravane chirurgicale organisée le 22 mars dernier : sur une quarantaine de femmes recensées, 24 ont été opérées, avec un taux de succès remarquable. « Ces interventions redonnent dignité et espoir à ces femmes », a-t-elle souligné.
Au terme de cette journée, dont le bilan s’annonce satisfaisant, la coordinatrice a salué la mobilisation des populations et lancé un appel appuyé aux professionnels des médias. Elle les invite à relayer davantage les messages de santé, notamment sur la fistule obstétricale, afin de briser le silence et encourager les femmes à se faire prendre en charge.
Pour l’AIBEF, une chose est certaine : informer, c’est déjà guérir.
Momo Rachid
