« DALASIEN » : Un cri d'alarme contre les maux qui fragilisent la jeunesse ivoirienne

« DALASIEN » : Un cri d'alarme contre les maux qui fragilisent la jeunesse ivoirienne

01/08/2026 - 22:05
« DALASIEN » : Un cri d'alarme contre les maux qui fragilisent la jeunesse ivoirienne
« DALASIEN » : Un cri d'alarme contre les maux qui fragilisent la jeunesse ivoirienne

 

Présenté en avant-première ce jeudi au Majestic Cocody, le long-métrage de Life Africa Production a conquis le public par la force de son message. À travers une histoire inspirée de réalités vécues, le film interpelle sur les fléaux qui minent une partie de la jeunesse ivoirienne, notamment la criminalité, les agressions à moto et la migration irrégulière.

Le cinéma ivoirien s'enrichit d'une nouvelle œuvre à forte portée sociale. « DALASIEN », premier long-métrage imaginé par Oumar Diakité et réalisé avec Coolby Mix, a été projeté en avant-première ce jeudi au Majestic Cocody, devant un parterre de personnalités du monde du cinéma, de la culture et des arts.

À l'issue de la projection, le film a été salué pour son réalisme et la pertinence de son message. Plus qu'un simple thriller, « DALASIEN » se présente comme un véritable appel à la conscience collective face aux nombreux défis qui touchent aujourd'hui la jeunesse ivoirienne.

Produit par Life Africa Production (LAP), le film plonge le spectateur dans le quotidien de Dalasien et de son ami Petit Kouakou, deux jeunes confrontés au chômage, à la pauvreté et au manque de perspectives. Persuadés que leur avenir se trouve en Europe, ils s'engagent dans une spirale de violence faite de cambriolages et d'agressions à moto afin de financer leur projet de migration.

Mais leur rêve bascule rapidement dans le cauchemar. Poursuivis par les forces de l'ordre et rattrapés par les conséquences de leurs actes, les deux amis découvrent que les raccourcis vers la réussite peuvent conduire à la perte de soi.

À travers cette intrigue, « DALASIEN » met en lumière plusieurs maux qui fragilisent la société ivoirienne : la montée des agressions à moto, l'influence des réseaux criminels, les dangers de la migration irrégulière, la précarité économique, mais aussi la perte de repères d'une jeunesse en quête d'un avenir meilleur.

Le film rappelle que derrière ces phénomènes se cachent souvent des réalités sociales complexes : chômage, pauvreté, désespoir et absence d'opportunités. Sans chercher à justifier les actes de ses personnages, il invite le public à comprendre les mécanismes qui peuvent conduire certains jeunes vers la délinquance.

Pour Oumar Diakité, producteur et auteur de l'idée originale, « DALASIEN » est avant tout un film de sensibilisation. Son ambition est d'encourager les jeunes à croire en leurs capacités et à construire leur avenir sans céder aux illusions de la criminalité ou de l'exil à tout prix.

Tourné à Daloa avec un casting entièrement africain, le long-métrage délivre un message d'espoir. Il appelle les familles, les éducateurs, les autorités et l'ensemble de la société à unir leurs efforts pour offrir davantage de perspectives à une jeunesse qui représente l'avenir du pays.

Au-delà de son aspect cinématographique, Dalasien se veut un outil de réflexion et de sensibilisation. En mettant en scène les conséquences de choix dictés par le désespoir, le film rappelle que la réussite durable repose sur le travail, la persévérance et la confiance en son propre pays.

Le slogan qui clôt l'œuvre résume parfaitement sa philosophie « je reste et je réussis ici. Pour moi, pour ma communauté, pour mon pays. »

Izoudine Y.