CRASC-SUD : La société civile ivoirienne se réorganise pour peser davantage dans le développement local
CRASC-SUD : La société civile ivoirienne se réorganise pour peser davantage dans le développement local
Sous les voûtes de l’Alliance Française, une dynamique nouvelle a pris forme. Acteurs engagés, leaders associatifs et partenaires techniques se sont donné rendez-vous pour écrire une nouvelle page de la société civile ivoirienne.
À l’occasion de son Assemblée Générale Extraordinaire, le Centre Régional d’Appui à la Société Civile du Sud a affiché ses ambitions : consolider ses acquis et renforcer son impact dans neuf régions et le District d’Abidjan.
Créé le 23 octobre 2015 dans le cadre du projet LIANE I, le CRASC-SUD s’est progressivement imposé comme un pilier de l’accompagnement des organisations de la société civile (OSC).
Sa mission est claire : renforcer leurs capacités techniques, organisationnelles et institutionnelles afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle dans le développement.
« Nous avons accompagné des centaines d’organisations à mieux se structurer et à gagner en crédibilité », a rappelé le président du Conseil d’administration, Seydou Camara. Grâce à cet encadrement, de nombreuses OSC ont pu améliorer leur gouvernance et accroître leur efficacité sur le terrain.
Le bilan moral présenté lors de cette rencontre met en lumière des avancées significatives. Parmi elles, la cartographie des OSC réalisée avec le CERAP, ainsi que la mise en œuvre d’actions structurantes dans le cadre du projet LIANE II.
Cependant, tout n’est pas encore gagné. Le CRASC-SUD fait face à plusieurs contraintes : insuffisance de ressources financières, manque de moyens logistiques, notamment un véhicule de liaison, et faiblesse des outils de communication. À cela s’ajoute une activité inégale dans certaines délégations régionales.
« L’étendue de notre zone d’intervention exige des moyens à la hauteur de nos ambitions », a reconnu un participant, soulignant la nécessité d’une mobilisation accrue des partenaires.
Des orientations stratégiques pour l’avenir
Face à ces défis, l’Assemblée Générale a tracé une feuille de route ambitieuse. Les priorités portent sur la diversification des sources de financement, le renforcement de la gouvernance interne et l’amélioration de la communication avec les OSC.
L’objectif est clair : rendre le CRASC-SUD encore plus performant et capable de répondre aux attentes croissantes des organisations locales.
« Nous devons consolider nos acquis et bâtir une structure encore plus résiliente », a insisté un membre du bureau.
Moment fort de cette assemblée, l’élection des nouvelles instances dirigeantes a confirmé la stabilité institutionnelle du centre. Le Dr Seydou Camara a été reconduit à la présidence pour un mandat de trois ans.
À ses côtés, Zrimba Barthélémy occupe désormais le poste de vice-président, tandis que le contrôle financier est assuré par Bogou Seri Joseph et Djédjé Christian.
En clôture, le président reconduit a lancé un appel mobilisateur :
« Le CRASC-SUD continuera de soutenir les OSC, de renforcer leur professionnalisme et d’assurer leur rayonnement. Ensemble, nous sommes plus forts pour le développement local. »
Au-delà des discours, cette Assemblée Générale Extraordinaire consacre la maturité d’une organisation devenue incontournable.
Le CRASC-SUD s’affirme désormais comme un véritable catalyseur d’une société civile ivoirienne engagée, structurée et résolument tournée vers un développement inclusif et durable.
Zié K
