Afrobasket Féminin 2025 : Moussa Diarra, président du comité d’organisation, dresse un premier bilan
Afrobasket Féminin 2025 : Moussa Diarra, président du comité d’organisation, dresse un premier bilan
À l’issue de la phase de groupes de la 29e édition de l’Afrobasket féminin, place désormais aux matches de barrage (huitièmes de finale), qui détermineront les équipes qualifiées pour les quarts de finale, prévus ce jeudi 31 juillet au Dôme du Palais des Sports de Treichville, à Abidjan.
Président de la Fédération Ivoirienne de Basket-ball (FIBB) et du Comité d’organisation local (LOC), Moussa Diarra a accepté de faire le point sur cette première phase de la compétition.
Il revient notamment sur la performance de l’équipe nationale, la mobilisation du public, l’organisation et les perspectives pour la suite du tournoi.
Monsieur le Président, la Côte d’Ivoire s’est qualifiée pour les quarts de finale. Quelle est votre première réaction ?
Je tiens à féliciter les athlètes, car ce sont elles qui sont les premières actrices de cette performance, ainsi que le staff technique, l’encadrement et les supporters.
Le public a véritablement joué son rôle de sixième homme, allant jusqu’à entonner l’hymne national. Je remercie également le peuple ivoirien qui s’est fortement mobilisé pour cette compétition, qui prend une dimension bien au-delà du cadre national.
Comment évaluez-vous les chances des Éléphantes dans cette compétition ?
L’objectif initial reste le podium. Ce ne sera pas simple, car le niveau est très relevé. Certaines équipes attendues en haut du tableau ont été mises en difficulté, et d’autres, considérées comme moins fortes, montrent une progression remarquable.
En réalité, une dizaine d’équipes peuvent prétendre à la victoire, ce qui rend le tournoi très ouvert. Cela dit, nous avons toutes nos chances et nous irons jusqu’au bout.
Un succès en quart de finale garantirait une qualification pour la Coupe du monde. Quel message avez-vous adressé aux joueuses ?
Je n’ai pas eu besoin de leur adresser un message particulier à ce stade. L’objectif est clair depuis le départ, atteindre le podium.
Et si cela nous permet d’obtenir la qualification pour la Coupe du monde, ce serait une immense satisfaction pour tout le pays. Si nous pouvons faire mieux, nous le ferons avec plaisir.
Le public semble de plus en plus présent et impliqué. À quoi attribuez-vous cette évolution ?
Lors de la cérémonie d’ouverture, le public était sans doute un peu hésitant, en raison du protocole et du dispositif mis en place, qui pouvait sembler intimidant. Mais progressivement, les spectateurs ont commencé à s’identifier à cette équipe, notamment après son premier match. Ils découvrent une formation combative, résiliente, et cela crée une vraie connexion. Nous avons encore une marge de progression, et je pense que cette équipe peut aller très loin.
Quel bilan faites-vous de l’organisation après ces trois premières journées ?
Dans l’ensemble, nous sommes en train de réussir cette organisation. Bien sûr, des ajustements sont nécessaires.
Chaque soir, nous tenons une réunion d’évaluation vers 23h30, suivie d’un briefing le matin, afin d’apporter les corrections nécessaires.
Je dois dire que les deuxième et troisième journées se sont mieux déroulées que la première. L’engouement du public est là : aujourd’hui, le Palais des Sports a affiché complet. C’est exactement ce que nous espérions.
Et concernant la billetterie, comment cela évolue-t-il ?
Le système fonctionne, même s’il a fallu un temps d’adaptation pour le public. Je tiens à présenter les excuses du comité d’organisation pour les éventuelles difficultés rencontrées. Nous nous inspirons de l’expérience de la CAN pour améliorer nos procédures.
La gestion des paiements en espèces a posé quelques problèmes au départ, mais les spectateurs s’habituent peu à peu au dispositif.
Pour les quarts de finale, nous prévoyons d’ouvrir davantage de points de vente physiques, afin de rendre l’accès aux tickets plus simple et plus équitable.
Propos recueillis par Arnaud GASA
