1e édition du Festival Yôwlè : Danse et histoire du peuple abouré à l’honneur

1e édition du Festival Yôwlè : Danse et histoire du peuple abouré à l’honneur

13/08/2025 - 17:34
1e édition du Festival Yôwlè : Danse et histoire du peuple abouré à l’honneur
1e édition du Festival Yôwlè : Danse et histoire du peuple abouré à l’honneur
1e édition du Festival Yôwlè : Danse et histoire du peuple abouré à l’honneur
1e édition du Festival Yôwlè : Danse et histoire du peuple abouré à l’honneur
1e édition du Festival Yôwlè : Danse et histoire du peuple abouré à l’honneur

La 1ère édition du Festival Yôwlè s’est tenue le 2 août 2025, à Bonoua. L’alliage danse et historique du peuple Abouré, a donné un cachet spécial à cet événement placé sous le thème : « Rythme de résilience symbole de la force vitale des traditions culturelles face aux épreuves».

Le Foyer des jeunes de Bonoua a accueilli la plus grande partie de ce festival organisé par la compagnie de danse Lou, dirigée par Lou Djehina Lou Véronique, alias Loulou Véro, danseuse chorégraphe internationale.

Cet espace de rencontres, de partage et de valorisation du patrimoine culturelle à travers la danse, a été meublé par une parade dans les trois quartiers de la ville, un panel, Une formation en danse,  et un concours de danse.

Le panel en lien avec l’historique du peuple Abouré, a permis à deux gardiens de la tradition locale, Joseph Adjé Ablingué, dit Adjé Blê et Assamoa Koffi, de renseigner les participants sur le parcours de ce peuple.

En effet, ont fait savoir les deux sachants, les Abourés sont partis d’Égypte pour arriver en Côte d’Ivoire et se fixer aux alentours de la rivière Bia, après que de nombreux ennemis ne les pourchassent plus. 

Ce peuple pourtant pacifique s’est par la suite scindé en trois groupes, installés sur le littoral. Cependant, ils ont gardé leurs us et coutumes, dont des danses et ont tissé des relations fraternelles avec d’autres peuples. 

En parallèle aux deux intervenants, Désirée Koffi, danseuse chorégraphe internationale, a retracé son parcours pour présenter les difficultés et le chemin de la réussite, qui de ses dires, passe par le travail ardu, l’effacement du doute et du désespoir. 

Aux danseurs présents, elle leur a conseillé de fréquenter l’école, qui va leur donner des armes nécessaires pour une bonne carrière.

« Si vous n’êtes pas allés à l’école, comment pouvez-vous lire un contrat et saisir la compréhension du travail que va vous imposer un chorégraphe ? 

La réussite a pour base l’éducation scolaire, faîtes d’elle votre priorité avant de venir à la danse», a-t-elle relaté. Initiatrice et promotrice de ce projet, Loulou Vero (Djehina Lou), a remercié la chefferie et la Fédération de la danse pour leur implication dans ce festival.

« Aux danseurs et à la population, a conclu : « Que cet événement qui est à sa première édition se perpétue grâce à vous.

Qu’il soit un lien entre la tradition et la danse en général et qu’il nous permette en particulier de nous exprimer pour notre avenir commun et l’affermissement des liens entre toutes les communautés vivant à Bonoua, puisqu’il contribue à l’éducation des enfants ».  

 Ouattara