Rentrée scolaire 2025-2026: Mariatou Koné rassure et dévoile les priorités du ministère
Rentrée scolaire 2025-2026: Mariatou Koné rassure et dévoile les priorités du ministère
Invitée d'une émission diffusée sur l'une des chaînes de télévision nationales, ce mardi 22 juillet 2025, la ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation (MENA), Professeure Mariatou Koné, a confirmé la date officielle de la rentrée scolaire 2025-2026, mettant ainsi fin aux rumeurs de report.
« Contrairement aux rumeurs, la rentrée scolaire 2025-2026 aura bel et bien lieu le lundi 8 septembre 2025 à 7h30.
Nous sommes certes en année électorale, mais cela n’impactera pas le calendrier scolaire », a-t-elle déclaré, rassurant ainsi toute la communauté éducative ivoirienne.
Quatre grandes priorités pour l’année scolaire
La Ministre Mariatou Koné a défini quatre priorités majeures pour l’année scolaire à venir :
-Renforcer l’accès de tous les enfants à une éducation de qualité,
-Améliorer la qualité de l’enseignement,
-Maintenir un dialogue social fort,
-Renforcer la gouvernance du système éducatif, aussi bien dans le secteur public que privé.
À ces priorités s’ajoutent des réformes majeures, telles que : la révision curriculaire pour l’adapter aux compétences du 21e siècle, la digitalisation de l’école comme outil de gouvernance, de pédagogie et de discipline et la mise en œuvre de la Stratégie nationale d’alphabétisation révisée.
Contrats de performance : une dynamique renforcée
Revenant sur les Contrats de Performance (COP) instaurés depuis la précédente rentrée, la ministre a précisé qu’ils continueront d’être signés chaque année :
« Ils permettent de fixer des objectifs clairs à chaque responsable (chefs d’établissement, IEP, directions régionales, etc.). Si les objectifs ne sont pas atteints, des mesures sont prises : remplacement, redéploiement… »
Lutte contre la triche : des moyens renforcés
Mariatou Koné a également insisté sur le combat contre la fraude en milieu scolaire, précisant que celui-ci ne se limite pas à la vidéosurveillance. Il y a égélament les détecteurs de métaux, les détecteurs de signaux électroniques, et une culture de la dénonciation encouragée auprès des élèves et parents.
Grossesses en milieu scolaire : des chiffres en baisse, mais préoccupants
Sur la question des grossesses en milieu scolaire, la ministre a reconnu que la situation demeure préoccupante, même si des progrès ont été enregistrés.
« En 2022-2023, nous avons recensé 6 682 cas. En 2024-2025, ce chiffre est tombé à 4 266, soit une baisse de 36,55 %. C’est un progrès, mais chaque cas reste un cas de trop. Notre objectif est clair : zéro grossesse à l’école. »
Elle a identifié trois catégories d’auteurs de ces grossesses : les élèves et étudiants, les acteurs du secteur informel (boutiquiers, chauffeurs, mécaniciens, artisans), une minorité d’enseignants (0,9 % des cas), sévèrement sanctionnés en cas de faute (radiation, emprisonnement…).
Pour prévenir ces situations, le ministère prône un rapprochement des établissements scolaires des familles, afin que les élèves puissent rentrer chez eux pendant les pauses.
Elle a aussi rappelé la mesure de report de scolarité pour les jeunes filles enceintes, qui leur permet de suspendre temporairement leur scolarité, d’accoucher, puis de reprendre les cours sans être sanctionnées ni considérées comme redoublantes.
« Tous les établissements, y compris confessionnels, doivent respecter cette mesure. En cas de refus, les cas doivent être signalés au ministère. Numéro vert : 99 91 », a insisté la ministre.
Prime d’incitation : vers une résolution progressive
Enfin, sur la question de la prime d’incitation, la ministre a salué le sens de responsabilité des enseignants, encadreurs et syndicats, qu’elle qualifie de partenaires essentiels.
Elle a rappelé que plusieurs mesures ont été prises grâce à ses plaidoyers auprès du government: le rétablissement des salaires suspendus, la levée des blocus salariaux, etc.
Un comité transversal et multipartite, présidé par la ministre de la Fonction publique, travaille actuellement sur cette question.
« Ce n’est pas une problématique propre à notre ministère, mais une question transversale impliquant plusieurs départements.
Nous, ministère de l’Éducation nationale, jouons le rôle de porte-voix des enseignants. Un chronogramme a été établi, et certains syndicalistes y participent. Tous les regards sont tournés vers ce comité », a conclu Mariatou Koné.
Patrick KROU
