Lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG) : Le FONSTI forme les acteurs de l'Université de Bondoukou
Lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG) : Le FONSTI forme les acteurs de l'Université de Bondoukou
À l'initiative de la Direction des œuvres universitaires, de la vie associative et du genre ( Douvag) du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS), soutenue par le Fonds pour la Science, la Technologie et l'Innovation ( FONSTI) , et "hébergée" par l'Université de Bondoukou, une session de formation sur les Violences basées sur le genre (VBG) a été ouverte à l'intention des Enseignants Chercheurs, du Personnel Administratif et Technique de l'Université et du Centre régional des œuvres universitaires (Crou ) et des Apprenants en vue de les outiller aux notions et impacts de ce phénomène sur la société.
Ainsi sur deux jours, (mardi 17 et mercredi 18 Juin), les participants ont eu droit à des séances de formation sur les VBG.
La définition et concepts clés des VBG, le cadre légal et institutionnel, les facteurs favorisant la persistance des VBG dans les universités, l'identification des VBG à risque dans les universités et l'élaboration d'un plan d'action universitaire de lutte contre les VBG ont constitué les principales articulations de cette formation, fortement saluée et appréciée par les autorités universitaires avec à leur tête le premier responsable, le Professeur Ouattara Djakalia
Dans son allocution d'ouverture comme à la clôture, au nom du ministre de tutelle, le Professeur Adama Diawara, le Président de l’Université de Bondoukou, Prof Ouattara Djakalia, par ailleurs, Président du Conseil d'Administration du FONSTI, n’a pas manqué de remercier le FONSTI ainsi que tous les partenaires qui accompagnent cette initiative.
" Au nom du Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et au nom de toute la communauté universitaire de Bondoukou, je voudrais réitérer la reconnaissance de l'Université à tous les partenaires", a indiqué le Professeur Ouattara Djakalia, tout en relevant l'intérêt d'une telle formation qui "débouche souvent sur des opportunités".
Non sans insister sur l'accompagnement multiforme du FONSTI et de la Douvag dont bénéficie l'Université de Bondoukou, Professeur Ouattara Djakalia dît espérer que les participants feront bon usage des connaissances acquises sur les VBG.
"Une formation n'est jamais de trop, elle débouche toujours sur une opportunité", a-t-il dit.
Mme Coulibaly Mame Sagnan, Cheffe de Service en charge de la promotion du Genre à la Douvag a justifié le choix porté sur l'Université de Bondoukou, un espace ouvert exposé à plusieurs fléaux.
Car a-t-elle dit, « en tant que microcosme de la société, l'Université rassemble une pluralité d’individus provenant de milieux divers, ce qui en fait particulièrement un espace sensible où les VBG peuvent malheureusement se manifester ».
C'est pourquoi, dira Mme Coulibaly Sagnan, il est impératif que chaque membre de la communauté universitaire de Bondoukou soit informé de manière précise et complète aux fins de maîtriser les procédures de prise en charge des personnes victimes.
"Mettez en pratique ce que vous avez appris", a-t-elle recommandé aux participants.
Professeur BAMBA Assouman, membre du Conseil d’Administration du FONSTI, Représentant Dr Yaya Sangaré, Secrétaire général du FONSTI, a également remercié le FONSTI ainsi que le Prof. OUATTARA Djakalia pour cette initiative, car, a-t-il ajouté, les VBG font l’objet de plusieurs thématiques.
"Je vous souhaite d'être un succès pour vous-mêmes, pour l'institution universitaire et pour la Côte d'Ivoire toute entière", fera savoir Professeur Bamba Assouman.
Notons que cette session de formation a consisté à faire la lumière sur " les Violences Basées sur le Genre profondément ancrées dans des normes sociétales et stéréotypes discriminatoires qui perpétuent les inégalités entre les sexes".
Au terme de la formation, il ressort que les VBG sont une réalité au sein de l'espace universitaire de Bondoukou.
C'est pourquoi, l'expert formateur, Coulibaly Ghislain, Sociologue, spécialiste Genre et Masculinité positive, a exhorté la communauté universitaire de Bondoukou à créer " un environnement sûr et inclusif débarrassé de toutes formes de VBG".
Il a tout de même salué la volonté de la gouvernance et les efforts consentis pour renforcer les mécanismes de prévention et de sanction des VBG.
Au nom des participants, Docteure Adou Tamia a traduit sa gratitude aux initiateurs et surtout à l'Université de Bondoukou pour avoir accepté cette formation.
Une remise des attestations de participation à tous les membres a mis fin à l’atelier.
Franck Arthur A.( sercom)
