Première session ordinaire de l’année 2026 : Ces projets de loi qui attendent les députés ivoiriens
Première session ordinaire de l’année 2026 : Ces projets de loi qui attendent les députés ivoiriens
Après la séance inaugurale de la troisième législature, tenue samedi dernier et ayant conduit à l’élection du président de la Chambre basse, Patrick Achi a donné rendez-vous, conformément aux dispositions de la Constitution ivoirienne du 8 novembre 2016, aux 255 députés élus pour l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2026.
Vue des officiels, dont le Vice-président Koné Tiémoko Méliyet, posant sur l’esplanade de l’hémicycle lors de la rentrée parlementaire 2026, marquant le lancement officiel des travaux de la troisième législature sous la présidence de Patrick Achi.
Pour cette session, 24 projets de loi sont inscrits à l’ordre du jour de l’hémicycle, dont six projets de loi ordinaires, treize projets de loi de ratification d’ordonnances et cinq projets de loi d’autorisation de ratification de conventions internationales.
Ces textes concernent notamment la médecine, la fiscalité, la protection sociale, les droits humains et l’intégration économique régionale. Ils visent à renforcer le cadre juridique du développement national et à répondre aux attentes légitimes des populations.
Pour le président de l’Assemblée nationale, cette cérémonie constitue un moment majeur de la vie démocratique de la Côte d’Ivoire, consacrant ainsi le démarrage effectif de l’action parlementaire pour la législature 2026-2030.
S’adressant à ses collègues, le nouveau président du Parlement a tenu à souligner les enjeux de cette législature qui s’ouvre dans un contexte mondial de profondes mutations.
« Ruptures géopolitiques marquées par la montée des rapports de force, ruptures économiques caractérisées par la fragmentation des échanges et la contraction des financements, ruptures sociales et technologiques liées à l’accélération du numérique et de l’intelligence artificielle », a-t-il déclaré, sous le regard attentif du Vice-président de la République, représentant le Président de la République, ainsi que des présidents d’institutions.
Patrick Achi n’a pas manqué d’insister sur le fait que ces fractures se traduisent par une concentration extrême des richesses, des tensions alimentaires persistantes et une fragilisation croissante des équilibres sociaux dans de nombreuses régions du monde, avec des conséquences directes sur les économies, les sociétés et les États.
« Dans notre sous-région, ces défis sont encore plus concrets. Ils nous rappellent une vérité essentielle : la stabilité n’est jamais un héritage.
Elle est une construction quotidienne, exigeante, fondée sur la solidité des institutions et la confiance des peuples. Depuis plusieurs années, la Côte d’Ivoire a fait, sous le leadership du Président Alassane Ouattara, le choix clair de la stabilité, des réformes et de la projection vers l’avenir : stabilité politique, stabilité économique et stabilité sécuritaire.
Car sans loi, il n’y a pas de transformation durable. Sans budget orienté vers l’avenir, il n’y a pas de progrès véritable », a indiqué le député d’Adzopé et communes.
Et d’ajouter : « Notre rôle est de traduire cette vision en actions concrètes, mesurables et utiles, afin d’améliorer durablement la vie de nos concitoyens.
Le président Patrick Achi s’engage les députes à être des combattants de la démocratie pour cette législature 2026-2030.
Cette ambition exige un grand Parlement, à la hauteur de l’histoire qui s’écrit. Une Assemblée nationale forte par la qualité de son travail, l’audace de ses élus, la rigueur de ses méthodes et la clarté de ses responsabilités. Une grande Assemblée ne se proclame pas : elle se construit. »
Une construction qui, selon lui, repose sur la qualité du dialogue avec le Gouvernement, l’excellence du travail législatif, l’écoute des populations et l’évaluation exigeante de l’action publique, dans le respect des institutions et du principe de la séparation des pouvoirs.
Patrick KROU
