Ouragahio : Le sous-préfet Assi Apo Josiane tend la main aux forces vives pour bâtir l’avenir

Ouragahio : Le sous-préfet Assi Apo Josiane tend la main aux forces vives pour bâtir l’avenir

04/08/2026 - 09:43
Ouragahio : Le sous-préfet Assi Apo Josiane tend la main aux forces vives pour bâtir l’avenir
Ouragahio : Le sous-préfet Assi Apo Josiane tend la main aux forces vives pour bâtir l’avenir

OURAGAHIO, à 17 kilomètres de Gagnoa, dans le Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire.

La grande salle de la sous-préfecture de Ouragahio n’a pas seulement accueilli une réunion. Elle a été, le temps d’un après-midi, le théâtre d’une rencontre entre deux mondes appelés à mieux se connaître : l’administration locale et les forces vives de la société civile, au premier rang desquelles figurent les femmes engagées dans la vie communautaire.

Autour des tables, les responsables associatifs ont pris place. Des femmes venues porter la voix de leurs organisations, mais aussi des acteurs communautaires venus présenter leurs actions, leurs difficultés et leurs espoirs.

Face à eux, le sous-préfet, Mme Assi Apo Josiane épouse Tie Bi. Pour son premier contact avec ces acteurs de terrain, sa ligne de conduite est claire : écouter avant d’agir, comprendre avant de décider.

Cette séance de prise de contact avait un objectif simple : installer une relation de confiance et ouvrir un espace permanent de dialogue entre l’autorité administrative et les populations.

Dans son intervention, le sous-préfet a rappelé que le développement d’une localité ne peut se faire sans la participation de ceux qui vivent chaque jour les réalités du terrain.

« Ma porte restera toujours ouverte à toutes les associations féminines et aux organisations de la société civile. Je suis venue à Ouragahio pour travailler avec vous, dans un esprit d’écoute, de dialogue et de respect mutuel. Ensemble, nous devons préserver la paix, renforcer la cohésion sociale et unir nos efforts pour le développement de notre sous-préfecture. Le développement est une œuvre collective qui exige l’engagement de chacun », a déclaré Mme Assi Apo Josiane épouse Tie Bi.

Dans la salle, les échanges se sont poursuivis avec intensité. Tour à tour, les responsables associatifs ont pris la parole pour exposer leur quotidien, leurs combats et leurs attentes.

Les femmes ont plaidé pour l’autonomisation, la formation et le financement des activités génératrices de revenus. Les représentants de la société civile ont, quant à eux, évoqué la santé communautaire, la sensibilisation, la protection des personnes vulnérables et l'urgence de consolider le tissu social.

Derrière chaque intervention se dessine une même ambition : participer activement à la construction de l’avenir de Ouragahio.

À l’issue de la rencontre, l’équipe de reportage de LE SCOLAIRE et INFODIRECTE.NET a recueilli les réactions des différents leaders présents. Tous partagent un sentiment unanime : le soulagement de voir une administration plus proche des citoyens.

Pour l’Apôtre Yaon Pierre Nicaise, secrétaire à l’organisation et superviseur des projets de l’ONG UFDCEM, cet échange marque un tournant :

« Nous remercions Madame le Sous-préfet pour cette rencontre qui témoigne de sa volonté de travailler en étroite collaboration avec les associations et la société civile. Le développement de Ouragahio ne peut être l’affaire de l'administration seule ; il doit reposer sur une synergie d’actions entre l’État, les organisations communautaires et les populations. L’ONG UFDCEM réaffirme sa disponibilité à accompagner toutes les initiatives en faveur de la cohésion sociale, de la santé, de la protection des vulnérables et du développement durable », a-t-il affirmé.

De son côté, Douabou Bahonon Denise, présidente de la FAFSO, s'est réjouie de la place accordée aux femmes :

« Nous saluons cette initiative de Madame le Sous-préfet qui choisit de rencontrer les associations féminines dès sa prise de fonction. Cette démarche nous rassure, car elle prouve sa volonté d’écouter les femmes, actrices incontournables du développement local. Nous sommes prêtes à travailler aux côtés de l’administration pour promouvoir la paix, la cohésion et l’autonomisation », a-t-elle indiqué.

Dans la même dynamique, Yueto Florine, présidente de l’Association des Amazones de Ouragahio, y voit une opportunité précieuse :

« C'est une excellente initiative. Elle nous donne l’occasion de présenter nos réalités et de co-construire des solutions. Les Amazones sont engagées pour la solidarité et l’autonomisation. Nous sommes prêtes à nouer ce partenariat pour que les projets profitent à toute la population », a-t-elle souligné.

À Ouragahio, cette première prise de contact pose les bases d'une nouvelle gouvernance : celle d’une administration qui privilégie la co-construction à l'action isolée.

Le rendez-vous est pris. Car au-delà des discours, la réalité rappelle l'urgence : des femmes, des associations et des citoyens attendent désormais des réponses concrètes aux défis du développement.

En ce lundi 3 août 2026, un premier pont a été jeté. Il appartiendra au temps de dire comment cette volonté d’écoute se traduira en actes sur le terrain.

 

DJACK ZOLA